Archives de catégorie : Notes d’actualité

pour y décrire les réactions au fil de l’actualité

Iran/États-Unis : gouvernances chaotiques

Textes de référence

Les deux gouvernances sont chaotiques. Il faut intégrer cette réalité dans de futures négociations.

La négociation actuelle Iran/États-Unis a trop de sujets à couvrir. Il y en aura au moins qui bloquera tout le reste. La recommandation est de sortir une partie du contenu de la négociation du binôme Iran/États-Unis et de reporter cette partie sur les pays riverains du Golfe Persique.

Tous les pays riverains du Golfe Persique ne voudront probablement pas faire partie du Conseil du Golfe Persique dans l’immédiat, mais ils doivent avoir une place et ils sont, tous les 8, membres de droit en espérant qu’il y en ait au moins 3 ou 4 qui le lancent.

Les gouvernances chaotiques peuvent être cadrées avec les bons interlocuteurs, et il y en a plusieurs dans les pays du Golfe Persique. L’Arabie saoudite et les Émirats Arabes Unis savent se faire entendre des États-Unis, mais il faudrait avoir sous la main un projet de négociation autre que celui du Pakistan pour obtenir une pause de la part des États-Unis qui ne semblent pas avoir intégré le cycle « Incident navire – bombardements – riposte vers les États du Golfe alliés des États-Unis » et on recommence…

Gouvernance Iran

L’Iran nie les bavures des Gardiens de la Révolution contre les navires passant le détroit d’Ormuz. Le protocole d’accord négocié et rendu public ne prévoit pas de cas où l’Iran serait autorisé à utiliser menaces et forces. Le point 1 du MOU est particulièrement clair.

S’il y avait un comité de supervision du cessez-le-feu, les preuves de ces interventions des gardiens de la Révolution seraient suffisamment documentées pour être incontestables. Mais l’Iran nie cette réalité et met en avant les réactions américaines sous la forme de bombardements. Avant les bombardements, il y avait ces incidents provoqués par les Gardiens de la Révolution. Ces incidents ne sont pas justifiables à partir du protocole signé et montrent qu’il y a un problème de gouvernance iranien. Il y a ceux qui négocient, puis d’autres qui font autre chose. La censure en Iran et le besoin de paraître victorieux a poussé le régime iranien à raconter beaucoup de choses qui ont un rapport lointain avec la réalité et ce qui a été négocié.

Interdire à nouveau la navigation est contraire au protocole accepté. Prétendre que l’Iran a un droit de contrôle sur le détroit d’Ormuz ne correspond pas au protocole. L’Iran pourrait justifier avoir le contrôle dans ses eaux territoriales, de la même manière que le sultanat d’Oman peut justifier le contrôle du détroit d’Ormuz dans ses eaux territoriales, mais cela n’a pas été écrit de cette manière là dans le protocole.

Cette partie doit être développé au niveau des pays riverains du Golfe Persique et appliquée dès que possible.

Pour préparer cette partie, il est proposé une commission préparatoire qui fait valider par chaque État riverain du Golfe Persique la limite de ses eaux territoriales. Cette commission est un travail préparatoire indispensable au Conseil du Golfe Persique. Il est vraisemblable que les demandes présentées par chaque État vont être incompatibles et incohérentes. Il faut arriver à un ensemble cohérent reconnu par toutes les parties, en appliquant les règles normales. Concernant le détroit d’Ormuz, cette limite doit être à mi-chemin des côtes des pays qui sont de part et d’autre du détroit. Ceci concerne donc directement l’Iran, Oman et les EAU. Les autres devraient avoir une limite des eaux territoriales cohérentes des règles internationales existantes. Certains diront que c’est évident, mais il y a des évidences à vérifier sur des cartes et à faire valider par chaque pays riverain du Golfe Persique.

Pourquoi ces limites sont importantes ?

  • Pour le contrôle du détroit d’Ormuz par chaque pays, dans ses eaux territoriales,
  • Pour mettre en œuvre un déminage des voies internationales antérieures qui ont été minées volontairement pour présenter de nouvelles voies sûres et qui sont, par hasard, uniquement dans les eaux territoriales iraniennes d’après l’Iran.

Quand auraient dû commencer les travaux de cette commission ? Il y a quelques semaines et sans aboutissement, tout va tourner en rond, puisque nous n’avons aucune information d’un travail de déminage en cours qui aurait du être terminé pour le 17 Juillet et n’a probablement même pas commencé.

Gouvernance États-Unis

C’est aussi compliqué. Il y a un secrétaire d’État qui semble absent du circuit décisionnel de cette guerre. Le schéma appliqué est simple : il y a des bavures sur des navires, on bombarde, cela provoque des ripostes et donc de nouvelles ripostes sous la forme de bombardements. L’intelligence des dirigeants américains ne leur a pas permis d’imaginer qu’il y a des incohérences internes à l’Iran et plutôt que d’aller bombarder à nouveau, il aurait fallu et il faudrait appuyer sur ce point et le problème de gouvernance interne à l’Iran.

Plutôt qu’une telle réflexion sur la gouvernance iranienne et les moyens d’y remédier, la réponse magique des États-Unis est : bombardons jusqu’à ce qu’ils cèdent. S’ils n’ont pas cédé » précédemment, il y a peu de chance qu’ils cèdent. Et c’est reparti pour une nouvelle guerre qu’Israël va rejoindre en se frottant les mains : c’est ce qu’ils voulaient.

Le 13 Juillet 2026

Naej DRANER

Post Scriptum 17 h:

La bonne réaction de la part des Etats-Unis et des pays du Golfe serait de mettre en avant les incohérences de l’Iran qui correspondent à des conflits internes au pouvoir, et creuser ces contradictions internes en passant son temps à mettre en avant les bavures des Gardiens de la Révolution. Pour les mettre en avant, il faut répondre du tac au tac.
Les iraniens prétendent ne pas être à l’origine des incidents : l’Iran ne contrôle pas ses troupes.
Nous n’avons pas donné l’ordre de ces incidents : vous ne contrôlez pas ce que font vos troupes
– C’est conforme au protocole signé : vous ne savez pas lire les textes que vous avez signés

– etc.

Au lieu de cela, les bombardements en Iran font oublier la cause d’origine des incidents provoqués par des gardiens de la Révolution indisciplinés. Ces incidents étaient une occasion de faire valoir que la gouvernance iranienne est en train d’imploser et que les gardiens de la Révolution ne sont plus contrôlés . C’est nul de la part des dirigeants américains .. et de ceux des pays du Golfe qui mettent en avant les attaques chez eux qui s’expliquent par les bombardements américains. La cause racine est l’incapacité du Guide suprême iranien à faire respecter des écarts signés par son pays. Ce sont les gardiens de la révolution qui appliquent un accord imaginaire qui n’a jamais été signé. Les dirigeants iraniens gouvernent-ils encore ? Personnellement j’en doute et il faudrait entretenir ce doute. Il est temps que le guide suprême iranien montre qui dirige l’Iran. Peut-il relire à nouveau le MOU ?

Détroit d’Ormuz : quelle alternative ?

Textes de référence

L’accord appliqué par Téhéran n’est pas celui qui a été publié officiellement

D’après le point 1 du MOU, tout recours à la force et aux menaces était supposé interdit.

Le point 5 prévoyait bien des discussions avec Oman et les pays du Golfe, mais on ne peut pas faire comme si ces accords existent déjà. Téhéran donne l’impression d’appliquer des accords qui existent dans la tête des Gardiens de la Révolution mais qui n’ont jamais été formalisés et reconnus par les autres.

Une négociation avec les pays du Golfe sous forme de Conseil du Golfe Persique ?

De toute façon cela sera nécessaire et de toute façon c’était prévu au titre du point 5.

Points du MOU à reformuler par le CGP (Conseil du Golfe Persique)

Il ne faut reprendre que les points qui concernent les pays du Golfe Persique et laisser les autres à une négociation Iran/États-Unis qui nous échappe.

Ces points sont :

  • Le point 1, qui correspond au cessez-le-feu et à tout recours à la force et aux menaces,
  • Le point 2 qui concerne l’intégrité de chaque pays,
  • Le point 5 qui reste indispensable mais pour lequel il faut créer un suivi (vraisemblablement l’Iran n’a rien fait pour le déminage, mais il faut commencer par délimiter de façon précise les eaux territoriales de chaque pays avant de demander à des pays européens de mettre en œuvre le déminage dans les eaux territoriales omanaises)

Dans ces différents points il faut remplacer les États-Unis par les pays riverains du Golfe Persique. il ne faut prendre que des points que les pays du Golfe peuvent négocier et qui ont un sens dans le cadre du Golfe Persique, pas des points sur lesquels ils n’ont pas de prise ou dépendent exclusivement des États-Unis.

Remplacer le point 6 par une contribution d’investissement à la reconstruction de l’Iran

Il est important qu’il y ait une incitation financière significative dont la forme doit être précisée. Il faut probablement lier cette incitation à l’état de la circulation du détroit d’Ormuz. Les pays pouvant proposer une telle incitation ( Arabie saoudite et Émirats arabes unis) ne peuvent le faire en étant asphyxiés par la fermeture du détroit d’Ormuz. Cette incitation doit être supérieure à tous les revenus dont pourrait bénéficier l’Iran par des droits de péage. Ce point ne sera pas une décision du Conseil du Golfe Persique mais une proposition de quelques Etats reconnue et acceptée par le Conseil du Golfe Persique.

Cette incitation financière devrait être considérée comme un investissement destiné à aider à la reconstruction, et non comme un don. Un investissement peut constituer un lien durable entre les pays. Un pays qui investit peut contrôler le périmètre de son investissement. Par exemple, il n’est pas possible pour l’Iran d’utiliser les fonds d’investissement pour développer des missiles et de nouveaux armements, alors que de l’argent donné permettrait à l’Iran d’en faire ce qu’il veut, à commencer par renforcer son armement.

Ajouter un système de supervision du cessez-le-feu limité au Golfe Persique et au détroit d’Ormuz

Indispensable, pour éviter une nouvelle escalade. Ce système sera forcément coordonné avec les États-Unis.

Il n’y a que ceux qui n’essaient rien qui ne vont nulle part

Il faut un cadre de négociation permanent avec des représentants des pays concernés, quel que soit le lieu retenu.

Le 12 Juillet 2026 (dernière mise à jour à 11h55)

Naej DRANER (naej.draner@gmail.com)

Naej DRANER est un architecte de solutions . Cet article est un exemple de ce que N.D. proposerait aux pays riverains du Golfe Persique s’il avait des relations avec l’un d’entre eux ( ce qui n’est pas le cas pour le moment). C’est comme un exercice de conseil direct à des pays concernés. Comme N.D. n’a aucun contact et aucune existence officielle, cela s’appelle un coup d’épée dans l’eau qui ne sera vraisemblablement pas transformé en réalité ( mais qui pourrait l’être)

Cessez-le-feu et ordres transmis aux hiérarchies militaires

La fiabilité d’un cessez-le-feu dépend aussi des ordres qui ont été transmis aux hiérarchies militaires et de leur autonomie décisionnelle.

Il faut donc évaluer les hiérarchies militaires et politiques de chaque camp.

Dans le cas du cessez-le-feu Iran/États-Unis:

  • La hiérarchie militaire américaine est fiable mais les actions demandées par Trump ou le secrétaire à la défense ne le sont pas. Sur la base d’une information, ils peuvent décider de nouvelles frappes pour un OUI ou pour un NON. S’il y avait un système de supervision du cessez-le-feu, connu et reconnu par toutes les parties, on peut espérer que cela modère quelques décisions d’humeur des autorités américaines. Le seul risque est qu’ils ne laissent pas le temps au système de supervision du cessez-le-feu de faire ses preuves, puisqu’il faudra du temps et quelques bavures avant que cela ne fonctionne correctement.
  • La hiérarchie militaire iranienne est plus complexe. L’organisation interne iranienne qui a permis la résilience du système est un mélange d’autonomie et de directives centralisées. Dans le cas présent, vues les multiples violations déjà effectuées par la partie iranienne, ce sont les directives centralisées qu’il faudrait revoir. En principe, il faudrait commencer au niveau le plus haut de l’Etat iranien, c’est à dire le guide suprême, puis vérifier que les directives centralisées ont bien été transmises à toutes les unités iraniennes concernées. En particulier, les gardiens de la révolution ont oublié d’indiquer à toutes les unités qu’aucune intervention armée contre des pétroliers, quels qu’ils soient étaient autorisées. En bref, qui gouverne et peut faire appliquer ce qui a été signé par les autorités iraniennes? En plus des problèmes de la hiérarchie militaire iranienne, il y a un conflit permanent entre l’autorité politique iranienne et les gardiens de la révolution. Les gardiens de la révolution se comportent comme des militaires pour lesquels le champ de bataille est infini. Ils ne respectent pas les eaux territoriales des pays puisqu’ils ne savent probablement pas ce que c’est et considèrent que c’est sans intérêt et ils ne les respectent pas aujourd’hui.

Concrètement, il faut installer le système de supervision du cessez-le-feu sur le territoire d’Oman qui a la vue sur le détroit d’Ormuz. Il y faut, de façon permanente, 3 représentants par pays riverain du golfe persique, pour se répartir les tâches de supervision.

Pour la partie négociation, il faudrait trouver des locaux capables d’accueillir chacune des 8 délégations du conseil du Golfe Persique. Le plus simple serait d’utiliser les locaux du CCG. Les locaux existent, il faut juste trouver quelques bureaux. Le secrétaire du CCG ne peut être celui du Conseil du Golfe Persique, mais il peut faciliter les réunions à venir.

Dès que les locaux et délégations seront en place, il va falloir lancer quelques négociations techniques :

  • le tracé des eaux territoriales de chaque pays du Golfe Persique. Tant qu’il n’y aura pas une carte qui fait foi et qui est acceptée par tous, nous allons passez notre temps à gérer des malentendus = une première commission à lancer
  • Y a-t-il des normes ou des traités qui s’appliquent au rejet des eaux usées dans le Golfe Persique ? =une seconde commission à lancer
  • Y a-t-il des organismes existants qui surveillent l’état des eaux et de la faune du Golfe Persique ? = une troisième commission

La première commission sur les eaux territoriales doit aboutir à un résultat rapidement, cela va être utilisé par le Système de supervision du cessez-le-feu, en particulier pour le détroit d’Ormuz. Il y aura des bavures et violations si les gardiens de la révolution continuent à agir comme si toutes les eaux territoriales d’Oman sont iraniennes. Intervenir dans les eaux territoriales d’Oman ou y attaquer des pétroliers est à la fois un acte de guerre et indirectement une violation du cessez-le-feu.

Les commissions seront présidées et animées par les représentants des États membres. Aucun représentant d’un pays non riverain du Golfe Persique n’y est autorisé comme membre de la commission.

Le 10 Juillet 2026

Naej DRANER

Iran/Etats-Unis : il manque un système actif de supervision du cessez-le-feu

Textes de référence

Désolé de se répéter, mais toutes les tentatives de cessez-le-feu des États-Unis depuis 2025 ont toutes la même faiblesse: une absence de système de supervision du cessez-le-feu qui soit en charge de traiter chaque incident et bavure, dès le commencement des incidents.

  • Ce fut le cas avec le cessez-le-feu d’octobre 2025 à Gaza. Il n’est pas respecté. Il y a eu plus de mille morts depuis le début du cessez-le-feu. Ce n’est pas ce qu’on appelle un cessez-le-feu, mais plutôt une guerre permanente de bas niveau. Les israéliens font ce qu’ils veulent : ils grignotent le territoire laissé aux palestiniens, ils tuent qui ils veulent, en utilisant leur système IA qui transforme des rumeurs en vérité absolue. En prime, il n’y a jamais de vérification de ce qui a été fait et de savoir si la cible était justifiée. Sans oublier que rien de ce qui devait être fait n’a été réalisé. Les palestiniens sont parqués comme du bétail auquel on donne rien de ce qui était promis et qui correspondrait à un traitement humain.
  • Ce fut le cas avec les cessez-le-feu au Liban. Il y a théoriquement la FINUL et quelques réunions de suivi, mais rien ne fonctionne,
  • Dans le cas de la guerre Iran/États-Unis, il n’y a aucun système de supervision du cessez-le-feu connu.

Le responsable des bavures et incidents, c’est l’autre.

C’est une réalité universelle dans toutes les guerres et tous les cessez-le-feu : le responsable, c’est l’autre. L’Iran accuse les États-Unis, les États-Unis accusent l’Iran, etc, etc. Chacun oublie sa part de responsabilité et accuse l’autre. Cela leur plait beaucoup de faire un long discours sur le sujet, comme s’il nous fallait nous convaincre à tout prix

S’il y avait un système de supervision du cessez-le-feu, qu’est qu’il aurait fait ?

D’abord il aurait été informé sur les pétroliers qui ont subi des attaques et on eu des dégâts significatifs.

Suivant les moyens dont ce système de supervision dispose, il aurait pu aller sur chacun des pétroliers pour vérifier les dégâts et recueillir quelques indices permettant de confirmer le type de munitions utilisées.

Dès la connaissance des attaques, le système de supervision aurait du contacter la partie militaire iranienne et lui demander qui est à l’origine de ces violations du cessez-le-feu. Les iraniens ont des hiérarchies militaires assez autonomes et tout dépend des ordres initiaux qui ont été donnés et des interprétations qui ont été faites sur place.

Le document officiel du cessez-le-feu ne prévoit aucun cas d’exception autorisant des tirs. Si la partie iranienne avait une objection sur tel ou tel navire ou événement, elle aurait du contacter le système de supervision avant de se faire justice soi-même.

Il est évident que la partie iranienne dira que c’est l’autre qui est responsable et parlera des bombardements américains et niera absolument avoir tiré sur des pétroliers. De plus, la partie iranienne ne fera aucun effort pour retrouver ceux qui ont réellement tiré. Mais le système de supervision ne doit pas se laisser impressionner et doit, s’il le faut, envoyer ses propres inspecteurs en Iran accompagnés d’accompagnants iraniens. Il est possible que retrouver les auteurs de ces bavures prenne plus de 24 heures et c’est pour cela qu’il est important de communiquer dès le début de l’incident.

Ensuite, les américains n’ont rien attendu de personne et ,comme il n’y a pas de système de supervision du cessez-le-feu, ils sont passés directement à l’acte, croyant que leur force va tellement impressionner les iraniens qu’ils vont arrêter. En fait, rien de tout cela n’a eu lieu et ceci s’est transformé dans une belle escalade.

Chaque incident Iran/États-Unis se transforme en une escalade, et il ne peut pas en être autrement puisqu’il n’est même pas prévu qu’il y ait un système de supervision du cessez-le-feu qui agisse pour chaque bavure du cessez-le-feu.

Le système de supervision du cessez-le-feu doit être accepté par les belligérants mais n’est pas sous responsabilité directe des belligérants, afin d’espérer qu’il puisse fonctionner.

En parallèle au système de supervision, il faut une équipe de négociateurs. Si c’est le contenu de l’accord qui est ambigüe et laisse la porte ouverte à des interprétations, il faut le renégocier ou apporter les compléments de telle manière qu’il n’y ait plus de telles ambiguïtés.

S’il le faut, le système de supervision doit proposer des modifications aux ordres internes qui ont été donnés dans la hiérarchie militaire iranienne et qui ont conduit à ces violations du cessez-le-feu.

Mais il n’y a pas aujourd’hui de système de supervision du cessez-le-feu qui soit accepté par les parties. On peut en proposer et en installer un.

Le 9 Juillet 2026

Naej DRANER (naej.draner@gmail.com)

Pour le ministre des affaires étrangères d’Oman

Suite à un entretien avec Badr Al-Boussaïdi publié sous la forme d’article et citations ( dans Le Monde le 29 Juin), Ce qui est actuellement présenté par Oman est équivalent du « Conseil du Golfe Persique ».

Badr Al-Boussaïdi évoque la possibilité d’un traité de non-ingérence et de non agression entre toutes les parties prenantes du Golfe Persique. C’est ce point sur lequel nous revenons ici.

Ce qui favorise la coexistence, c’est la multiplication d’échanges et contacts entre pays

Aujourd’hui, c’est ainsi que nous expliquons la pacification progressive de l’Europe et la période de coexistence internationale au lendemain de la seconde guerre mondiale.

Un traité de non agression est passif et n’apporte généralement pas de résultat sur le moyen et long terme

Un traité ne génère aucune interaction et échange au delà de la signature du traité. Le jour où une menace se précise, le simple rappel de l’existence du traité est insuffisant.

Une institution, lieu d’échanges permanents ( politiques, culturels, économiques et financiers) entre tous les pays membres est un système dynamique qui continue à avoir de l’effet en toutes circonstances

En cas de période trouble, il reste un flux d’échanges permanents qui permettent de garder le contact

Conclusion: ne vous engagez pas dans la voie d’un traité mais pensez institution ou organisme capable de rayonner

De plus, si un jour vous prétendez proposer et vendre des services, il vous faudra un organisme dont l’existence légale internationale soit reconnue et le moins contestable possible. Une société « de fait » sans statut juridique international, sera utilisée pour trouver une faille qui engage la responsabilité financière des différents pays responsables de ces services. Ne faites pas de groupe informel et non officiel qui refuse de formaliser son existence

le 29 Juin 2026

Naej DRANER

Si un lecteur connaît Badr Al-Boussaïdi, ministre des affaires étrangères d’Oman, merci de lui retransmettre le texte. C’est le texte en Français qui est considéré comme l’original. La version anglais US est une traduction par l’auteur en utilisant DeepL et en rectifiant manuellement les fautes les plus grossières, non certifiée.

Détroit d’Ormuz : accord ambiguë et coordination faible

Textes de référence

Absence de système de supervision du cessez-le-feu

C’est la marque de tous les cessez-le-feu 2025 et 2026 sous initiative américaine. Il n’y a pas de système de contrôle ou/et de supervision du cessez-le-feu.

Dans la très grande majorité des cessez-le-feu, il y a des bavures et pour éviter que chaque bavure se transforme en escalade et nouvelle guerre, un organisme de supervision du cessez-le-feu est créé.

Son rôle est :

  • référencer et documenter les bavures,
  • prendre contact ASAP avec chaque partie pour éviter l’escalade et clarifier l’erreur d’interprétation qui a abouti à une bavure
  • comprendre l’origine des bavures et vérifier si les bavures ont été dues à une mauvaise interprétation (ou insuffisance) des règles de l’accord ou une mauvaise application (problème dans la retransmission interne aux hiérarchies et aux ordres donnés de chaque côté)

Comme il n’y a pas de système de supervision, chaque camp fait son interprétation, ne fait pas remonter l’information et décide lui-même de la suite militaire qu’il va donner, ce qui fut le cas les 26,27 et 28 Juin 2026

Décortiquons l’incident de jeudi 25 Juin

Le plan de l’organisation Maritime Internationale (OMI) prévoit l’évacuation d’un total de 11 000 marins à bord de 600 navires, qui étaient coincés dans le Golfe à cause de la guerre au Moyen-Orient, à travers deux voies distinctes, une proche des côtes de l’Iran et l’autre de celles d’Oman, en coordination avec les autorités locales.

Il y a donc 2 routes possibles, soit du côté iranien, soit du côté omanais. Chaque navire a la possibilité de prendre l’une ou l’autre et ensuite des procédures strictes ont été définies par l’OMI pour appeler chaque navire et permettre son évacuation.

L’OMI avait obtenu des garanties de sécurité pour s’assurer que les navires ne seraient pas pris pour cible, assurant que le processus d’évacuation sera relancé dès qu’il aura « obtenu des confirmations supplémentaires en ce sens ».

Un navire qui est passé par la route omanaise a été pris pour cible. La marine américaine a alors abattu 3 autres drones qui semblaient vouloir prendre pour cible des navires en cours d’évacuation.

Qui s’en est pris au navire en transit ?

Vraisemblablement les gardiens de la révolution ont tiré, parce qu’ils ont jugé que tout navire aurait du avoir au préalable leur autorisation.

Est-ce une erreur des règles de l’accord ou de l’application au sein de la hiérarchie iranienne ?

Vraisemblablement les deux. Se croire un droit exclusif y compris sur les passages de navire dans les eaux territoriales d’Oman est un abus d’interprétation de l’accord initial et n’est absolument pas ce que l’OMI a négocié. D’un autre côté, les gardiens de la révolution n’ont probablement pas une idée claire de ce qui relève de leur droit et ont probablement des ordres d’application qui ignorent la réalité des eaux territoriales de la partie adverse.

Que faudrait-il faire ?

L’OMI a prévu de faire préciser les règles d’application du plan d’évacuation avec les parties prenantes.

Mais c’est insuffisant. Il faudrait commencer, à un niveau comme celui du « Conseil du Golfe Persique » ( ou une autre partie qui se considère responsable), à envoyer aux représentants de l’Iran et d’Oman un plan indiquant la limite des eaux territoriales entre Iran et Oman et que chaque camp confirme la limite actuelle reconnue internationalement. Cela demandera autant d’aller et retour que nécessaire, mais il faut aboutir à une limite reconnue par les deux parties. Cela peut prendre du temps, mais c’est nécessaire. Nous allons en avoir besoin tout le temps, à commencer par le déminage

Pourquoi les Etats-Unis et l’Iran ont-ils chacun déclenché » des représailles ?

Parce que chacun se considère dans son droit et qu’il n’y a eu aucun système de supervision du cessez-le-feu défini. Si ce système avait été correctement défini, il y aurait une procédure d’arbitrage pour identifier l’erreur de la bavure et faire rectifier l’interprétation des règles et leur application. Cela peut continuer jusqu’à une reprise de la guerre

Coordination « faible » pour ne pas dire inexistante – exemple déminage

Prenons le cas du déminage. A l’origine les routes internationales de navigation reconnues sont dans les eaux territoriales omanaises. L’Iran a jugé bon d’y laisser quelques mines, histoire de détourner tous les navires de ces routes internationales et de proposer de nouvelles routes sûres, qui sont , comme par hasard, dans les eaux territoriales iraniennes pour pouvoir justifier un droit de passage iranien. Cela s’appelle du racket international, avec quelques mines oubliées ( Entre 0 et 80 suivant les sources).

L’accord prévoit un déminage mais n’est pas explicite sur qui fait quoi.

Si les mines sont dans les eaux omanaises, toute intervention de déminage devrait être faite avec l’accord des autorités d’Oman ( d’où l’importance d’avoir un clair délimité des eaux territoriales).

Savez-vous que les États-Unis n’ont aucun démineur au moyen-Orient ? Savez-vous que 3 bateaux performants de déminage des États-Unis ont été envoyés à la casse en janvier 2026 ? Autrement dit, seuls des bateaux européens sont opérationnels et prêts à intervenir si on leur demande. Et vraisemblablement les iraniens n’ont plus de démineurs non plus. Et ils feront comme si ils ont encore la compétence pour intervenir. Mais Oman peut demander à qui il veut de faire déminer ses eaux territoriales. Il faudra prévenir les iraniens et s’assurer qu’ils n’attaquent pas ces bateaux, suite à une mauvaise interprétation de la mission de déminage.

Qui s’occupe de la coordination du déminage ?

Pas les américains, puisqu’ils n’ont plus de bateau opérationnel au moyen-orient et qu’il vaut mieux que ce soit un pays neutre qui intervienne pour le déminage. On peut aussi demander aux iraniens de venir déminer les mines identifiées, mais vraisemblablement il n’y a aucune coordination clairement définie. Ce n’est pas très compliqué de prendre 3 à 5 militaires originaires de pays du Golfe et de définir la coordination nécessaire. D’après mes informations, personne ne s’occupe réellement du sujet: ni les américains, ni les iraniens; un « Conseil du Golfe Persique » aurait pu prendre et pourrait prendre en charge ce point pour faire intervenir les bateaux européens prêts à intervenir. Il leur faudra 2 à 4 semaines pour nettoyer la voie internationale de navigation. Ils sont prêts à le faire, mais voudraient des garanties d’intervention solides, et surtout qu’il y ait des pays riverains du Golfe Persique qui acceptent de mouiller leur chemise pour faire avancer le sujet.

….

Le 28 Juin 2026

Naej DRANER

Un intermédiaire fiable est indispensable pour un travail d’architecte fiable

La faiblesse du rôle de Naej DRANER tient au fait de l’absence d’intermédiaire fiable et de remontée d’information.

L’architecte de solution sécurito-politique définit la solution et la confronte aux intervenants et la fait évoluer, si nécessaire.

Dans le cas du « Conseil du Golfe Persique », il y a eu l’impression que quelques idées ont été reprises, partiellement, sans qu’il soit possible de déterminer qui a été réellement informé et à quel niveau. Il n’y a pas eu de retour fiable pour connaître les réactions et faire évoluer les propositions. Il semble qu’il y ait eu un ou deux pays informés du projet, mais pas tous. Il peut aussi arriver que l’impression ne soit qu’une coïncidence.

Il arrive, malheureusement assez souvent, que l’intermédiaire finit par se prendre pour l’architecte et profite de sa situation d’intermédiaire pour modifier seul les propositions et apparaître comme le seul acteur. Quand cela arrive, N.D. ne peut plus rien faire, ni en tant qu’architecte ni en tant que conseiller. En bref, il est court-circuité et n’a plus aucune maitrise sur le projet.

Autrement dit, le rôle de N.D. ne peut être exercé correctement qu’en relation étroite avec le président du Conseil du Golfe Persique et son secrétaire. S’ils ne voient jamais le jour, il ne se passera jamais rien.

Les conseils ne sont jamais soumis de façon préalable à un gouvernement autre que ceux concernés par l’organisme cible. Par exemple, ce serait une affaire entre moi et le Conseil du Golfe Persique ( si ce dernier avait vu le jour), y compris pour le coût des conseils ( il faudrait aller sur place et faire le point rapidement, mais je n’ai aucun budget pour le faire).

L’idéal serait d’avoir une association de diplomates capables de relayer et remonter les idées et réactions.

Cela n’a pas empêché, dans le passé, d’avoir des conseils strictement et correctement appliqués, mais ce n’est pas le cas ici.

Le 25 juin 2026

Naej DRANER (naej.draner@gmail.com)

Le détroit d’Ormuz : une coquille vide ?

La crise du détroit d’Ormuz ne se reproduira probablement pas. L’Arabie saoudite va augmenter ses pipelines qui lui permettent de s’affranchir du détroit d’Ormuz, les Émirats Arabes Unis vont doubler leurs pipelines, l’Irak a prévu une autre solution. Le Qatar, Oman et quelques pays vont rester dépendants du détroit d’Ormuz mais s’il devait y avoir une prochaine crise, moins de la moitié du trafic serait touché, si cette crise arrive quand les travaux planifiés sont finis.

Les clients qui étaient dépendants du détroit d’Ormuz s’organiseront de telle manière que leur dépendance se réduise.

Passagèrement, il pourrait y avoir une augmentation significative du trafic maritime du détroit d’Ormuz, mais cela devrait rester temporaire pour les 2 années à venir.

Le Conseil du Golfe Persique verra-t-il le jour ? Probablement non, les principaux pays qui sont dépendants du détroit d’Ormuz s’organisent autrement. Ils préfèrent la sécurité d’un pipeline aux aléas des humeurs d’un pays au sein d’un organisme qu’il prétendrait contrôler.

Cela avait du sens et aura du sens pour leur avenir collectif, mais l’humeur n’est pas joyeuse. Indirectement attaqués par l’Iran qui manipule menace et chantage, pris en otage par leur grand allié américain qui s’est engagé, pour eux, à leur faire cracher quelques centaines de milliards.

Sommes-nous engagés par les promesses américaines de financement ? Moi non. Si la richesse est l’art de faire payer aux autres ce qu’ils promettent, on comprend pourquoi ils sont si riches.

Dans sa culture, l’Iran des générations passées avait une vraie culture de la gestion collective de l’eau. La République Islamique d’Iran a gâché cette réalité en prenant, au fil des années, des décisions inappropriées. Certains disent même que certaines grandes villes iraniennes pourraient déménager, résultat d’une gestion incompétente de l’eau dans un pays qui avait su la gérer au fil de son histoire.

L’avenir le dira.

Le 24 Juin 2026

Naej DRANER

Y a-t-il un besoin d’un Conseil du Golfe Persique ?

Textes de référence

Besoins à court et moyen terme pouvant justifier un « Conseil du Golfe Persique »

L’accord Iran/Etats-Unis indique explicitement un retour à la normale d’ici 30 jours. Mais au-delà de 60 jours les règles applicables seront définies entre l’Iran, Oman et les pays riverains du Golfe Persique..

Les pays du Golfe Persique pourraient s’impliquer, s’ils en éprouvent le besoin.

Le besoin à court et moyen terme est de:

  • rassurer tous les acteurs sur la sécurité du détroit d’Ormuz,
  • réguler le trafic si brutalement tout le monde voulait y accéder en même temps.

Si naissait un conseil du Golfe Persique avec des règles claires de circulation acceptées par tous les pays riverains, cela pourrait aider à reprendre un trafic normal.

Tant que le déminage ne sera pas fini, il y a un risque qui devrait théoriquement être levé dans 30 jours mais sur lequel nous n’avons pas de visibilité.

Estimer le besoin du trafic après retour au calme, après 30, 60 et 90 jours.

Chaque pays riverain du Golfe Persique est capable d’indiquer son besoin théorique dans 30, 60 et 90 jours.

La première tâche serait de recueillir ces estimations et d’évaluer s’il y a un besoin de réguler le trafic à venir.

S’il y a risque de dépassement du trafic maximal, il faudra mettre en place un système de réservation et de créneaux de passage. Il peut être gratuit ou payant, mais une telle réservation et contrôle du trafic se prépare.

D’ici 30 jours, il est peu probable qu’il y ait saturation du trafic. Tout le monde se méfie des annonces contradictoires permanentes. Détroit ouvert, puis fermé, puis ouvert, puis fermé et ainsi de suite…

Après 30 jours ? Nous pourrions l’estimer. S’il n’y a pas de risque de dépassement du trafic normal, il serait possible de ne rien faire.

Le Conseil du Golfe persique peut voir le jour maintenant pour peser sur la définition des règles de navigation à venir. Le problème pourrait être autant la régulation du trafic du détroit d’Ormuz que la régulation interne au Golfe Persique, si tout le monde veut rattraper le temps perdu et qu’il faut stocker les navires en attente dans le Golfe Persique.

Ces pays pourront survivre sans un « Conseil du Golfe Persique », mais ce serait mieux s’ils pouvaient montrer qu’ils définissent et maitrisent ensemble l’avenir du Golfe Persique.

Cette décision appartient aux pays riverains du Golfe Persique. A ce jour, Naej DRANER n’est rien d’autre qu’un agitateur d’idée, sans aucune fonction liée au golfe Persique.

Le 22 Juin 2026

Naej DRANER

Post-scriptum : récemment, il y a eu plusieurs accès d’Iran à ce site. Nous ne savons pas si c’est à titre privé ou de la part de fonctionnaires de l’Etat Iranien

Conseil du Golfe Persique et MOU Iran/Etats-Unis

Textes de référence

Point 5 du MOU

Le point 5 du MOU dit:

 » Dès la signature du présent protocole d’accord, la République islamique d’Iran mettra tout en œuvre pour assurer le passage en toute sécurité et sans frais des navires commerciaux, pendant 60 jours uniquement, entre le golfe Persique et la mer d’Oman, et vice versa. Le trafic des navires commerciaux reprendra immédiatement et, compte tenu de la nécessité pour la République islamique d’Iran de lever les obstacles techniques et militaires et de procéder au déminage, il sera pleinement rétabli dans un délai de 30 jours.
La République islamique d’Iran engagera un dialogue avec le Sultanat d’Oman afin de définir le futur cadre administratif et les services maritimes dans le détroit d’Ormuz, en concertation avec les autres États riverains du golfe Persique, conformément au droit international applicable et aux droits souverains des États côtiers du détroit d’Ormuz. « 

Autrement dit, le détail ne fait pas partie de la négociation directe avec les USA mais fait partie d’une négociation avec les Etats riverains du golfe Persique, ce qui correspond à la définition du « Conseil du Golfe Persique ».

Le « Conseil du Golfe Persique » a 60 jours maximum pour définir les nouvelles règles qui concernent le golfe Persique et le détroit d’Ormuz.

Pour que le trafic reprenne normalement, il faudra de toute façon avoir des règles claires et une annonce par le « Conseil du Golfe Persique » sera la bienvenue pour encourager et canaliser le trafic dans le détroit d’Ormuz.

Y a-t-il un lien de cause à effet entre les textes écrits sur le « Conseil du Golfe Persique » et le MOU? Probablement, mais l’intermédiaire n’est pas identifié. A priori un pays asiatique qui est intervenu indirectement.

Point 6 du MOU

Les américains n’ont pas pu s’empêcher de promettre une aide financière dont ils disent haut et fort que ce n’est pas eux qui vont la payer. Le Conseil du Golfe Persique n’étant pas un organe d’intégration économique et politique, il n’est pas concerné par cette promesse des américains. Tout au plus, le Conseil du Golfe Persique pourrait se doter d’une somme ( au maximum le 1/10 de la somme indiqué au point 6 du MOU) pour inciter l’Iran à respecter ses engagements. Par exemple, ces sommes pourraient être liées au non blocus du détroit d’Ormuz. Chaque fois que le détroit d’Ormuz sera fermé unilatéralement par un pays, il y aura une sanction ou une diminution substantielle des sommes promises au titre d’une coopération bienveillante du « Conseil du Golfe Persique ». On ne va pas passer son temps à fermer et ouvrir le détroit d’Ormuz pour un oui ou pour un non et récompenser les fermetures du détroit dont les pays du golfe persique ont besoin pour leurs activités économiques.

Il est recommandé au Conseil du Golfe Persique de bien choisir ses conseillers officiels. Naej DRANER n’a jamais proposé un équivalent du point 6, mais dès que le Conseil du Golfe Persique verra officiellement le jour, un ou deux conseillers américains vont débarquer en demandant de prendre la main … et ils vous proposeront l’équivalent du point 6 que Naej DRANER ne proposera jamais au « Conseil du Golfe Persique ».

Remarques générales sur le MOU

  • Le timing n’est pas clair et inapplicable. On utilise simultanément les termes « immédiatement » et « dans les 30 jours » pour dire la même chose. Ce n’est pas clair et franchement ambigüe.
  • Les acteurs clés de la guerre libanaise, à savoir Israël et le Hezbollah ne semblent pas avoir été impliqués et ne se sentent pas concernés.
  • Il n’y a aucun système de supervision du cessez-le-feu. La conséquence est que dès qu’il y a un incident, le camp adverse répond militairement, provoquant l’escalade.
  • Beaucoup de bonnes intentions, peu de contraintes. Si les États-Unis se défaussent de leurs engagements sur les autres auxquels ils n’ont même pas demandé leur accord, l’accord pourrait devenir mort-né.
  • Cela ne règle rien pour le nucléaire iranien, sauf à renégocier un accord équivalent à celui de 2015, ce qui demanderait au moins 6 mois à un an.

Le « Conseil du Golfe Persique  » doit exister

Il ne règlera pas tous les problèmes,mais il peut en atténuer certains et apporter un signal clair pour tous ceux qui utilisent le détroit d’Ormuz:

  • Il est implicitement admis dans le MOU même s’il ne figure pas explicitement
  • Il faut choisir son président temporaire qui ne peut être Oman ou le Qatar, ne pouvant être juge et partie avec la partie américaine et iranienne
  • Il faut nommer un secrétaire
  • mettre en route tous les travaux à mener dans les 2 mois

N.D. a une règle d’or : lorsque les gens suivent indirectement ses conseils sans jamais le reconnaître, il fait le mort et « oublie » de mentionner une condition importante qu’il avait oubliée « tout à fait involontairement » auparavant. Bien sûr, N.D. sera très, très désolé si, sans ses conseils, le projet venait à disparaître.

Le 21 Juin 2026

Naej DRANER