Définition du Conseil du Golfe persique : article Conseil du Golfe Persique
Depuis mardi 7 Avril 2026, il y a un cessez-le-feu fragile de 2 semaines entre les États-Unis et Israël d’une part et l’Iran d’autre part. Des négociations doivent commencer dans les jours à venir. L’accord à la base du cessez-le-feu est peu clair. Différentes versions circulent, la manie du secret attaché à ce qu’il pense être sa toute puissance pousse Trump à ne pas dire grand chose ou une chose et son contraire, reflétant sa difficulté à gérer l’ingérable de ses décisions successives et contradictoires.
Les négociations auront lieu à Islamabad entre les États-Unis et une délégation iranienne . Aucun Pays du Golfe Persique autre que l’Iran n’y sera représenté. Si l’Arabie saoudite aura une influence indirecte et incertaine, elle ne sera pas un décisionnaire. Les autres pays seront absents directement et indirectement.
L’état d’esprit du Conseil de Coopération du Golfe, qui se prétend le Conseil du Golfe Persique malgré l’absence de l’Irak et de l’Iran, est au rapport de force. Naïvement, le CCG croit qu’une solution militaire ( de fait américaine) règlera tout et a attendu d’une résolution de l’ONU un feu vert à l’utilisation de la force, ce qui serait une erreur et une nouvelle escalade. L’obsession de quelques membres de demander des réparations, en oubliant complètement les dégâts subits par l’Iran et l’utilisation des bases américaines, va pourrir le débat. Ils n’ont pas de vue à long terme et vont passer à côté de ce moment, laissant les États-Unis négocier un péage sans eux. Les bénéficiaires du péage seront probablement l’Iran et la famille Trump et amis. Les États-Unis sont devenus une république bananière où on confond allègrement les intérêts publics et privés sans que personne ne s’en soucie.
Si les pays du Golfe Persique sont incapables de créer dans les jours à venir un Conseil du Golfe Persique intégrant tous les pays riverains, ils subiront pendant les dizaines d’année à venir les résultats d’un accord fait sans eux et dont leur grand ami américain se fera fort d’être le seul décisionnaire, obscur et secret, comme à son habitude. Cela sera un accord bâtard de circonstance.
Peuvent-ils faire autre chose ?
Ils pourraient, si ils acceptaient de faire fonctionner un Conseil du Golfe Persique, faire table rase du passé et oublier le CCG pour quelque temps. Tous les pays riverains du Golfe Persique doivent y être représentés.
Ensuite il faut définir un par un les sujets à discuter:
1 – le péage du détroit d’Ormuz = c’est une nécessité pour réguler le trafic et financer les organismes locaux de surveillance. Ces organismes doivent être ceux du Conseil du Golfe Persique et non pas ceux d’un pays étranger qui se souciera uniquement des royalties qu’il touchera. Il faut 6 mois à un an pour définir et commencer à mettre en œuvre ces nouvelles règles.
2 – le Conseil du Golfe Persique pourrait demander la dénucléarisation régionale. Un tel accord existe en Amérique du Sud. Le Conseil du Golfe Persique peut lancer le sujet avant de le faire transformer par la Ligue Arabe et inclure tout pays nucléaire déclaré ou non. Il faudrait 2 à 3 ans pour simplement dégrossir le sujet. L’avantage est que le problème serait posé globalement et non pas de façon unilatérale de vainqueur à vaincu pour s’assurer une supériorité militaire et une possession de l’arme nucléaire exclusive. Les pays du Golfe sont-ils prêts à interdire toute arme nucléaire à l’Iran tout en acceptant qu’Israël ait l’arme nucléaire et qu’elle soit reconnue comme puissance nucléaire ?
3 – les réparations. Est-il possible de demander des réparations à ceux qui agressent l’un ou l’autre pays du Golfe ? Mais peut-on raisonnablement faire porter le chapeau à l’Iran sans mettre en avant l’agression volontaire d’Israël et des États-Unis, sans provocation militaire de l’Iran. Mettre à l’ordre du jour ce point dès maintenant, c’est enterrer dès maintenant et définitivement le Conseil du Golfe Persique, qui montrerait la même partialité que le CCG qui prétend représenter les pays du Golfe Persique en excluant 2 acteurs principaux. Il est certainement possible de trouver un accord pour le futur, même s’il est vraisemblable qu’il ne sera pas applicable à ce qui vient d’être vécu.
N’oubliez pas : dans 2 semaines, il sera trop tard: vous subirez un accord fait sans vous avec votre intermédiaire favori qui aura trouvé le moyen de se remplir les poches avec votre ennemi d’hier, tout en vous expliquant que c’est pour votre bien ( ce dont je doute personnellement)
Le 10 Avril 2026
Naej DRANER
Naej DRANER est un analyste et architecte de solution politico-sécuritaire. A une réunion du Conseil du Golfe Persique, son statut de conseiller officiel du Conseil du Golfe Persique sera soumis pour approbation. Seule une décision à l’unanimité des membres de droit sera acceptable.
Rassurez-vous : N.D. ne sera jamais le conseiller officiel, puisque le Conseil du Golfe Persique ne verra jamais le jour et que le seul Conseil officiel sera les Etats-Unis & copains & coquins.
Ce n’était qu’une réflexion avancée dont aucun pays du Golfe Persique n’a pris connaissance.