Archives de catégorie : Notes d’actualité

pour y décrire les réactions au fil de l’actualité

Qui accède au site Horloge de l’inconscient ?

Ci-joint les sessions des 30 derniers jours.

Au début de l’année 2026, c’est la Chine qui a accédé régulièrement au site, regardant toutes les pages passées. Un travail d’analyse complet dont je ne vois pas ce qu’ils en ont retiré.

Ces dernières semaines, c’est Singapour qui est le champion d’accès.

Depuis 1 à 2 semaines, des européens accèdent, de façon disciplinée mais peu motivée. Un pays (Allemagne ou Espagne vraisemblablement) a retransmis une information à des collègues avec quelques liens. 1 ou 2 personnes de chacun de ces pays européens y a accédé, pas plus. Les européens sont un peu bizarres. Ce n’est pas, de leur part, une démarche enthousiaste à de nouvelles idées, mais une démarche convenue entre gens de bonne compagnie qui réagissent très lentement et de façon assez superficielle. Ils s’étonneront que d’autres ont déjà pris une avance sur le sujet. Ils y accèdent parce que quelqu’un leur a transmis quelque chose, mais l’accès et la réflexion sont mesurés. Il leur faudra probablement des semaines et des mois avant de prendre la moindre décision sur le sujet. … pour s’étonner qu’ils ont déjà pris un retard considérable par rapport à d’autres.

Le formulaire de contact n’est jamais utilisé: il n’y a jamais de question.

Il y a entre 5 et 30 accès par jour, pas plus.

Quand on regarde les articles des 6 et 7 Avril sur le Conseil du Golfe Persique, cela fait bizarre. Cela semble avoir fait mouche mais, en pratique, aucun pays arabe directement concerné n’y a accédé. C’est ailleurs et indirectement que cela pourrait avoir eu un effet. Comme il n’y a eu que 5 ou 6 accès ces jours là, l’interlocuteur qui l’a utilisé n’est pas identifié, mais aucun pays qui devrait être directement concerné n’y a accédé. C’est un jeu de billard à plusieurs bandes : ce n’est pas celui qui accède qui en fait quelque chose. Et celui qui en fait quelque chose fera en sorte de rester inconnu.

Le 8 Avril 2026

Conseil du Golfe Persique – suite

Le Conseil du Golfe Persique verra-t-il le jour ? Probablement NON, ce n’est qu’une description pédagogique de ce qu’il aurait fallu faire pour éviter le chaos des mois à venir. La gestion du détroit d’Ormuz ne devrait être ni celle de Trump, le président du chaos qui va provoquer le plus grand chaos qu’ait connu la terre depuis la seconde guerre mondiale, ni celle de l’Iran qui essaie de se définir un rôle que ses voisins ne pourront jamais accepter.

Le Conseil de coopération du Golfe Persique actuel représente les pays riverains sans l’Irak et sans l’Iran. L’élargir à ces deux pays pourrait revenir à créer un vrai Conseil du Golfe Persique mais il faut probablement l’éviter:

  • Le passé du Conseil de coopération du Golfe a plutôt été dans l’opposition aux 2 pays manquants: changer d’organisation permettrait de partir sur de nouvelles bases
  • Au cas où l’Iran continuerait à vouloir contrôler seule le détroit d’Ormuz, il faudra bien que les autres pays prévoient des gros travaux qui rendent caduques le passage obligatoire du détroit d’Ormuz. Dans un tel cas, il faut une organisation commune à ces pays (sans la présence de l’Iran) qui porte et réalise ces travaux.

Quelques pays du Golfe Persique essaient d’obtenir de l’ONU une sorte d’autorisation de l’usage de la force pour contrôler le détroit d’Ormuz qu’ils s’empresseront de déléguer à d’autres pays ou que le président du chaos s’attribuera. Ce sera quasi impossible de contrôler militairement le détroit d’Ormuz sans contrôler une grande partie du territoire de l’Iran. Et même dans ce cas, il sera facile pour l’Iran de perturber la navigation dans le golfe Persique que ce soit directement du rivage ou par le biais des drones.

Les pays riverains du Golfe Persique sont-ils disposés à envoyer un signal fort à tous ceux qui prétendent contrôler le Golfe Persique ou le seul détroit d’Ormuz sans eux ?

Un péage du détroit d’Ormuz ? Ce serait logique de la part du Conseil du Golfe Persique, compte tenu de la surveillance permanente de la navigation maritime à mettre en place. Tout péage récupéré par un pays riverain devra être reversé au Conseil du Golfe Persique.

Le président du chaos a promis l’enfer pour l’Iran. Ce sera l’enfer pour tous les pays du Golfe Persique et un retour en arrière de tous, avec, en prime, le plus grand chaos qu’ai connu la terre, œuvre jugée magnifique par le « président du chaos ». De toute façon, Israël dont la spécialité est de torpiller toute initiative diplomatique qui dérange a pris les devants : en commençant à bombarder seul le plus grand complexe pétrochimique, il a fait en sorte qu(‘il n’y ait pas de retour possible. Ce n’est pas la première fois, et pas la dernière, où Israël force la main de Trump sans qu’il n’ait d’autre choix que de suivre pour provoquer le plus grand chaos qu’ait connu la terre. Ce n’est pas lui qui a mis en œuvre ses menaces, mais son allié pour être sûr qu’elles aient lieu.

Naej DRANER

Le 7 avril 2026

Conseil du Golfe Persique

Article 1 : Tous les pays riverains du Golfe Persique sont membres de droit du Conseil du Golfe Persique.

Article 2 : La présidence du Conseil du Golfe Persique est une présidence tournante entre tous les membres de droit. La présidence sera exercée successivement dans l’ordre alphabétique des membres, pour une durée de 6 mois ou 1 an ( suivant décision prise à la première réunion du Conseil du Golfe Persique). Les réunions et leur lieu sont proposés et gérés par la présidence en cours.

Article 3 : Le conseil du Golfe Persique a pour objet de gérer l’ensemble des problèmes qui se posent dans le Golfe Persique : circulation maritime, pollution, détroit d’Ormuz ( et son éventuel péage), sécurité et contrôle de navigation.

Article 4 : Aucun membre ne peut prendre unilatéralement une décision qui relève du Conseil du Golfe Persique, sans que la décision ne soit mise en cause lors des réunions du Conseil du Golfe Persique.

Article 5 : Les moyens alloués au Conseil du Golfe Persique sont ceux que définiront ses membres.

Ces articles seront complétés, si nécessaire, lors des réunions à venir.

Il n’y a aucune autre publication que celle faite sur ce site. Il est recommandé à tout lecteur de cet article de le retransmettre de telle manière qu’il parvienne aux membres du Conseil du Golfe Persique.

Le 6 Avril 2026

Naej DRANER

Naej DRANER est un analyste et architecte de solution politico-sécuritaire. A une réunion du Conseil du Golfe Persique, son statut de conseiller officiel du Conseil du Golfe Persique sera soumis pour approbation. Seule une décision à l’unanimité des membres de droit sera acceptable.

Post Scriptum : Le Conseil du Golfe Persique ne doit pas être confondu avec le Conseil de Coopération du Golfe qui est limité à 6 pays riverains du Golfe Persique et dont l’objet est plus large que le seul Golfe Persique.

OSCE : le remplacer ou le réformer ?

L’OSCE (Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe) est né le 1° janvier 1995, faisant suite à la CSCE (Conférence pour la Sécurité et la Coopération en Europe) née suite au accords d’Helsinki de 1975. L’OSCE est la plus grande organisation régionale de sécurité. Son objectif est de garantir la sécurité et la paix de ses États membres couvrant toute l’Europe mais aussi l’Asie centrale.

Ce n’est pas un organisme avec une personnalité juridique mais c’est un forum entre États devenu permanent.

Son rôle est de prévenir les conflits et aider à les résoudre.

Pouvons-nous considérer qu’un tel organisme remplit son rôle quand il n’a aucun rôle dans la guerre qui déchire le continent européen, à savoir la guerre Russie-Ukraine ?

Issu de considérations d’une autre époque, à un moment où l’UE balbutiait, l’OSCE nécessite une réforme de fond.

Dès maintenant, l’OSCE pourrait avoir une mission de préparation du contrôle et maintien du cessez-le-feu Russie-Ukraine.

Vraisemblablement, c’est la ligne de front actuelle ou quelques variations de cette ligne de font qui seront la ligne de cessez-le-feu.

L’OSCE a eu une expérience de 2014 à 2022 à travers la SMM (Special Monitoring Mission). Il faudrait multiplier par 3 ou 4 les moyens qui y avaient été consacrés. Il faut aussi mettre en place un système moins passif que celui qui avait été mis en œuvre.

Si cette mission voit le jour, cela permettrait d’envisager de réformer et restructurer l’OSCE dans une dynamique positive. Au moins la moitié des activités et structures de l’OSCE sont amenées à disparaître. Cela serait plus facile si une mission de cessez-le-feu mobilisait des centaines de personnes.

Il n’y a pas, à ce jour, d’accord sur le futur système de contrôle et maintien du cessez-le-feu en Ukraine. La coalition des « volontaires » réunie autour de la France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne n’est pas en mesure de présenter un système de contrôle et maintien du cessez-le-feu qui soit acceptable et accepté par la Russie.

C’est une carte à jouer pour l’OSCE si la présidence ou la troïka sont capables d’imprimer leur marque (La troïka est la présidence en cours de l’OSCE – la Suisse- avec la présidence précédente – la Finlande- et la présidence suivante – non définie).

Il y a besoin d’un organisme de sécurité couvrant l’Europe et les ex pays d’Asie centrale de l’URSS.

La priorité de l’OSCE devrait être:

  • identifier et prévenir les conflits à venir,
  • avoir un organisme interne de résolution des conflits
  • être en mesure de contrôler et maintenir un cessez-le-feu

Si l’OSCE n’est pas en mesure de le faire dans les mois et années à venir, il devra disparaître et renaitre sous une autre forme.

Naej DRANER

Le 24 mars 2026

Préparer l’après-guerre Russie-Ukraine

Cette préparation de l’après-guerre devrait commencer dès que possible, même si un cessez-le-feu ne devait arriver que bien plus tard:

  • Remplacer ou réformer l’OSCE,
  • Maintenir une négociation Russie-Ukraine,
  • Définir et préparer un dispositif de maintien du cessez-le-feu,
  • Repenser un équilibre Russie-Europe autrement.

Ces différents points donneront lieu à des articles distincts dans les jours et semaines à venir.

Naej DRANER

Le 23 mars 2026

La dissuasion nucléaire en question au 22°siècle

Imaginez-vous au 22° siècle, le 1° janvier 2100.

  • s’il y a eu une guerre nucléaire au 21° siècle, qui osera soutenir que la dissuasion nucléaire assure la paix et ne provoquera jamais de guerre nucléaire,
  • s’il n’y a pas eu de guerre nucléaire, nous pourrons nous interroger sur la pertinence de maintenir éternellement un système qui ne sert jamais, coûte une fortune et représente un risque réel.

Au 21° siècle, nous ne nous posons pas la question de la dissuasion en ces termes, on se contente d’une vue à court terme et de l’impression rassurante d’être protégé par la dissuasion nucléaire.

Aucune solution du 21° siècle n’est satisfaisante. Un pays comme l’Ukraine qui a accepté de se séparer de tout arme nucléaire, contre une promesse russe de non intervention, ne peut que regretter amèrement cette réalité. Probablement la guerre Russie-Ukraine n’aurait jamais eu lieu si l’Ukraine avait conservé son armement nucléaire.

L’équilibre de la terreur nucléaire a de moins en moins d’effet. Certains pays se vantent d’avoir des missiles supérieurs aux autres, laissant croire qu’ils pourraient déclencher le feu de l’enfer.

Il faudra trouver une solution à cette réalité. La prolifération nucléaire continuera. Si Israël se contente d’une vision à court terme en espérant être le seul de la région à avoir l’arme nucléaire, ce n’est déjà plus le cas avec le Pakistan.

Les Etats-Unis sont le seul pays à avoir utilisé l’arme nucléaire et avoir anéanti par 2 fois un pays sous prétexte qu’il pourrait acquérir l’armement nucléaire. Une première fois, c’était un mensonge pour détourner l’opinion des véritables objectifs. La seconde fois, c’est un autre mensonge sur une réalité qui ne correspond pas aux déclarations des pays qui se sont lancés dans la guerre.

La guerre contre l’Iran ne règlera rien au problème nucléaire qui se pose et se posera sur terre.

Le mieux serait de pouvoir mettre en oeuvre un « neutralisateur de bombes nucléaires », mais cela relève aujourd’hui de l’imagination et de la science-fiction, avec une crédibilité quasi nulle.

Naej DRANER

Le 20 mars 2026

Toute destruction complète d’un système de sécurité existant aboutit à une guerre civile

Il y a plusieurs choses à bien intégrer quand on espère changer un système de sécurité d’un État ou d’un groupe quasi étatique:

  • Un système de sécurité et maintien de l’ordre est indispensable, quel que soit sa forme,
  • La destruction complète du système de sécurité existant aboutit à une guerre civile,
  • Une armée est souvent incapable d’assurer un maintien de l’ordre pérenne et fiable.

Quand on prétend changer un système de sécurité par un autre, il ne suffit pas de le détruire, il faut être capable de le définir et le mettre en œuvre ou de transformer l’ancien système de sécurité dans un nouveau.

L’erreur classique est de se contenter d’une force militaire en prétendant que c’est le nouveau système de sécurité: il n’est pas intégré et le plus souvent il est inefficace.

Actuellement il y a 2 cas qui sont directement concernés par ce sujet:

  • le Hamas dans la bande de Gaza,
  • la prétention de détruire la république islamique et de faire émerger un nouveau régime. Le plus vraisemblable est que si la République Islamique est complètement détruite, une guerre civile prendra le relais et pourrait durer pendant des années.

Le Hamas à Gaza

La proposition actuelle du plan Trump est une éradication complète du Hamas et des services de sécurité de Gaza et en les remplaçant par une force internationale militaire arabe. Cela ne fonctionnera probablement jamais.

L’objectif devrait être de faire émerger de nouvelles forces de sécurité de maintien de l’ordre plutôt que d’éliminer toutes les anciennes, ce qui reviendra au même puisque les missions, les intervenants, les hiérarchies et l’organisation seront complètement changés.

Pour le faire il faudrait :

  • créer un ou des camps de toile permettant de former les milliers de futures forces de sécurité, avec toute la logistique et le matériel nécessaire
  • ouvrir des bureaux de recrutement qui vont recruter sur place tous les candidats potentiels: aucun cadre ne sera embauché autrement qu’au niveau hiérarchique le plus bas. Toute personne non apte à faire partie des forces de sécurité devra avoir un emploi pérenne proposé et suivi. Il n’y aura jamais d’embauche de groupes mais uniquement des individus, sans aucun grade.
  • avoir des formateurs capables d’exercer des fonctions opérationnelles ( c’est à dire commander des patrouilles ou des unités tout en étant formateur)
  • définir un programme de formation pour les 3 semaines à venir, à commencer par des tests physiques durant une semaine et éliminatoires si non réussis
  • définir avec les futures autorités locales ( ou l’autorité palestinienne) un minimum de lois ou règles à appliquer

Cette opération de formation de nouvelles forces de sécurité ne doit pas être sous le contrôle de l’armée ( israélienne ou autre). Cependant, il faut prévoir un groupe d’inspecteurs qui sera composé d’1/3 d’israéliens, 1/3 de palestiniens, 1/3 d’inspecteurs internationaux ( arabes ou autres). Ce groupe d’inspection a accès à tout, partout, sur la base des renseignements connus des inspecteurs. Aujourd’hui, s’il y a un problème, l’armée israélienne bombarde et tue ce qui lui semble être le problème. Demain, c’est le groupe d’inspecteurs qui sera saisi du problème et qui devra impérativement le résoudre ASAP ( en quelques heures) aidé des nouvelles forces de sécurité.

L’Iran

Ce n’est pas la destruction des forces actuelles de sécurité qui devrait primer, mais leur transformation progressive.

Par exemple, il n’y a pas de forces anti-émeutes non armées capables de se déployer n’importe où. Le régime des mollahs montre son incompétence en envoyant au devant des foules des gardiens de la révolution armés, comme s’ils allaient combattre une armée étrangère qui n’existe pas. Cette incompétence s’est traduite par des milliers ( peut-être même des dizaines de milliers) de morts, les intervenants étant incapables de ramener l’ordre sans un bain de sang.

Comme il n’est pas prévu d’intervention au sol de troupes étrangères, il n’est pas réaliste de prétendre y former de nouvelles forces de sécurité.

Le remplacement des gardiens de la révolution par des forces anti-émeutes correctement formées et équipées est une étape importante. Si cette étape s’avère impossible, il y a risque d’une longue guerre civile ou d’une dictature dure et aveugle, même dans un régime officiellement affaibli.

Naej DRANER
Naej DRANER est un analyste et architecte de solution politico-sécuritaire.

Mis à jour le 21 mars 2026

Israël : lorsque la guerre devient permanente

Le traumatisme du 11 septembre 2001 et celui du 7 octobre 2023 ont eu le même effet : les victimes ( Etats-Unis en 2001 et Israël en 2023) se sont lancées dans une guerre permanente.

Les Etats-Unis se sont lancés dans la guerre en Afghanistan contre les Talibans et terroristes, puis contre l’Irak, accusée de développer des armes de destructions massives qui n’ont existé que dans l’imagination des américains mais n’ont pas empêché la guerre qui fut un désastre. La guerre de 2003 contre l’Irak fut une victoire militaire et un désastre politique et diplomatique.

Israël s’est lancée dans une guerre contre le Hamas, puis contre le Hezbollah et enfin contre l’Iran. La guerre devient permanente depuis 2023.

Lorsque la guerre devient permanente, comme ce fut le cas dans les années qui suivirent 2001 et comme c’est le cas maintenant, le « Cycle Quésako » donne l’impression de ne plus exister. Les guerres d’Afghanistan en 2001, d’Irak en 2003, contre l’Iran en 2025 puis en 2026 n’ont pas de rapport direct avec le « Cycle Quésako » et peuvent même donner l’impression de le contredire.

Dans l’étude sur la « matérialisation du cycle Quésako », il a été possible de montrer que le « Cycle Quésako » a bien eu une influence sur la guerre en Irak, si on prend en compte le nombre de morts dus à la guerre, qui donne l’impression d’une matérialisation du « Cycle Quésako » (voir le site Iraqbodycount ou le livre « Un phénomène cyclique qui favorise les guerres? » (Editions l’Harmattan).

Est-ce que la guerre qui commence en Iran produira le même effet, se transformant en guerre civile qui durera des années ? Il est trop tôt pour l’affirmer.

Dans l’Histoire, il existe une autre période où les guerres étaient permanentes, au point que le cycle Quésako n’est pas visible : les guerres napoléoniennes. Lorsque la guerre devient permanente, comme c’est maintenant le cas pour Israël, les guerres successives donnent l’impression de contredire le « Cycle Quésako ». Ce cycle est alors moins visible, mais il redevient visible après ces épisodes de guerre.

Les Etats-Unis ont-ils été gagnants après les guerres en Afghanistan et en Irak ? Non , ils ont été doublement perdants : les Talibans sont revenus au pouvoir effaçant plus de 20 ans d’occupation militaire par les Etats-Unis et leurs alliés. L’Irak est un régime politique aussi instable que son modèle confessionnel libanais.

Israël sera-t-il gagnant ? Il gagnera du temps, mais il se retrouvera en face des mêmes problèmes qu’il n’a pas su résoudre. Ce n’est qu’une question de temps avant d’aboutir à une nouvelle victoire militaire qui sera un désastre politique et diplomatique.

Les pays de la terre n’oublieront pas qu’Israël a détruit Gaza, le Hezbollah au Liban et l’État Iranien. Ces souvenirs seront plus forts que tout le reste. Ils pourraient en oublier la Shoah et constater que la victime du passé est devenue bourreau, en se croyant sauveur de son avenir.

Le 16 mars 2026

La guerre permanente d’Israël

Jusqu’en 2025, Israël était le cas remarquable du « Cycle Quésako ». Chaque guerre du conflit israélo-arabe commençait durant une phase d’amplification. C’est ce qui est décrit dans le livre « Un phénomène cyclique qui favorise les guerres ? » aux éditions l’Harmattan.

Depuis le traumatisme du 7 octobre 2023, Israël multiplie les guerres tout azimut. Même durant les phases d’atténuation, les guerres continuent et recommencent. 2 guerres en un an contre l’Iran et il est probable que la guerre à Gaza reprenne, sous prétexte que le Hamas n’a pas complètement désarmé.

Il s’est passé la même chose pour les États-Unis après le 11 septembre 2001. Ils se sont lancés dans des guerres tout azimut. Afghanistan puis Irak, sous des prétextes divers. Quel est le résultat 25 ans après le traumatisme d’origine ? L’Afghanistan est revenue aux Talibans, comme s’il ne s’était jamais rien passé. l’Irak est dans le giron de l’Iran. La destruction de l’Irak a permis l’ascension de l’Iran en tant que puissance régionale. Tout cela pour rien ? Pratiquement oui.

Alors, quel sera l’effet de la guerre permanente d’Israël dans 20 ans ? Difficile de le dire mais ce ne sont pas ces guerres qui feront vivre Israël en paix dans la région. Ces guerres donneront l’illusion pour un temps d’une paix victorieuse.

Que ce soit après le 11 septembre 2001 ou après le 7 octobre 2023, le traumatisme de ces événements a provoqué une fuite en avant dans une guerre permanente. Le « Cycle Quésako » n’est plus visible pendant quelque temps. Mais dans un cas comme dans l’autre, il est toujours présent, même s’il paraît moins visible.

Dans le cas de la guerre en Irak de 2003 qui semble donc contredire le cycle Quésako, puisqu’éclatant près d’un pic d’atténuation, il a été possible de montrer l’impact du Cycle Quésako sur la guerre d’Irak à travers le nombre de victimes de la guerre (Voir la partie Matérialisation dans le livre « Un phénomène cyclique qui favorise les guerres? »).

Dans le cas de la nouvelle guerre israélo-américano-iranienne, trouverons-nous le même phénomène indirect ? Peut-être, mais nous ne le saurons que dans 10 ou 15 ans

Le 3 mars 2026