Actuellement, la ligne de front Ukraine-Russie est relativement stable. Pendant de nombreux mois, la Russie grignotait très lentement le territoire ukrainien. Cette tendance s’est arrêtée et est en train de s’inverser. Il faut être prudent dans les annonces qui sont faites par la Russie. La hiérarchie militaire russe a multiplié des annonces de succès qui ne correspondent pas à la réalité. La Russie n’est pas dans une situation difficile, mais ses revendications officielles comme sur le Donbass en totalité ne correspondent pas à une réalité que la Russie peut militairement gagner à court et moyen terme. La source de référence de l’état du front est « Institute for the Study of War » qui apparaît comme la seule source fiable que je connaisse.
Le plus vraisemblable est que le cessez-le-feu sera un jour décrété sur la ligne de front, comme une pause militaire pendant que les discussions et négociations continuent. Que la ligne de cessez-le-feu soit un peu plus du côté russe ou ukrainien ne changera rien au dispositif qu’il faut envisager pour le cessez-le-feu à venir. Il faudrait 3 à 6 mois pour préparer correctement le dispositif de cessez-le-feu. Vraisemblablement cela se fera en mode panique, puisqu’aucun projet connu n’est réaliste, que ce soit du côté russe, ukrainien, américain ou européen.
La dernière trêve au moment de la pâque orthodoxe donne un avant-goût de ce que va être le cessez-le-feu s’il n’y a aucune préparation.
Les dirigeants européens semblent n’avoir aucune idée de ce qu’a été le cessez-le-feu de 2014 à 2022. Il n’a jamais été complètement respecté, les bavures quotidiennes se comptant en centaines ou milliers de bavures. Ces mêmes dirigeants ne semblent pas non plus avoir une idée claire de ce qu’il faudrait faire. Croire qu’il suffirait de quelques pays volontaires pour impressionner et dissuader la Russie relève de la méconnaissance du sujet ou de l’intox.
Une étude avait été faite durant le cessez-le-feu de 2014 à 2022. Cette étude permet de comprendre ce qu’il faudrait faire. Faut-il la reprendre ? ou faut-il attendre que quelques dirigeants définissent un système qui ne marchera jamais ? C’est dommage de devoir attendre un échec pour expliquer ce qui éviterait cet échec à venir. Que ce soit sur la guerre, les cessez-le-feu ou la paix à venir, les européens n’ont pas, jusqu’à présent, fait preuve d’une ouverture d’esprit montrant qu’ils essaient de maîtriser ces sujets. Suis-je mal informé sur leur connaissance réelle de ces sujets ? Peut-être, mais l’incapacité de s’intéresser au « Cycle Quésako » est bien révélateur de leur état d’esprit global.
Plus tard dans l’année 2026, s’il y a un intérêt exprimé, tout ce qui est nécessaire à la préparation d’un cessez-le-feu sera indiqué. Pour le moment, cela donne l’impression que ce ne sera même pas lu.
Naej DRANER
Le 21 mai 2026

