Archives de catégorie : Notes d’actualité

pour y décrire les réactions au fil de l’actualité

Ukraine-Russie : préparer le cessez-le-feu

Actuellement, la ligne de front Ukraine-Russie est relativement stable. Pendant de nombreux mois, la Russie grignotait très lentement le territoire ukrainien. Cette tendance s’est arrêtée et est en train de s’inverser. Il faut être prudent dans les annonces qui sont faites par la Russie. La hiérarchie militaire russe a multiplié des annonces de succès qui ne correspondent pas à la réalité. La Russie n’est pas dans une situation difficile, mais ses revendications officielles comme sur le Donbass en totalité ne correspondent pas à une réalité que la Russie peut militairement gagner à court et moyen terme. La source de référence de l’état du front est « Institute for the Study of War » qui apparaît comme la seule source fiable que je connaisse.

Le plus vraisemblable est que le cessez-le-feu sera un jour décrété sur la ligne de front, comme une pause militaire pendant que les discussions et négociations continuent. Que la ligne de cessez-le-feu soit un peu plus du côté russe ou ukrainien ne changera rien au dispositif qu’il faut envisager pour le cessez-le-feu à venir. Il faudrait 3 à 6 mois pour préparer correctement le dispositif de cessez-le-feu. Vraisemblablement cela se fera en mode panique, puisqu’aucun projet connu n’est réaliste, que ce soit du côté russe, ukrainien, américain ou européen.

La dernière trêve au moment de la pâque orthodoxe donne un avant-goût de ce que va être le cessez-le-feu s’il n’y a aucune préparation.

Les dirigeants européens semblent n’avoir aucune idée de ce qu’a été le cessez-le-feu de 2014 à 2022. Il n’a jamais été complètement respecté, les bavures quotidiennes se comptant en centaines ou milliers de bavures. Ces mêmes dirigeants ne semblent pas non plus avoir une idée claire de ce qu’il faudrait faire. Croire qu’il suffirait de quelques pays volontaires pour impressionner et dissuader la Russie relève de la méconnaissance du sujet ou de l’intox.

Une étude avait été faite durant le cessez-le-feu de 2014 à 2022. Cette étude permet de comprendre ce qu’il faudrait faire. Faut-il la reprendre ? ou faut-il attendre que quelques dirigeants définissent un système qui ne marchera jamais ? C’est dommage de devoir attendre un échec pour expliquer ce qui éviterait cet échec à venir. Que ce soit sur la guerre, les cessez-le-feu ou la paix à venir, les européens n’ont pas, jusqu’à présent, fait preuve d’une ouverture d’esprit montrant qu’ils essaient de maîtriser ces sujets. Suis-je mal informé sur leur connaissance réelle de ces sujets ? Peut-être, mais l’incapacité de s’intéresser au « Cycle Quésako » est bien révélateur de leur état d’esprit global.

Plus tard dans l’année 2026, s’il y a un intérêt exprimé, tout ce qui est nécessaire à la préparation d’un cessez-le-feu sera indiqué. Pour le moment, cela donne l’impression que ce ne sera même pas lu.

Naej DRANER

Le 21 mai 2026

Conseil du Golfe Persique : Résumé d’un projet

Le Conseil du Golfe Persique est une autorité intergouvernementale qui pourrait voir le jour si les membres de droit du Conseil du Golfe Persique décidaient de sa création et de son fonctionnement.

Les membres de droit du Golfe Persique sont les pays riverains du Golfe Persique.

L’objet du Conseil du Golfe Persique est le Golfe Persique et le détroit d’Ormouz.

Suivant les accords entre les membres de droit, ce Conseil est concerné par:

  • La navigation dans le Golfe Persique sur le périmètre défini par le Conseil,
  • L’environnement et la pollution du Golfe Persique
  • et d’autres sujets connexes tels que la surveillance des eaux et de l’environnement, si le Conseil en décide

Quelques articles ont été écrits sur ce sujet. Ils ne sont qu’une ébauche à compléter par les membres, suivant leur intérêt et accord. Ne laisser qu’une ébauche est volontaire. Il faudra que les pays s’impliquent pour que le Conseil voit le jour. Ils proposeront, décideront et mettront en œuvre leurs accords, sous une forme plus précise que ces brouillons qui n’ont eu pour but que de faire réfléchir sur le sujet.

Rappel des articles précédents:

Processus à suivre

  • Accord de participation au Conseil du Golfe Persique par chaque pays riverain,
  • Si accord de tous les pays, désignation d’un pays président temporaire et désignation d’un secrétaire du Conseil ( qui va référencer les projets, les accords et aider à les mettre en œuvre). Le secrétaire est un fonctionnaire proposé par un pays

Premier sujet : définir la navigation dans le Golfe Persique et le détroit d’Ormuz

La première étape devrait être de rappeler les limites des eaux territoriales de chaque pays, y compris dans le détroit d’Ormuz qui appartient à plusieurs pays riverains et non un seul.

Le résultat de cette première étape sera d’avoir une carte géographique avec les limites des eaux territoriales acceptées. S’il y a des litiges, il faudra les référencer et retenir comme base de travail ce qui est accepté par tous. Pour le moment les voies de navigations internationales n’y figurent pas, cela viendra ultérieurement

La seconde étape consiste à imaginer un organisme de surveillance du trafic maritime. Cet organisme peut exploiter les informations des radars primaires existants ( localisant les navires même sans transpondeurs), ainsi que les informations normalisées pour la navigation internationale, sur la base des transpondeurs actifs. On peut aussi imaginer des unités dépendant du Conseil du Golfe Persique qui auront autorité pour aller contrôler les navires et s’assurer qu’ils respectent les voies de navigations définies. Dans cette seconde étape, ce n’est pas un contrôle fait par un seul pays mais par le Conseil du Golfe Persique.

Dans cette seconde étape, il faut définir les zones qui seront l’objet d’une surveillance. Par exemple l’ensemble du détroit d’Ormuz devrait être sous cette surveillance. Il faudra aussi définir les moyens d’intervention ( les petits bateaux iraniens pourraient faire l’affaire s’ils représentaient le Conseil du Golfe Persique et non un seul pays)

La troisième étape consiste à décider s’il y a ou non un péage. Le péage pourrait couvrir les frais de fonctionnement du Conseil du Golfe Persique

Que chaque pays contribue directement ou fasse payer les navires qui vont dans le Golfe Persique est un choix des pays participant au Conseil du Golfe Persique.

La quatrième étape consiste à définir les voies navigables. Il peut y en avoir plusieurs mais pour réguler le trafic, il faut que ce soit clair au niveau international

Si le Conseil du Golfe Persique surmonte ces 4 étapes avec un accord, le reste devrait suivre.

La difficulté à court terme est de comprendre que le Conseil du Golfe Persique s’intéresse à un fonctionnement redevenu normal et non à un fonctionnement de guerre. Durant une guerre, les généraux font comme s’ils contrôlaient tout, sans tenir compte des règles internationales ni même des eaux territoriales des autres, d’où la nécessité de commencer par rappeler les limites des eaux territoriales de chaque pays et de s’assurer qu’elles sont acceptées par tous.

Le Conseil du Golfe Persique, pour fonctionner, pourrait être amené à définir des zones de surveillance dans lesquelles il exercera une autorité de surveillance et contrôle. Mais ce ne sera pas la surveillance et le contrôle d’un seul pays qui prétendrait avoir autorité sur tous les autres, même si le principe de surveillance et contrôle sera similaire à celui qu’un seul pays pourrait exercer.

Si le Conseil du Golfe Persique arrive à ce stade, il faudra bien définir les moyens mis à disposition par les pays ( exemple les radars qui existent déjà ), des moyens de coordination nécessaires ( pouvoir exploiter les données des différents radars).

Relation avec les autres négociations

l’Iran et les USA ont des sujets de discussion sur une série de sujets. Le Conseil du Golfe Persique se limite au Golfe Persique et ne prendra aucune décision sur les autres sujets. Sur les autres sujets, il sera possible d’échanger des opinions. Réciproquement, il est attendu que l’Iran et les USA ne définissent pas, à la place du Conseil du Golfe Persique, ce qui relève des pays riverains du Golfe Persique.

Il n’est pas impossible que le Conseil du Golfe Persique ne voit pas le jour tout de suite, mais ce sera une nécessité un jour ou l’autre. C’est une idée qui a du sens pour le futur.

Naej DRANER

Le 19 mai 2026

Taïwan : la Chine veut-elle trouver une solution pacifique et politique ?

Depuis 1949, année où le gouvernement de la république de Chine contrôlé par le Kuomitang s’installe à Taïwan à aujourd’hui, cela fait bientôt 80 ans. Plus le temps passera, plus les différences avec la république populaire de Chine s’accentueront.

Peut-il y avoir une coexistence permanente dans un seul pays? Ce serait souhaitable.

Vue de l’extérieur, la Chine a lancé des programmes militaires impressionnants, comme si sa force militaire allait lui suffire à régler le problème de Taïwan. Les tentatives d’aborder cette question de Taïwan sous un angle pacifique et politique paraissent minces.

La gestion de Hong Kong et sa gouvernance par la République Populaire de Chine ne plaident pas en faveur d’une coexistence du système Taïwanais dans la République populaire de Chine.

« Un État et 2 systèmes » était le slogan de ceux qui voulaient croire qu’Hong Kong garderait ses spécificités au moins 50 ans. Le résultat actuel est « Un État et un seul système ». Certes, il y a certaines spécificités de Hong Kong qui ont été sauvegardées, mais aucune liberté d’opinion démocratique n’a survécu. La condamnation de Jimmy Lai, ex-magnat de la presse locale, en février 2026 en est l’illustration la plus frappante.

Quelles sont maintenant les voies qui permettraient d’envisager la coexistence de Taïwan au sein de la République populaire de Chine ?

  • l’évolution du parti unique communiste Chinois vers un système multipartite pourrait être une voie, mais elle est peu probable à court terme, compte-tenu du fait que le parti communiste est une structure importante de l’État en Chine,
  • la possibilité de discussions ouvertes et publiques au niveau des dirigeants chinois pourrait amorcer une évolution vers la pluralité d’opinions, mais cela ne correspond pas aux apparences habituelles du pouvoir chinois.

A court terme, la libération de Jimmy Lai et l’autorisation de lui permettre de redévelopper une presse libre, même limitée, pourrait être un moyen de temporiser et de paraître crédible dans la volonté d’accepter des changements pour accepter certaines spécificités de Taïwan.

Imaginez que vous soyez un négociateur et que vous vouliez proposer quelque chose aux habitants de Taïwan pour les convaincre qu’ils seront bien traités au sein de la République populaire de Chine, quelle crédibilité aurez-vous au vu de la réussite du slogan « Un État et deux systèmes »? Probablement aucune.

Y a-t-il une solution possible ? Probablement, mais pas comme c’est fait aujourd’hui. Les dirigeants chinois risquent de laisser faire un négociateur pour tenter quelque chose, sans lui laisser aucun moyen qui lui permettrait d’avoir une chance de réussir, juste pour se donner bonne conscience avant de passer au chapitre militaire.

Mao Zedong aurait-il accepté de lancer une opération militaire sans tenter une vraie négociation, quitte à secouer la République populaire de Chine au plus profond d’elle-même? Cette question n’a pas de réponse simple.

Ce sera compliqué de convaincre Taïwan de renoncer à son rêve d’indépendance et il faudra bien lâcher du lest quelque part pour aboutir à des propositions d’avenir crédibles.

Le libération de Jimmy Lai serait un vrai test et une première étape. Mais il ne faut pas qu’il soit expulsé de Hong Kong. Il faut qu’il y reste, libre de mener les activités qu’il veut.

Ce sera compliqué pour les dirigeants chinois et taïwanais actuels, mais il faudrait essayer et se donner les moyens de tenter quelque chose. Il faudra du temps et beaucoup d’énergie pour retourner ce problème dans tous les sens, y compris ce qui est impensable aujourd’hui.

Il y a 5 ans pour faire quelque chose. Au-delà, on entre dans la zone des risques futurs. (voir le « Cycle Quésako », pour comprendre)

Naej DRANER

Le 18 mai 20216

La guerre Iran-Etats-Unis est-elle un Retour de la guerre de 2003 contre l’Irak?

Cette question peut paraître futile à ceux qui n’ont pas compris la « Théorie du Retour » et son importance. Elle est fondamentale pour ceux qui s’intéressent à l’Horloge de l’inconscient.

Un « Retour du passé » est un événement similaire ou contraire à un événement passé. L’événement n’est pratiquement jamais exactement le même, mais il est similaire. En quoi la guerre Iran/États-Unis est-elle similaire à celle contre l’Irak de 2003 ? L’objectif officiel d’éradication d’une menace nucléaire est le même dans les 2 cas. Même si c’était un fantasme, une invention pour ne pas dire un mensonge en 2003, cette guerre est justifiée officiellement par les États-Unis par les mêmes raisons : empêcher un pays d’acquérir une arme nucléaire.

La « Théorie du Retour » dit qu’il y a une probabilité de retour d’un événement ayant marqué l’inconscient collectif à un multiple de 3095 jours à + ou – 2 ans.

Pourquoi 3095 jours ? C’est la périodicité du « Cycle Quésako ». Ce cycle étant une application de la « Théorie du Retour » , il a été considéré pertinent de reprendre la même valeur. Il faudrait de très longues recherches en Histoire pour le démontrer avec de simples « retours »?

Ce phénomène de Retour est connu et important. Par exemple, le conflit en Ukraine de 2014 est considéré comme un retour de l’effondrement du bloc soviétique qui commença en 1989. Las particularité du retour de 2014 est qu’il continue encore en 2026, sous une forme inverse, comme si la Russie revivait son passé en inverse, pour tenter de l’effacer.

La périodicité de 25 ans ( ou multiple de 25 ans) (à peu près 3 fois 3095 jours) semble la plus probable. Dans le cas du Retour de la guerre de 2003, le retour théorique serait en fin 2028, alors que nous sommes en 2026. la marge habituelle de 2 ans en plus et en moins est dépassée, puisque cela fait 2 ans et 10 mois. On peut se poser la question de savoir si la réalité du recalage constaté pour le « Cycle Quésako » est aussi applicable au phénomène de retour. Si c’était le cas, on pourrait considérer que la guerre actuelle est bien un « Retour » de l’événement passé. Autrement dit, la motivation inconsciente du président américain est probablement qu(‘il y a eu une guerre similaire il y a un peu plus de 25 ans, ce qui suffit à favoriser cette guerre.

Trump est-il plus sensible à son inconscient qu’à son conscient ? Probablement. Quelle va être la conséquence ? Il examinera sans problème la destruction totale de l ‘Iran. Mais comme il était opposé à la guerre en Irak, on pourrait supposer qu’il soit opposé à une guerre similaire à celle de 2003. Hélas, la compréhension rationnelle des projets de Trump et de son comportement ne fait pas partie des évidences.

Les États-Unis vont-il revivre collectivement une telle guerre ? C’est un peu ce qui se passe.

Ce cas de « retour » de la guerre de 2003 n’est pas complètement confirmé. Si on devait le considérer comme un « Retour », il faudra revoir la « Théorie du Retour ». Mais pour ce qui me concerne, considérer que Trump est plus sensible à son inconscient collectif qu’à son conscient relève de l’évidence.

A suivre

Le 11 mai 2026

Golfe Persique : Analyse

Une guerre a des causes multiples. D’après la polémologie, il y a :

  • des causes immédiates (ce qui déclenche le début de la guerre),
  • des causes conjoncturelles (généralement des événements précédant le déclenchement de la guerre)
  • des causes structurelles (qui sont les plus importantes)

Dans le cas du golfe persique, les causes d’une guerre partielle entre les riverains du golfe persique sont:

  • cause immédiate : la décision des États-Unis et d’Israël de faire la guerre,
  • causes conjoncturelles : la guerre déclenchée par les États-Unis et Israël a amené l’Iran à penser que le blocage du détroit d’Ormuz et la destruction d’installation de ses voisins lui sera bénéfique. La guerre initiale provoque une nouvelle guerre entre l’Iran et les pays du golfe Persique
  • causes structurelles : l’Iran et ses voisins du Golfe Persique ne se parlent que très rarement et n’appartiennent à aucune institution commune qui leur permette de calmer le jeu. Ils ne se parlent qu’à coup de canon, de pays étrangers, de menaces et jamais directement ( ou presque jamais)

Quelle est la situation avant la guerre de 2026 ?

6 pays riverains sur 8 sont organisés au sein du Conseil de coopération du Golfe Persique. Ce nom pourrait laisser croire que c’est un organisme qui assure une coopération entre tous les riverains du Golfe Persique. Ce n’est pas le cas et la réalité des relations entre les 6 pays fait que ce ne sera jamais le cas.

Le Conseil de Coopération du Golfe a différents objectifs:

  • Intégration politique partielle ( il n’y aura jamais d’intégration politique avec l’Iran ou l’Irak),
  • Intégration économique ( mis à part une coopération sur le Golfe Persique, il est peu vraisemblable que l’Irak et l’Iran y soient intégrés),
  • différents projets comme le fait de trouver des voies de communication autres que le passage du détroit d’Ormuz

l’Iran représente à peu près la moitié du rivage du Golfe Persique et n’a aucune coopération institutionnalisée avec ses voisins.

Quelle est la situation après la guerre de 2026 ?

L’Iran a bloqué la circulation maritime, a envoyé des missiles et drones dans différents pays et se croit le maître du détroit d’Ormuz. Ils rêvent et il va falloir qu’ils redescendent sur terre.

Quel est l’objectif du Conseil du Golfe Persique ?

Il se positionne sur des causes structurelles. Si au moins les pays riverains du Golfe Persique se parlaient régulièrement, cela pourrait faciliter l’avenir et aider à résoudre les crises. Se promettre des menaces, faire venir un puissant allié militaire ne feront qu’ajouter du chaos au chaos.

Il ne faut pas prendre à la lettre les demandes de l’Iran. L’Iran se voit maître du détroit d’Ormuz. L’Iran osera-t-elle proposer sa demande de contrôle exclusif du détroit à ses voisins ? Si c’est le cas, il faudra répondre à l’Iran : rappelez-nous le découpage des eaux territoriales dans le détroit d’Ormuz et le Golfe Persique ?

Et tant que la réponse ne sera pas crédible par rapport aux conventions territoriales existantes, il faudra aimablement répondre toujours le même refrain, en attendant une réponse un peu sérieuse, avec un peu d’humour.

Quels sont les pays qui pourraient faciliter la naissance du Conseil du Golfe Persique ?

L’Irak, Oman, le Qatar. Ils doivent pouvoir entraîner les autres. Quand ce sera le cas, il faudra définir un cadre de négociation avec des représentants permanents de 8 pays dans l’un de ces 3 pays.

Quelques textes ont été écrits ( il y en a eu 5 autres que celui-ci). Ils ne sont pas aboutis, simplement esquissés, ce qui est volontaire : c’est aux 8 pays d’écrire et définir ce qu’ils veulent bien faire. Après il faut qu’ils se prennent en charge et créent ou ne créent pas le Conseil du Golfe Persique. Cet organisme peut être informel ou formel, mais ce serait mieux qu’il ait une existence officielle, ne serait-ce que pour rassurer le reste de la terre et les assureurs.

Avoir une idée ne suffit pas

C’est la faiblesse d’un architecte et de ses propositions. Après il faut des pays tiers convaincus pour amener les 8 pays à le faire. Et ensuite ce sera l’affaire de ces 8 pays. Pour le moment, ils préfèrent attendre une solution magique des négociateurs extérieurs.

L’architecte n’est qu’un catalyseur pour provoquer un projet. Il y a d’autres solutions que ce projet, mais ce serait bien que les pays du Golfe Persique se parlent et trouvent des solutions à leurs problèmes. On peut les aider à réfléchir, mais on ne peut pas décider ce qu’ils ne veulent pas faire.

Il manque un réseau de diplomates pour tenter quelque chose. D’après les informations statistiques de ce site web, aucun pays arabe n’a jamais lu un seul de ces textes. Il ne s’est donc rien passé et vraisemblablement il ne se passera rien, faute de relais et réseau. C’était une idée, pas stupide, mais sans moyen pour la mettre en œuvre.

Naej DRANER

Le 10 mai 2026

Israël comprendra-t-il et acceptera-t-il le « Cycle Quésako »

Dans l’annexe 5 du livre « Un phénomène cyclique qui favorise les guerres » de Jean-Baptiste Renard publié aux éditions L’Harmattan, il y a les prévisions de guerre faites en décembre 2021 pour le conflit israélo-arabe. Une guerre y était considérée comme probable entre 2023 et 2025.

Pourquoi une guerre était probable ? Par la connaissance du « Cycle Quésako » ainsi que l’analyse faite du conflit israélo-arabe.

Le 7 octobre 2023 et la guerre qui a suivi ont confirmé cette analyse.

Une connaissance israélienne a eu comme commentaire  » Vous avez prévu ce que le Mossad n’a pas prévu ». Mais cette israélienne n’a pas compris le « Cycle Quésako » et elle s’est empressée de conclure qu’il était impossible de prévoir cette guerre. Elle n’a pas accepté la réalité.

Israël comprendra-t-il un jour ? et l’acceptera-t-il ?

Après le traumatisme du 7 octobre 2023, Israël s’est lancé dans des guerres tout azimut, comme les Etats-Unis s’étaient lancés dans de multiples guerres après le 11 septembre 2001. Afghanistan, lutte contre le terrorisme, guerre en Irak : que reste-t-il en 2026 de toutes ces guerres menées par les Etats-Unis à partir de 2001? L’Afghanistan a été reprise par les Talibans, le terrorisme est toujours présent partout, il s’est même étendu en Afrique. L’Irak est l’ombre d’elle-même.

Que restera-t-il dans 20 ans des guerres menées par Israël depuis 2023 ? Des intellectuels juifs font remarque que toutes ces guerres feront oublier, au niveau international, la Shoah et que se substituera lentement cette image d’un pays destructeur d’autres pays et populations, sans avoir construit quoi que ce soit pour l’avenir. Ces guerres sont comme une trace indélébile du comportement d’Israël: personne n’oubliera.

L’essentiel du « Cycle Quésako » à comprendre pour Israël est dans ce graphique

Israël comprendra-t-il et acceptera-t-il ?

La communauté scientifique israélienne et juive est importante. Est-elle capable de s’investir dans ce qui reste le cas remarquable du « Cycle Quésako »? Il est probablement trop tôt pour que les israéliens prennent un peu de recul . Il leur faudra peut-être quelques années pour comprendre ou une éternité pour nier le « Cycle Quésako » qui est un élément perturbant du comportement inconscient d’Israël et de ses ennemis. Ils sont tous les deux liés par un même phénomène qui leur reste inconnu.

Naej DRANER

Le 8 mai 2026

L’étude spéciale Russie-Poutine verra-t-elle le jour?

Avez-vous lu le livre « Un phénomène cyclique qui favorise les guerres » de Jean-Baptiste Renard aux éditions L’Harmattan ?

Un livre que les experts guerre et paix devraient avoir compris. Un phénomène cyclique dont la connaissance permet de faire des prévisions de guerre et de mieux comprendre les guerres contemporaines. Il s’agit du « Cycle Quésako ». Pas une plaisanterie ésotérique mais une recherche pointue et argumentée sous le mode ingénieur qui ne lâchera rien avant que tout le monde ait compris.

Dans ce livre sont étudiés différents contextes comme celui Russie-Poutine qui nous intéresse ici et dont vous avez ici le graphique.(Si vous ne comprenez pas le graphique, référez-vous au livre où tout y est expliqué)

L’auteur fait remarquer, à juste titre, que la particularité de la Russie est d’avoir plusieurs déclenchements de guerre à la plupart des phases d’amplification. Le « Cycle Quésako » a beaucoup plus d’effet auprès du tandem Russie-Poutine que tous les autres cas connus, y compris Israël qui reste un cas remarquable.

Pourquoi le « Cycle Quésako » a-t-il autant d’influence sur Poutine et la Russie ?

L’auteur pense qu’il faudrait une « étude spéciale », nous pouvons même ajouter « très spéciale » pour répondre à cette question.

Par chance, la Russie est devenue très simplifiée dans son mode décisionnel. Un homme (Poutine) et quelques collaborateurs et proches. Tout le reste des institutions russes n’est qu’une chambre d’enregistrement des décisions prises par Poutine et son entourage. On peut donc imaginer qu’en limitant cette « étude spéciale » à Poutine et son entourage, en y incluant les mythes et fantasmes qui les animent, on devrait pouvoir trouver quelques pistes permettant d’avancer et de comprendre comment le « Cycle Quésako » peut avoir une telle influence.

Poutine et la Russie ont une grande sensibilité au « Cycle Quésako ». Comprendre pourquoi pourrait aider à avancer sur l’étude du « Cycle Quésako »

L’étude spéciale verra-t-elle le jour ?

Pas sûr. Ceux qui devraient être intéressés sont les européens, mais ils ont une guerre de retard. Ils préparent la suivante comme ils ont vécu la dernière. Ils n’ont pas le temps et la volonté de prendre un peu de recul et de hauteur pour comprendre ce qu’ils vivent à travers le conflit Russie-Ukraine. Et pourtant, s’ils comprenaient pourquoi ils pourraient l’éviter. En sont-ils conscients ? Ils n’ont pas manifesté le moindre intérêt et probablement rien compris. Leurs dirigeants et les principaux dirigeants de l’UE devraient en être conscients, ce n’est pas le cas pour le moment.

Pour que l’étude spéciale voit le jour il faudrait:

  • des chercheurs motivés
  • de très bons spécialistes de la Russie, de ses institutions
  • un financement permettant de financer toutes les recherches complémentaires nécessaires ( une équipe de 10 à 50 personnes a du sens)
  • un projet
  • et suffisamment de volonté pour le faire, sans attendre que les autres le fassent et sans attendre que les media en parlent ( les européens sont très sensibles aux media. Ce dont tout le monde parle leur paraît digne d’intérêt, pas ce dont personne ne parle. Vraisemblablement ils s’intéresseront au sujet quand tout le monde en parlera … à travers les media. Et si les media n’en parlent jamais, ils ne seront probablement jamais informé)

Pour le moment, il n’y a rien de tout cela.

Bien sûr, une fois lancée, l’étude spéciale ne doit en aucun cas s’arrêter avant d’avoir abouti. Cela pourrait prendre 5, 10, 15 pu 20 ans : il faudra un résultat crédible.

A suivre

Naej DRANER

Le 6 mai 2026

Conseil du Golfe Persique – Suite 4

Le Conseil du Golfe Persique est l’organisme qui réunit les pays riverains du Golfe Persique et du détroit d’Ormuz.

L’objet du Conseil du Golfe Persique est:

  • Surveiller et contrôler l’état des eaux du Golfe Persique, en particulier sa pollution, sa flore et sa faune.
  • Au besoin réglementer les rejets de chaque pays dans le Golfe Persique et vérifier leur bonne application (exemple: les rejets des usines de dessalement d’eau qui ne devraient pas être rejetés dans le Golfe Persique sous peine de le transformer lentement en mer morte, ainsi que les rejets industriels ou les usines de traitement des eaux).
  • Pollution par marée noire du Golfe Persique : faut-il définir et utiliser des moyens communs à tous les pays riverains ?
  • Définir et faire évoluer les règles de navigation dans le Golfe Persique et le détroit d’Ormuz. La possibilité d’un droit de passage du détroit d’Ormuz en fait partie.
  • Échanger entre les pays membres sur tous les sujets pouvant avoir un intérêt collectif direct ou indirect (exemple: la possibilité d’une dénucléarisation régionale peut être un sujet d’échange, même si son application pourrait relever d’un ensemble plus vaste que les pays riverains du Golfe Persique, la guerre Iran/États-Unis peut être aussi un sujet d’échange).

Ce que ne fera pas le Conseil du Golfe Persique :

  • Une intégration politique,
  • Une intégration économique,
  • des accords ne concernant qu’un petit groupe de pays ( comme le Conseil du Coopération du Golfe qui ne représente pas l’ensemble des pays riverains du Golfe Persique)

Que fera le Conseil de coopération du Golfe dans le Conseil du Golfe Persique ?

A priori, rien, puisque ce sont 2 organismes différents. Le conseil de coopération du Golfe n’est pas représentatif de l’ensemble des pays riverains du Golfe Persique. Il pourrait représenter les 6 pays, s’ils étaient d’accord pour une représentation unique. Mais vu le discours habituel du secrétariat du Conseil de coopération du Golfe vis à vis de l’Iran, une expression collective des 6 pays du Conseil de coopération du Golfe par la voix de son secrétaire actuel ne donnera probablement pas grand chose. On ne transforme pas une relation conflictuelle de plusieurs années en une relation stable sans des changements profonds dans l’organisme habitué à une posture conflictuelle.

Pourquoi mettre en avant le Conseil du Golfe Persique maintenant ?

Parce que les États-Unis et l’Iran prétendent négocier un accord sur le détroit d’Ormuz qui va concerner tous les pays riverains du Golfe Persique. Cette partie là devrait être négociée maintenant par le Conseil du Golfe Persique et devrait être retirée des négociations États-Unis/Iran.

Quelles seront les ressources du Conseil du Golfe Persique ?

Soit une participation directe de chaque État, suivant des règles à définir, soit un droit de passage du détroit d’Ormuz.

Droit de passage du détroit d’Ormuz

Aujourd’hui, l’Iran prétend imposer un droit de passage dont l’Iran serait le seul bénéficiaire. Il faut commencer une négociation technique qui commence par les routes de navigation internationalement reconnues:

  • Une partie de ces routes de navigation sont dans les eaux territoriales d’Oman. Bien qu’Oman ne veut pas de droit de passage, il pourrait en réclamer un ou demander une quotte part sur le droit de passage demandé par l’Iran.
  • Les Émirats Arabes Unis revendiquent 3 îles dont 2 sont sur les routes navigables que l’Iran prétend avoir dans ses eaux territoriales. Si les revendications des Émirats arabes Unis sont reconnues, une partie des voies navigables sont donc dans les eaux territoriales des Émirats arabes Unis.
  • Conclusion provisoire : au minimum les droits de passage récoltés par l’Iran devraient être partagés en 3. Il serait mieux de les consacrer dès maintenant comme une partie des revenus du Conseil du Golfe Persique afin qu’il puisse remplir sa mission.

Ces arguments sont ceux d’une négociation technique. Si elle ne devait pas aboutir, nous examinerons comment nous pouvons définir des voies navigables dans les eaux territoriales autres que celles de l’Iran… et peut-être même comment se passer du détroit d’Ormuz pour le transit des marchandises, ce qui sera une autre manière de rabaisser les prétentions de l’Iran sur les droits de passage.

Qui est intéressé par la perspective d’un « Conseil du Golfe Persique » ?

Au vu des dernières déclarations, l’Arabie saoudite, à travers MBS, et l’Iran, à travers le guide suprême de la République islamique, semblent favorables à une telle perspective, même si l’expression pourrait être différente de celle du Conseil du Golfe Persique.

Ne voyant pas comment ce projet leur est parvenu, il est possible qu’ils aient naturellement pensé à une telle perspective : permettre aux États riverains du Golfe Persique de s’exprimer et de décider de ce qui les concerne.

Naej DRANER

Le 3 mai 2026

Postscriptum du 4 mai 2026 : A ce jour le projet de Conseil du Golfe Persique existe uniquement dans l’imagination de l’auteur, comme un moyen alternatif pour régler le problème du détroit d’Ormuz, sans régler les autres points. L’auteur ne connait pas d’intermédiaires voulant aider l’auteur à mettre en œuvre ce projet. Regardez bien ce qui va se passer avec l’initiative américaine d’accompagnement des navires par la force. Je ne crois pas qu’elle réussira à normaliser la situation et permettre le retour à un trafic normal. Il est plus probable qu’il y ait plusieurs graves incidents et peut-être même une reprise de la guerre. Une autre voie diplomatique sera nécessaire pour un véritable déblocage.

Nous ne savons pas faire la paix

« Nous ne savons pas faire la paix ». C’est le constat du monde d’aujourd’hui. La plupart des paix que nous avons connues au 20° siècle ont été des victoires militaires que nous avons appelé paix, mais très peu de négociations de paix ont abouti et ont été vraiment appliquées.

Ce que nous savons pour y parvenir est relativement simple : mettre en condition chacun des acteurs pour y arriver. Et avec un peu de chance, il finira par émerger une solution acceptable.

Par exemple, si tous les pays riverains du Golfe Persique commençaient par se réunir chaque jour un quart d’heure, par le biais de diplomates dans n’importe quel pays, cela pourrait déboucher dans quelques jours ou semaines sur une normalisation du trafic maritime>.

Bien sûr, il faudra s’assurer qu’il n’y a pas de mines. Nous ne savons pas si c’est réel ou vrai. Des démineurs existent dans différents pays, mais les experts disent que les bateaux US qui sont dans le golfe d’Oman ne sont pas des démineurs et que le travail de déminage n’a pas encore commencé. Les américains pourraient le faire, mais d’autres pourraient le faire.

Jour après jour, il faudra argumenter. Si l’Iran prétend mettre en place un péage, dans ses eaux, les pays riverains en face peuvent faire la même chose : Oman, les EAU, etc.

L’objectif de ces rencontres journalières : tout sujet. Les sujets admis à l’unanimité sont développés après confirmation par les autorités de chaque pays. Si aucun sujet ne fait l’unanimité, on en cherche tous les jours: 15 mn pour en faire le tour tous les jours.

Tout le monde veut rouvrir la circulation maritime. Ce sujet fait certainement l’unanimité, mais ce qui fâche c’est la manière d’y arriver et de le faire.

On peut commencer par un canal de navigation dans les eaux iraniennes et un autre dans les autres eaux territoriales. Le détroit est trop étroit pour que chacun puisse prétendre appliquer les limites territoriales habituelles en mer. Dans ce cas, on coupe la poire en 2 en faisant un trait au milieu du détroit.

Ce serait mieux si la circulation maritime était définie de façon rationnelle et commune, mais si l’Iran entend être le seul passage légal, on en fera un autre, même s’il faut faire des travaux pour que ce soit possible.

Et puis, jour après jour, il émergera peut-être un projet d’accord que tout le monde pourrait mettre en œuvre.

L’important n’est pas qu’il y ait un négociateur miracle pour y arriver, mais qu’à la fin tous les pays riverains du golfe persique reconnaissent que c’est leur projet. Bien sûr, il faudrait des personnes extérieures pour les relancer, tous les jours, et faire le point sur les différentes propositions, en éliminant toutes celles qui ne font pas l’unanimité.

Ce n’est qu’une question de temps : ils veulent tous la même chose à savoir faire circuler le trafic maritime qui les concernent, le seul problème est que les solutions proposées ne font pas l’unanimité pour le moment. Cela pourrait venir.

Même s’il faut 3 mois pour aboutir, la recette proposée peut aboutir, il faut juste quelqu’un qui connaisse tous les pays riverains du golfe persique et qui les relancent tous les jours, même pas téléphone, jusqu’à ce que cela aboutisse. 15 minutes par jour. Cela pourrait être plus de 15 minutes s’il y a des solutions intéressantes qui émergent. La difficulté immédiate est d’avoir, pour chacun de ces pays, une chaîne d’information fiable avec un dirigeant capable de s’engager dans les 15 minutes qui suivent.

Je ne sais pas le faire: je n’ai aucun contact diplomatique permanent avec ces pays. Plusieurs pays pourraient le faire. Attention : les européens sont plus soucieux de leurs désaccords entre européens que d’un possible accord des pays du golfe persique. Ils sont capables de passer des heures pour aboutir à un communiqué de presse. Ce n’est pas ce qu’on demande. On demande juste de prendre en compte les propositions de chaque pays et de les soumettre aux autres, pas d’inventer un règlement européen. Ils pourraient être facilitateurs, mais nul ne leur a demandé de proposer une solution à la place des autres. L’architecte est supposé pouvoir faire des propositions, et pour le moment la proposition est très simple : réguler le trafic maritime pour préparer l’ouverture.

Naej DRANER

Le 25 avril 2026

Quel est le choix des pays riverains du Golfe Persique?

Il faudrait pouvoir transmettre ce texte à chacun des pays concernés, d’abord au niveau diplomatique et s’assurer ensuite que cela a été pris en compte par chacun de leurs dirigeants. Ensuite il faudrait maintenir le contact permanent, le temps qu’il faut, même si cela fait doublon avec des négociations qui se passent ailleurs. Je ne suis pas organisé pour le faire et il faudrait quelques diplomates volontaires pour le faire, quel que soit leur pays.

Aujourd’hui, il n’y a pas d’organisme représentatif des pays riverains du Golfe Persique. Il y a un Conseil de Coopération du Golfe qui donne l’impression d’être un tel organisme, alors qu’il représente simplement 6 pays, à l’exclusion de l’Iran et de l’Irak. Le CCG a des visées d’Union économique et politique, ce qui ne sera pas le cas du Conseil du Golfe Persique, s’il voit le jour.

S’il y avait un « Conseil du Golfe Persique« , son principal rôle serait de déterminer les règles de gestion de la circulation maritime et de tout ce qui concerne les problèmes liés à la mer du Golfe Persique ( pollution, supervision du trafic …) A terme, un tel organisme est indispensable et si cet organisme voit le jour, les décisions seront prises , dans un premier temps, à l’unanimité, afin d’être sûr que ces décisions représentent bien le choix des pays riverains du Golfe Persique.

Pour le moment, la seule négociation est celle entre les Etats-Unis et l’Iran. Le « Conseil du Golfe Persique » se sent-il engagé par les décisions que prendront les Etats-Unis et l’Iran, soit disant en leur nom ? Je crois que non mais si le « Conseil du Golfe Persique » ne voit pas le jour, les décisions appliquées dans le Golfe Persique seront celles des Etats-Unis et de l’Iran.

Certains des pays du Golfe ont cru et croient que la puissance militaire des Etats-Unis suffit et suffira à assurer la libre circulation dans le détroit d’Ormuz. Regardez bien ce qui se passe : ils en sont aujourd’hui incapables. Ils peuvent mettre en place un blocus des ports iraniens mais seront incapables d’assurer la sécurité de tout navire traversant le détroit d’Ormuz. Pour y arriver, il leur faudrait une opération militaire d’une ampleur très très importante, qui n’est pas d’actualité aux USA.

Si les quelques pays opposés au contrôle permanent du détroit d’Ormuz par l’Iran n’expriment leur choix qu’à travers les Etats-Unis, vous vous retrouverez dans une position inattendue:

  • le Conseil du Golfe Persique sera remplacé, dans les faits, par le duo Etats-Unis/Iran
  • Le péage du détroit d’Ormuz sera celui de l’Iran (et peut-être des Etats-Unis) et pas celui du Conseil du Golfe Persique

Est-ce votre choix unanime ?

N’oubliez pas qu’il peut y avoir des pollutions, des navires en détresse dans le Golfe Persique et qu’il serait bon d’avoir un organisme de supervision de l’activité maritime qui représente tous les pays du Golfe Persique. Et quand ce sera le cas, pour le financer, un péage sera nécessaire sans que ce soit celui d’un seul pays qui prétend être le seul à devoir en bénéficier.

Le fait de régir les règles maritimes du Golfe Persique à travers un accord Etats-Unis/Iran qui deviendra définitif et qui sera géré uniquement par les Etats-Unis et l’Iran est-il votre choix ?

Rien ne vous interdit de vous exprimer et de décider.

Pour ce qui me concerne, il n’y aura plus aucun texte sur le sujet, sans que vous n’ayez pris au préalable une décision

Voir : Conseil du Golfe Persique (et les quelques articles qui ont suivi)

Naej DRANER

Naej DRANER est un analyste et architecte de solution politico-sécuritaire. A une réunion du Conseil du Golfe Persique, son statut de conseiller officiel du Conseil du Golfe Persique sera soumis pour approbation. Seule une décision à l’unanimité des membres de droit sera acceptable.

Le 23 avril 2026