Cycle des guerres dans le contexte Libanais

Il est important de lire d’abord la Méthodologie de présentation du “Cycle des Guerres” afin de comprendre comment sont présentés les résultats et ce qu’ils signifient

Le Cycle des Guerres appliqué au Liban

Ecarts Guerres du Liban

Données utilisées

Si pour tous les autres contextes, la plupart des personnes avec une  bonne culture générale s’y retrouvent et peuvent confirmer les données présentées, c’est plus difficile dans le cas du Liban dont les épisodes de guerre ne sont pas toujours bien connus et font quelquefois l’objet de polémiques entre les acteurs eux-mêmes.

4 de ces données sont incontestables ( Crise de 1958, Début de la guerre libanaise de 1975, première et deuxième guerres israéliennes au Liban).

2 ne sont pas forcément connues sous cette forme et ne paraissent pas forcément des nouvelles guerres ( guerre de la Montagne et guerre de la libération contre la Syrie qui peuvent être considérées comme des guerres dans la guerre ou comme un nouvel épisode d’escalade – ce qui revient au-même pour le cycle des guerres: un début de guerre ou une escalade sont considérés comme un événement significatif).

Dans tous les cas, les guerres libanaises internes ou externes suivent  le “Cycle des Guerres” et sont un bon exemple supplémentaire contribuant au renforcement du “Cycle des Guerres”.

Pour la mise à jour de décembre 2016 ont été revus les incidents au Liban de 2011 à 2016. Beaucoup d’incidents en 2011 et 2012 liés au début de la guerre civile syrienne. Quelques affrontements majeurs en 2013 et 2014, vite circonscrits et pas grand chose en 2015 et 2016.

Fallait-il indiquer l’un des affrontements sous le terme tensions ?  Au Liban, il y en a généralement tellement qu’il est difficile de distinguer l’importance d’un affrontement par rapport à un autre. Du coup, il n’y en a aucun de retenu et d’indiqué sur le graphique.

Le Liban reste indirectement impliqué chez ses voisins par le biais de ses milices.

Si la probabilité d’implication dans un nouveau round de guerre avec Israël n’est pas nulle, elle est relativement faible. L’épisode le plus dangereux serait une alliance Gaza-Hezbollah avec bombardements simultanés. Le moins que nous puissions dire est que cela ferait beaucoup de dégâts de part et d’autre sans anéantir les pays concernés.

Dans la zone d’amplification 2024 ??? Exercice qui relève de la boule de cristal. Ce conflit avec Israël ne donne pas lieu qu’à peu de guerres ( 2  guerres en 5 pics d’amplification depuis 1982), ce qui ne permet pas d’en tirer des prévisions fiables.

Le “Cycle des Guerres” a une influence dans les guerres libanaises, certes, mais sans pouvoir en tirer des prévisions comme en Europe ou dans le conflit Israélo-arabe, parce que dans ces 2 autres cas, il y en a au moins une par période d’amplification.

Par contre, ce contexte libanais reste important pour aider à démontrer le “Cycle des Guerres”. Pour le moment, toutes les guerres libanaises ont suivi ce cycle, ce qui est intéressant à présenter, même si on ne sait pas transformer ce constat en prévisions dans le contexte libanais.

mis à jour le 3 mai 2019