Archives de catégorie : Notes d’actualité

pour y décrire les réactions au fil de l’actualité

Pour le ministre des affaires étrangères d’Oman

Suite à un entretien avec Badr Al-Boussaïdi publié sous la forme d’article et citations ( dans Le Monde le 29 Juin), Ce qui est actuellement présenté par Oman est équivalent du « Conseil du Golfe Persique ».

Badr Al-Boussaïdi évoque la possibilité d’un traité de non-ingérence et de non agression entre toutes les parties prenantes du Golfe Persique. C’est ce point sur lequel nous revenons ici.

Ce qui favorise la coexistence, c’est la multiplication d’échanges et contacts entre pays

Aujourd’hui, c’est ainsi que nous expliquons la pacification progressive de l’Europe et la période de coexistence internationale au lendemain de la seconde guerre mondiale.

Un traité de non agression est passif et n’apporte généralement pas de résultat sur le moyen et long terme

Un traité ne génère aucune interaction et échange au delà de la signature du traité. Le jour où une menace se précise, le simple rappel de l’existence du traité est insuffisant.

Une institution, lieu d’échanges permanents ( politiques, culturels, économiques et financiers) entre tous les pays membres est un système dynamique qui continue à avoir de l’effet en toutes circonstances

En cas de période trouble, il reste un flux d’échanges permanents qui permettent de garder le contact

Conclusion: ne vous engagez pas dans la voie d’un traité mais pensez institution ou organisme capable de rayonner

De plus, si un jour vous prétendez proposer et vendre des services, il vous faudra un organisme dont l’existence légale internationale soit reconnue et le moins contestable possible. Une société « de fait » sans statut juridique international, sera utilisée pour trouver une faille qui engage la responsabilité financière des différents pays responsables de ces services. Ne faites pas de groupe informel et non officiel qui refuse de formaliser son existence

le 29 Juin 2026

Naej DRANER

Si un lecteur connaît Badr Al-Boussaïdi, ministre des affaires étrangères d’Oman, merci de lui retransmettre le texte. C’est le texte en Français qui est considéré comme l’original. La version anglais US est une traduction par l’auteur en utilisant DeepL et en rectifiant manuellement les fautes les plus grossières, non certifiée.

Détroit d’Ormuz : accord ambiguë et coordination faible

Textes de référence

Absence de système de supervision du cessez-le-feu

C’est la marque de tous les cessez-le-feu 2025 et 2026 sous initiative américaine. Il n’y a pas de système de contrôle ou/et de supervision du cessez-le-feu.

Dans la très grande majorité des cessez-le-feu, il y a des bavures et pour éviter que chaque bavure se transforme en escalade et nouvelle guerre, un organisme de supervision du cessez-le-feu est créé.

Son rôle est :

  • référencer et documenter les bavures,
  • prendre contact ASAP avec chaque partie pour éviter l’escalade et clarifier l’erreur d’interprétation qui a abouti à une bavure
  • comprendre l’origine des bavures et vérifier si les bavures ont été dues à une mauvaise interprétation (ou insuffisance) des règles de l’accord ou une mauvaise application (problème dans la retransmission interne aux hiérarchies et aux ordres donnés de chaque côté)

Comme il n’y a pas de système de supervision, chaque camp fait son interprétation, ne fait pas remonter l’information et décide lui-même de la suite militaire qu’il va donner, ce qui fut le cas les 26,27 et 28 Juin 2026

Décortiquons l’incident de jeudi 25 Juin

Le plan de l’organisation Maritime Internationale (OMI) prévoit l’évacuation d’un total de 11 000 marins à bord de 600 navires, qui étaient coincés dans le Golfe à cause de la guerre au Moyen-Orient, à travers deux voies distinctes, une proche des côtes de l’Iran et l’autre de celles d’Oman, en coordination avec les autorités locales.

Il y a donc 2 routes possibles, soit du côté iranien, soit du côté omanais. Chaque navire a la possibilité de prendre l’une ou l’autre et ensuite des procédures strictes ont été définies par l’OMI pour appeler chaque navire et permettre son évacuation.

L’OMI avait obtenu des garanties de sécurité pour s’assurer que les navires ne seraient pas pris pour cible, assurant que le processus d’évacuation sera relancé dès qu’il aura « obtenu des confirmations supplémentaires en ce sens ».

Un navire qui est passé par la route omanaise a été pris pour cible. La marine américaine a alors abattu 3 autres drones qui semblaient vouloir prendre pour cible des navires en cours d’évacuation.

Qui s’en est pris au navire en transit ?

Vraisemblablement les gardiens de la révolution ont tiré, parce qu’ils ont jugé que tout navire aurait du avoir au préalable leur autorisation.

Est-ce une erreur des règles de l’accord ou de l’application au sein de la hiérarchie iranienne ?

Vraisemblablement les deux. Se croire un droit exclusif y compris sur les passages de navire dans les eaux territoriales d’Oman est un abus d’interprétation de l’accord initial et n’est absolument pas ce que l’OMI a négocié. D’un autre côté, les gardiens de la révolution n’ont probablement pas une idée claire de ce qui relève de leur droit et ont probablement des ordres d’application qui ignorent la réalité des eaux territoriales de la partie adverse.

Que faudrait-il faire ?

L’OMI a prévu de faire préciser les règles d’application du plan d’évacuation avec les parties prenantes.

Mais c’est insuffisant. Il faudrait commencer, à un niveau comme celui du « Conseil du Golfe Persique » ( ou une autre partie qui se considère responsable), à envoyer aux représentants de l’Iran et d’Oman un plan indiquant la limite des eaux territoriales entre Iran et Oman et que chaque camp confirme la limite actuelle reconnue internationalement. Cela demandera autant d’aller et retour que nécessaire, mais il faut aboutir à une limite reconnue par les deux parties. Cela peut prendre du temps, mais c’est nécessaire. Nous allons en avoir besoin tout le temps, à commencer par le déminage

Pourquoi les Etats-Unis et l’Iran ont-ils chacun déclenché » des représailles ?

Parce que chacun se considère dans son droit et qu’il n’y a eu aucun système de supervision du cessez-le-feu défini. Si ce système avait été correctement défini, il y aurait une procédure d’arbitrage pour identifier l’erreur de la bavure et faire rectifier l’interprétation des règles et leur application. Cela peut continuer jusqu’à une reprise de la guerre

Coordination « faible » pour ne pas dire inexistante – exemple déminage

Prenons le cas du déminage. A l’origine les routes internationales de navigation reconnues sont dans les eaux territoriales omanaises. L’Iran a jugé bon d’y laisser quelques mines, histoire de détourner tous les navires de ces routes internationales et de proposer de nouvelles routes sûres, qui sont , comme par hasard, dans les eaux territoriales iraniennes pour pouvoir justifier un droit de passage iranien. Cela s’appelle du racket international, avec quelques mines oubliées ( Entre 0 et 80 suivant les sources).

L’accord prévoit un déminage mais n’est pas explicite sur qui fait quoi.

Si les mines sont dans les eaux omanaises, toute intervention de déminage devrait être faite avec l’accord des autorités d’Oman ( d’où l’importance d’avoir un clair délimité des eaux territoriales).

Savez-vous que les États-Unis n’ont aucun démineur au moyen-Orient ? Savez-vous que 3 bateaux performants de déminage des États-Unis ont été envoyés à la casse en janvier 2026 ? Autrement dit, seuls des bateaux européens sont opérationnels et prêts à intervenir si on leur demande. Et vraisemblablement les iraniens n’ont plus de démineurs non plus. Et ils feront comme si ils ont encore la compétence pour intervenir. Mais Oman peut demander à qui il veut de faire déminer ses eaux territoriales. Il faudra prévenir les iraniens et s’assurer qu’ils n’attaquent pas ces bateaux, suite à une mauvaise interprétation de la mission de déminage.

Qui s’occupe de la coordination du déminage ?

Pas les américains, puisqu’ils n’ont plus de bateau opérationnel au moyen-orient et qu’il vaut mieux que ce soit un pays neutre qui intervienne pour le déminage. On peut aussi demander aux iraniens de venir déminer les mines identifiées, mais vraisemblablement il n’y a aucune coordination clairement définie. Ce n’est pas très compliqué de prendre 3 à 5 militaires originaires de pays du Golfe et de définir la coordination nécessaire. D’après mes informations, personne ne s’occupe réellement du sujet: ni les américains, ni les iraniens; un « Conseil du Golfe Persique » aurait pu prendre et pourrait prendre en charge ce point pour faire intervenir les bateaux européens prêts à intervenir. Il leur faudra 2 à 4 semaines pour nettoyer la voie internationale de navigation. Ils sont prêts à le faire, mais voudraient des garanties d’intervention solides, et surtout qu’il y ait des pays riverains du Golfe Persique qui acceptent de mouiller leur chemise pour faire avancer le sujet.

….

Le 28 Juin 2026

Naej DRANER

Un intermédiaire fiable est indispensable pour un travail d’architecte fiable

La faiblesse du rôle de Naej DRANER tient au fait de l’absence d’intermédiaire fiable et de remontée d’information.

L’architecte de solution sécurito-politique définit la solution et la confronte aux intervenants et la fait évoluer, si nécessaire.

Dans le cas du « Conseil du Golfe Persique », il y a eu l’impression que quelques idées ont été reprises, partiellement, sans qu’il soit possible de déterminer qui a été réellement informé et à quel niveau. Il n’y a pas eu de retour fiable pour connaître les réactions et faire évoluer les propositions. Il semble qu’il y ait eu un ou deux pays informés du projet, mais pas tous. Il peut aussi arriver que l’impression ne soit qu’une coïncidence.

Il arrive, malheureusement assez souvent, que l’intermédiaire finit par se prendre pour l’architecte et profite de sa situation d’intermédiaire pour modifier seul les propositions et apparaître comme le seul acteur. Quand cela arrive, N.D. ne peut plus rien faire, ni en tant qu’architecte ni en tant que conseiller. En bref, il est court-circuité et n’a plus aucune maitrise sur le projet.

Autrement dit, le rôle de N.D. ne peut être exercé correctement qu’en relation étroite avec le président du Conseil du Golfe Persique et son secrétaire. S’ils ne voient jamais le jour, il ne se passera jamais rien.

Les conseils ne sont jamais soumis de façon préalable à un gouvernement autre que ceux concernés par l’organisme cible. Par exemple, ce serait une affaire entre moi et le Conseil du Golfe Persique ( si ce dernier avait vu le jour), y compris pour le coût des conseils ( il faudrait aller sur place et faire le point rapidement, mais je n’ai aucun budget pour le faire).

L’idéal serait d’avoir une association de diplomates capables de relayer et remonter les idées et réactions.

Cela n’a pas empêché, dans le passé, d’avoir des conseils strictement et correctement appliqués, mais ce n’est pas le cas ici.

Le 25 juin 2026

Naej DRANER (naej.draner@gmail.com)

Le détroit d’Ormuz : une coquille vide ?

La crise du détroit d’Ormuz ne se reproduira probablement pas. L’Arabie saoudite va augmenter ses pipelines qui lui permettent de s’affranchir du détroit d’Ormuz, les Émirats Arabes Unis vont doubler leurs pipelines, l’Irak a prévu une autre solution. Le Qatar, Oman et quelques pays vont rester dépendants du détroit d’Ormuz mais s’il devait y avoir une prochaine crise, moins de la moitié du trafic serait touché, si cette crise arrive quand les travaux planifiés sont finis.

Les clients qui étaient dépendants du détroit d’Ormuz s’organiseront de telle manière que leur dépendance se réduise.

Passagèrement, il pourrait y avoir une augmentation significative du trafic maritime du détroit d’Ormuz, mais cela devrait rester temporaire pour les 2 années à venir.

Le Conseil du Golfe Persique verra-t-il le jour ? Probablement non, les principaux pays qui sont dépendants du détroit d’Ormuz s’organisent autrement. Ils préfèrent la sécurité d’un pipeline aux aléas des humeurs d’un pays au sein d’un organisme qu’il prétendrait contrôler.

Cela avait du sens et aura du sens pour leur avenir collectif, mais l’humeur n’est pas joyeuse. Indirectement attaqués par l’Iran qui manipule menace et chantage, pris en otage par leur grand allié américain qui s’est engagé, pour eux, à leur faire cracher quelques centaines de milliards.

Sommes-nous engagés par les promesses américaines de financement ? Moi non. Si la richesse est l’art de faire payer aux autres ce qu’ils promettent, on comprend pourquoi ils sont si riches.

Dans sa culture, l’Iran des générations passées avait une vraie culture de la gestion collective de l’eau. La République Islamique d’Iran a gâché cette réalité en prenant, au fil des années, des décisions inappropriées. Certains disent même que certaines grandes villes iraniennes pourraient déménager, résultat d’une gestion incompétente de l’eau dans un pays qui avait su la gérer au fil de son histoire.

L’avenir le dira.

Le 24 Juin 2026

Naej DRANER

Y a-t-il un besoin d’un Conseil du Golfe Persique ?

Textes de référence

Besoins à court et moyen terme pouvant justifier un « Conseil du Golfe Persique »

L’accord Iran/Etats-Unis indique explicitement un retour à la normale d’ici 30 jours. Mais au-delà de 60 jours les règles applicables seront définies entre l’Iran, Oman et les pays riverains du Golfe Persique..

Les pays du Golfe Persique pourraient s’impliquer, s’ils en éprouvent le besoin.

Le besoin à court et moyen terme est de:

  • rassurer tous les acteurs sur la sécurité du détroit d’Ormuz,
  • réguler le trafic si brutalement tout le monde voulait y accéder en même temps.

Si naissait un conseil du Golfe Persique avec des règles claires de circulation acceptées par tous les pays riverains, cela pourrait aider à reprendre un trafic normal.

Tant que le déminage ne sera pas fini, il y a un risque qui devrait théoriquement être levé dans 30 jours mais sur lequel nous n’avons pas de visibilité.

Estimer le besoin du trafic après retour au calme, après 30, 60 et 90 jours.

Chaque pays riverain du Golfe Persique est capable d’indiquer son besoin théorique dans 30, 60 et 90 jours.

La première tâche serait de recueillir ces estimations et d’évaluer s’il y a un besoin de réguler le trafic à venir.

S’il y a risque de dépassement du trafic maximal, il faudra mettre en place un système de réservation et de créneaux de passage. Il peut être gratuit ou payant, mais une telle réservation et contrôle du trafic se prépare.

D’ici 30 jours, il est peu probable qu’il y ait saturation du trafic. Tout le monde se méfie des annonces contradictoires permanentes. Détroit ouvert, puis fermé, puis ouvert, puis fermé et ainsi de suite…

Après 30 jours ? Nous pourrions l’estimer. S’il n’y a pas de risque de dépassement du trafic normal, il serait possible de ne rien faire.

Le Conseil du Golfe persique peut voir le jour maintenant pour peser sur la définition des règles de navigation à venir. Le problème pourrait être autant la régulation du trafic du détroit d’Ormuz que la régulation interne au Golfe Persique, si tout le monde veut rattraper le temps perdu et qu’il faut stocker les navires en attente dans le Golfe Persique.

Ces pays pourront survivre sans un « Conseil du Golfe Persique », mais ce serait mieux s’ils pouvaient montrer qu’ils définissent et maitrisent ensemble l’avenir du Golfe Persique.

Cette décision appartient aux pays riverains du Golfe Persique. A ce jour, Naej DRANER n’est rien d’autre qu’un agitateur d’idée, sans aucune fonction liée au golfe Persique.

Le 22 Juin 2026

Naej DRANER

Post-scriptum : récemment, il y a eu plusieurs accès d’Iran à ce site. Nous ne savons pas si c’est à titre privé ou de la part de fonctionnaires de l’Etat Iranien

Conseil du Golfe Persique et MOU Iran/Etats-Unis

Textes de référence

Point 5 du MOU

Le point 5 du MOU dit:

 » Dès la signature du présent protocole d’accord, la République islamique d’Iran mettra tout en œuvre pour assurer le passage en toute sécurité et sans frais des navires commerciaux, pendant 60 jours uniquement, entre le golfe Persique et la mer d’Oman, et vice versa. Le trafic des navires commerciaux reprendra immédiatement et, compte tenu de la nécessité pour la République islamique d’Iran de lever les obstacles techniques et militaires et de procéder au déminage, il sera pleinement rétabli dans un délai de 30 jours.
La République islamique d’Iran engagera un dialogue avec le Sultanat d’Oman afin de définir le futur cadre administratif et les services maritimes dans le détroit d’Ormuz, en concertation avec les autres États riverains du golfe Persique, conformément au droit international applicable et aux droits souverains des États côtiers du détroit d’Ormuz. « 

Autrement dit, le détail ne fait pas partie de la négociation directe avec les USA mais fait partie d’une négociation avec les Etats riverains du golfe Persique, ce qui correspond à la définition du « Conseil du Golfe Persique ».

Le « Conseil du Golfe Persique » a 60 jours maximum pour définir les nouvelles règles qui concernent le golfe Persique et le détroit d’Ormuz.

Pour que le trafic reprenne normalement, il faudra de toute façon avoir des règles claires et une annonce par le « Conseil du Golfe Persique » sera la bienvenue pour encourager et canaliser le trafic dans le détroit d’Ormuz.

Y a-t-il un lien de cause à effet entre les textes écrits sur le « Conseil du Golfe Persique » et le MOU? Probablement, mais l’intermédiaire n’est pas identifié. A priori un pays asiatique qui est intervenu indirectement.

Point 6 du MOU

Les américains n’ont pas pu s’empêcher de promettre une aide financière dont ils disent haut et fort que ce n’est pas eux qui vont la payer. Le Conseil du Golfe Persique n’étant pas un organe d’intégration économique et politique, il n’est pas concerné par cette promesse des américains. Tout au plus, le Conseil du Golfe Persique pourrait se doter d’une somme ( au maximum le 1/10 de la somme indiqué au point 6 du MOU) pour inciter l’Iran à respecter ses engagements. Par exemple, ces sommes pourraient être liées au non blocus du détroit d’Ormuz. Chaque fois que le détroit d’Ormuz sera fermé unilatéralement par un pays, il y aura une sanction ou une diminution substantielle des sommes promises au titre d’une coopération bienveillante du « Conseil du Golfe Persique ». On ne va pas passer son temps à fermer et ouvrir le détroit d’Ormuz pour un oui ou pour un non et récompenser les fermetures du détroit dont les pays du golfe persique ont besoin pour leurs activités économiques.

Il est recommandé au Conseil du Golfe Persique de bien choisir ses conseillers officiels. Naej DRANER n’a jamais proposé un équivalent du point 6, mais dès que le Conseil du Golfe Persique verra officiellement le jour, un ou deux conseillers américains vont débarquer en demandant de prendre la main … et ils vous proposeront l’équivalent du point 6 que Naej DRANER ne proposera jamais au « Conseil du Golfe Persique ».

Remarques générales sur le MOU

  • Le timing n’est pas clair et inapplicable. On utilise simultanément les termes « immédiatement » et « dans les 30 jours » pour dire la même chose. Ce n’est pas clair et franchement ambigüe.
  • Les acteurs clés de la guerre libanaise, à savoir Israël et le Hezbollah ne semblent pas avoir été impliqués et ne se sentent pas concernés.
  • Il n’y a aucun système de supervision du cessez-le-feu. La conséquence est que dès qu’il y a un incident, le camp adverse répond militairement, provoquant l’escalade.
  • Beaucoup de bonnes intentions, peu de contraintes. Si les États-Unis se défaussent de leurs engagements sur les autres auxquels ils n’ont même pas demandé leur accord, l’accord pourrait devenir mort-né.
  • Cela ne règle rien pour le nucléaire iranien, sauf à renégocier un accord équivalent à celui de 2015, ce qui demanderait au moins 6 mois à un an.

Le « Conseil du Golfe Persique  » doit exister

Il ne règlera pas tous les problèmes,mais il peut en atténuer certains et apporter un signal clair pour tous ceux qui utilisent le détroit d’Ormuz:

  • Il est implicitement admis dans le MOU même s’il ne figure pas explicitement
  • Il faut choisir son président temporaire qui ne peut être Oman ou le Qatar, ne pouvant être juge et partie avec la partie américaine et iranienne
  • Il faut nommer un secrétaire
  • mettre en route tous les travaux à mener dans les 2 mois

N.D. a une règle d’or : lorsque les gens suivent indirectement ses conseils sans jamais le reconnaître, il fait le mort et « oublie » de mentionner une condition importante qu’il avait oubliée « tout à fait involontairement » auparavant. Bien sûr, N.D. sera très, très désolé si, sans ses conseils, le projet venait à disparaître.

Le 21 Juin 2026

Naej DRANER

Prévoir des risques de guerre est-il utile ?

En principe OUI, si on veut les éviter. En pratique NON : la prévision est niée et l’absence de reconnaissance du « Cycle Quésako » fait que ce n’est même pas évalué et reconnu.

Dans les annexes 5 et 6 du livre « Un phénomène cyclique qui favorise les guerres« , il y a 2 extraits partiels des prévisions faites fin décembre 2021 sur les risques de guerre en Europe et dans le conflit israélo-arabe. Les risques de guerre ont été confirmés par les faits.

Personne n’a pris en en compte les risques de guerre décrits fin 2021

Il y a de nombreuses raisons:

  • d’abord il n’y a pas eu de publication dans des revues crédibles, ni même de publication de livre avant 2025,
  • La majorité des chercheurs occidentaux ( et même non occidentaux) ont regardé, jusqu’à présent, avec indifférence ces recherches qui n’ont même pas été évaluées (du moins l’absence de réaction ne me permet pas d’imaginer que cela intéresse quelqu’un),
  • Aucune personne, autre que l’auteur, n’a osé faire une présentation partielle montrant qu’il a compris,
  • Ce n’est pas un concept nouveau ( comme le « Cycle Quésako »), mais plusieurs concepts différents et nouveaux qui permettent de comprendre et faire des prévisions ( Contextes, modélisation, règles de prévisions, …) Cela fait trop de choses en même temps.
  • Aucune recherche complémentaire n’est officiellement engagée sur le sujet, ou si elle est commencée, l’auteur n’en a pas été informé, comme s’il fallait ignorer les travaux d’origine.

Aucun scientifique connu ne cautionne officiellement la réalité du « Cycle Quésako »

Il y a de nombreuses raisons:

  • La publication d’un livre en français de l’ensemble de la recherche reste inconnue,
  • malgré une traduction correcte en anglais-américain, il n’y a pas d’éditeur de cette version,
  • l’auteur que je suis n’a pas encore soumis d’article sur le sujet, un peu découragé de réponses souvent négatives. Si officiellement, tout article peut être lu et soumis à une revue par des pairs, l’expérience montre que des informations connexes ( environnement non universitaire des recherches, par exemple) suffise à ne même pas lire et présenter à une revue ce qui est proposé,
  • chaque chercheur scientifique est d’abord préoccupé de ses propres recherches et activités. Évaluer des travaux d’autres non publiés est, pour ces chercheurs, une perte de temps.

Que faire pour faire connaître et reconnaître la réalité du « Cycle Quésako » et des prévisions des risques de guerre qui peuvent être faites ?

  • Si les lecteurs se faisaient connaître en faisant au moins valoir ce qui les a ou non convaincus, nous aurions des pistes à exploiter,
  • un débat contradictoire ferait avancer les choses, mais il n’y en a pas,
  • une publication dans une revue spécialisée est nécessaire.

Des dirigeants et politiciens peuvent-ils aider à faire valoir tout ceci ?

L’exemple de la France n’est pas encourageant. Les courriers transmis à plusieurs premiers ministres français ont bien montré que les courriers sont parvenus, mais ces premiers ministres se sont contentés de le transmettre à leur ministre de la défense qui n’en ont rien fait. Les parlementaires français sont trop absorbés par les crises politiques successives pour en faire quoi que ce soit.

Bien sûr, ils pourraient tous aider, mais cela demanderait d’y accorder une certaine crédibilité, ce qui n’est pas le cas.

Est-ce utile de continuer à faire des prévisions de risques de guerre confirmées par les guerres ?

Aujourd’hui, ce n’est exploité par personne et ce n’est donc pas utile. La question qui se pose ouvertement est de savoir si il faut continuer, sans budget, sans reconnaissance.

De plus, dans une guerre comme celle déclenchée le 7 octobre 2023 par le Hamas et qui se poursuit sous des formes diverses, la prise en compte de la réalité de ces prévisions et recherches aurait pu changer les choses. Même si une israélo-américaine a dit que j’ai prévu ce que le Mossad a été incapable de prévoir, il est peu probable que les israéliens soient un jour au courant de la relation entre leur guerre et le « Cycle Quésako ».

Ce n’est pas la réalité de ces recherches qui est en cause, mais la quasi impossibilité de les faire valoir auprès de ceux qui pourraient être directement intéressés. Il y a un gap trop grand entre les possibilités de prévision et ce que la culture contemporaine accepte de considérer comme vrai. Autrement dit, personne n’y croit au point de les soutenir officiellement ou au moins de les faire évaluer.

Le 18 juin 2026

Courrier reçu des services du premier ministre français:

Ces courriers indiquent seulement que les autorités françaises ont été informées, ùême si elles n’en ont rien fait.

Mise à jour du 20 juin 2026

Le dossier transmis début 2023 contenait la prévision de guerre du conflit israélo-arabe. A ma connaissance, elle ne fut pas exploitée.

Un courrier transmis en décembre 2025 à la ministre des armées proposait de lancer une évaluation objective. Il y a eu une réponse, mais rien de concret. Cela n’a probablement pas été évalué, ou de façon caricaturale et superficielle, comme c’est souvent le cas. Bien que le ministère des armées finance directement ou indirectement la plupart des études concernant les guerres, c’est un monde d’entre soi apparemment incapable d’évaluer des travaux originaux ni même d’apporter au niveau international une valeur ajoutée reconnue. Un organisme comme l’IRSEM a un périmètre qui peut englober ces recherches. Vraisemblablement aucun des chercheurs de l’IRSEM n’est au courant, et on pourrait dire la même chose de quelques laboratoires universitaires. Ont-ils raison de faire l’autruche sur le « Cycle Quésako »? La question ne se pose même pas, puisque le sujet a rejoint les oubliettes de l’histoire, sans que personne n’ait compris, dans ces milieux français, de quoi il retourne. Il est très difficile, pour un chercheur indépendant hors structure, de communiquer ou de faire évaluer des travaux originaux avec des résultats reconnus. La culture de l’élitisme française tend à ignorer ce qui ne vient pas des élites reconnues. Ce sont les mêmes qui s’indigneront que des chercheurs étrangers aient repris ou complété ces travaux, si ceci arrive un jour.

Cycle Quésako : un débat contradictoire est nécessaire

Ce qui tue une idée, ce n’est pas la discussion mais l’indifférence et l’absence de débat.

Le « Cycle Quésako » est probablement la découverte majeure sur les guerres à connaître et faire valoir. Mais la découverte du « Cycle Quésako » n’est compréhensible qu’avec toute une série de nouveaux concepts et de recherches menées:

  • les statistiques menées sur les guerres référencées par les travaux sur les COW (Correlates of War), c’est à dire toute une série d’informations liées aux guerres,
  • La notion de « contexte », telle que présentée dans le livre « Un phénomène cyclique qui favorise les guerres« ,
  • la notion de seuil de déclenchement de guerre, présentée dans le même livre,
  • les règles utilisées pour des prévisions de guerre, présentées dans le même livre

Pour le moment, quelques personnes ont écouté poliment mais ne se sont jamais exprimées, ni dans un sens, ni dans un autre.

Les concepts présentés sont à contre-courant des recherches du monde occidental. D’ailleurs, l’occident s’est toujours contenté de prétendre résoudre les guerres en les gagnant. La paix, pour la plupart des dirigeants contemporains, c’est gagner la guerre. Et pour ne pas perdre la face, chacun s’efforce de montrer qu’il finira par avoir militairement raison.

Que ce soient la Russie, l’Ukraine, l’Europe, les Etats-Unis, la Chine, Israël, le Hamas, le Hezbollah et l’Iran, ils pensent tous que la paix à venir, c’est leur victoire, qu’ils pensent source de paix, quand elle n’est que le moyen de préparer la prochaine guerre.

Un débat contradictoire demanderait que chacun exprime ses opinions et les exprime de façon rationnelle. Un débat contradictoire demande d’écouter tous les arguments, y compris ceux qui dérangent.

C’est le moment de revenir aux fondamentaux:  » que 100 fleurs refleurissent et que chacun s’exprime sur un tel sujet ».

Un débat contradictoire amènera chacun à affiner ses arguments et à trouver une argumentation adaptée et convaincante. Le « Cycle Quésako » ne survivra que si un tel débat contradictoire voit le jour. Pour le moment, il y a juste eu quelques commentaires polis limités à quelques milieux initiés, ces commentaires ne sont même pas retransmis ouvertement. Personne n’a présenté objectivement l’ensemble de ces recherches de façon convaincante.

C’est beaucoup plus une tournure d’esprit chinoise qu’occidentale pour oser reconnaître l’importance d’un tel cycle. Encore faudrait-il que les chinois osent s’exprimer entre eux, autrement que dans un discours convenu et non contradictoire.

2 guerres majeures ( Russie-Ukraine et Israël-Hamas-Hezbollah-Iran) continuent sans que personne n’ose présenter le « Cycle Quésako » comme la cause probable la plus importante de ces 2 guerres. Faisons-nous l’autruche ou refusons-nous un débat ?

Le 10 Juin 2026

Appel à coopération

Les statistiques de fréquentation du site « Horlogedelinconscient.fr » montrent :

  • la plupart de ceux qui accèdent au site y vont directement à partir d’un lien direct (probablement l’un des liens que j’ai transmis et que d’autres ont retransmis),
  • Il y a 2 pays qui accèdent plus souvent : la Chine et Singapour. Pour la Chine, c’est une ville du Nord-Ouest de la Chine, mais pas les grandes villes comme Pékin ou Shanghai
  • Aucune indication à ce jour ne permet de savoir si la curiosité dans les 2 pays est « naturelle » ou en lien avec des autorités ou des universités de ces pays
  • Les quelques accès dans les pays européens sont limités. Cela relève plus de la curiosité que d’un intérêt soutenu

En tant qu’auteur, je n’ai toujours pas mis à jour la traduction en anglais de la présentation française du Cycle Quésako, ne comprenant pas qui est intéressé ou non. J’ai prévu de le faire mais sans information directe, je ne suis pas trop motivé.

Actuellement, la recherche sur le « Cycle Quésako » n’est pas dans une impasse, elle est:

  • en sommeil, faute d’intérêt officiel
  • inconnue des principaux acteurs qui devraient en prendre connaissance ( ONU, dirigeants des principaux pays comme Etats-Unis, Russie, Europe, OTAN, Chine, Israël, pays arabes..)
  • aucun débat contradictoire n’a eu lieu sur le sujet
  • aucune communication officielle vers des revues scientifiques n’a eu lieu ( j’en suis responsable, faute du moindre retour de ceux qui y accèdent

Cependant, pour avancer, il faudrait que je sois appuyé par d’autres acteurs. Il n’y a pas besoin d’être un grand scientifique pour coopérer et aider, mais il faut le courage intellectuel nécessaire pour aller au bout d’un débat contradictoire officiel nécessaire.

Actuellement, les textes de référence sont :

La question se pose de savoir:

  • s’il faut privilégier le travail de chercheur sur le « Cycle Quésako »
  • s’il faut, au contraire, privilégier le travail de réflexion de règlement des conflits de Naej DRANER

Les deux sont complémentaires.

Il me semble que la priorité serait de faire valoir les prévisions de guerre faites en décembre 2021 et bien expliquer pourquoi ces prévisions ont été possibles et pourquoi les dirigeants et diplomates actuels fuient le sujet. Les deux principales guerres en cours : Ukraine-Russie et Israël-palestiniens-Iran-Liban sont des exemples concrets montrant la pertinence et la réalité du « Cycle Quésako ». Il n’est pas normal que les acteurs de ces guerres ne soient pas au courant.

Je recherche en urgence des grandes gueules, dans tout pays, capables de s’exprimer sur le sujet et de provoquer un débat contradictoire international.

Merci d’avance pour votre coopération

Jean-Baptiste RENARD ( auteur chercheur) et Naej DRANER (remueur de merde internationale)

Le 4 juin 2026

Ukraine-Russie : préparer le cessez-le-feu

Actuellement, la ligne de front Ukraine-Russie est relativement stable. Pendant de nombreux mois, la Russie grignotait très lentement le territoire ukrainien. Cette tendance s’est arrêtée et est en train de s’inverser. Il faut être prudent dans les annonces qui sont faites par la Russie. La hiérarchie militaire russe a multiplié des annonces de succès qui ne correspondent pas à la réalité. La Russie n’est pas dans une situation difficile, mais ses revendications officielles comme sur le Donbass en totalité ne correspondent pas à une réalité que la Russie peut militairement gagner à court et moyen terme. La source de référence de l’état du front est « Institute for the Study of War » qui apparaît comme la seule source fiable que je connaisse.

Le plus vraisemblable est que le cessez-le-feu sera un jour décrété sur la ligne de front, comme une pause militaire pendant que les discussions et négociations continuent. Que la ligne de cessez-le-feu soit un peu plus du côté russe ou ukrainien ne changera rien au dispositif qu’il faut envisager pour le cessez-le-feu à venir. Il faudrait 3 à 6 mois pour préparer correctement le dispositif de cessez-le-feu. Vraisemblablement cela se fera en mode panique, puisqu’aucun projet connu n’est réaliste, que ce soit du côté russe, ukrainien, américain ou européen.

La dernière trêve au moment de la pâque orthodoxe donne un avant-goût de ce que va être le cessez-le-feu s’il n’y a aucune préparation.

Les dirigeants européens semblent n’avoir aucune idée de ce qu’a été le cessez-le-feu de 2014 à 2022. Il n’a jamais été complètement respecté, les bavures quotidiennes se comptant en centaines ou milliers de bavures. Ces mêmes dirigeants ne semblent pas non plus avoir une idée claire de ce qu’il faudrait faire. Croire qu’il suffirait de quelques pays volontaires pour impressionner et dissuader la Russie relève de la méconnaissance du sujet ou de l’intox.

Une étude avait été faite durant le cessez-le-feu de 2014 à 2022. Cette étude permet de comprendre ce qu’il faudrait faire. Faut-il la reprendre ? ou faut-il attendre que quelques dirigeants définissent un système qui ne marchera jamais ? C’est dommage de devoir attendre un échec pour expliquer ce qui éviterait cet échec à venir. Que ce soit sur la guerre, les cessez-le-feu ou la paix à venir, les européens n’ont pas, jusqu’à présent, fait preuve d’une ouverture d’esprit montrant qu’ils essaient de maîtriser ces sujets. Suis-je mal informé sur leur connaissance réelle de ces sujets ? Peut-être, mais l’incapacité de s’intéresser au « Cycle Quésako » est bien révélateur de leur état d’esprit global.

Plus tard dans l’année 2026, s’il y a un intérêt exprimé, tout ce qui est nécessaire à la préparation d’un cessez-le-feu sera indiqué. Pour le moment, cela donne l’impression que ce ne sera même pas lu.

Naej DRANER

Le 21 mai 2026