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Cycle Quésako : revoir le recalage

Il est admis que le phénomène cyclique à l’origine du « Cycle Quésako » n’est pas une sinusoïde parfaite. C’est une sinusoïde qui fluctue et dont la période peut varier. La périodicité moyenne est de 3095 jours mais la périodicité réelle pourrait varier de 2200 jours à 3800 jours.

Si nous connaissions l’origine de ce phénomène cyclique, nous n’aurions pas à recaler le cycle mais l’observation du phénomène cyclique à l’origine de ce cycle suffirait à déterminer les variations.

Ce sujet est important et non résolu de façon convaincante.

Pour le moment, il y a eu un seul recalage de -679 jours appliqué début 2025 sur les guerres de 2014. Ce recalage est issu de la constatation qu’en 2014 plusieurs guerres importantes se sont déclenchées sur un temps court. Il a été fait l’hypothèse que cela voulait dire que le pic d’amplification était décalé à ce moment là.

Ce n’est pas parce qu’un pic est décalé que les pics suivants sont décalés de la même manière.

Si le principe de recalage (appliqué de façon expérimentale début 2025) est séduisant, il serait souhaitable de ne pas recaler de 100% le cycle Quésako à chaque variation mais plutôt d’un facteur plus limité (50 à 75 %)

Les chercheurs qui reprendront l’étude du « Cycle Quésako » doivent être conscients que le principe du recalage est à revoir.

Le mieux serait de trouver l’origine du phénomène cyclique, mais il n’y a pas encore de piste crédible. La suspension actuelle ( faute de moyens adaptés) des recherches sur le « Cycle Quésako » ne permet pas d’avancer sur le sujet.

JBR

Le 15 avril 2026

Conseil du Golfe Persique – Suite 3

Résumons:

  • Il y a moins d’une semaine Donald Trump exigeait la libre circulation dans le détroit d’Ormuz, sous peine de tout démolir, partout. Quelques jours plus tard, le même Donald Trump a bloqué le détroit d’Ormuz. LOGIQUE, n’est ce pas ? (je suis un peu bête et j’ai du mal à saisir la subtilité de l’évolution)
  • En fin de semaine dernière, Donald Trump se voyait déjà créer une « Joint venture », pour s’occuper des droits de passage des navires dans le détroit d’Ormuz. Depuis quelques jours, le même Donald Trump déclare que tout navire qui a payé un droit de passage sera poursuivi. LOGIQUE, n’est-ce pas ? (je suis toujours aussi bête et je n’ai pas compris pourquoi il y a un revirement complet : mon avis est que l’Iran lui a fait comprendre qu’ils n’avaient pas besoin de lui pour encaisser l’argent.

Pratiquement tous les jours nous avons des faits similaires. Je l’appelle la politique des essuies-glaces (ou la recherche du meilleur ventilateur par le nombre de changements successifs). Un coup dans une direction, puis brusquement dans l’autre direction et on recommence.

J’avoue être un très mauvais diplomate : je n’arrive pas à gérer une chose et son contraire en changeant tous les jours d’objectif.

Est-ce utile de tenter quelque chose ?

Je crois qu’il faut distinguer le temps court (celui de Trump et de sa diplomatie des essuies-glaces) et le temps long qui sera toujours utile même s’il ne va pas se passer grand chose dans les jours à venir.

Qu’est ce qui sera toujours utile :

  • que les pays riverains du Golfe Persique se parlent régulièrement. Ce n’est pas le cas aujourd’hui : le Conseil de Coopération du Golfe a un but d’unification politique et économique et a souvent été anti-iran. Ces 6 pays vivent cette réalité de la crise du Golfe en essayant de boxer un peu plus l’Iran. Il faudrait simplement que , quelque part sur terre, il y ait un diplomate de chaque pays riverain du Golfe Persique qui se réunisse avec tous ses collègues régulièrement . En cas de crise, cela pourrait être tous les jours, et autrement toutes les semaines. Que se diraient-ils ? Ce que leurs pays veulent et on note les sujets qui intéressent tout le monde et on enterre les autres
  • Il y aura des problèmes de navigation maritime et de pollution dans le golfe Persique. Ce serait bien qu’il y ait des moyens communs pour s’en occuper. Plutôt que de demander une contribution à chaque pays, on pourrait instituer un droit de passage, récupéré collectivement et qui contribuerait à financer ces moyens.

En tant qu’architecte politico-sécuritaire, je vois 2 sujets:

  • Un droit de passage collectif
  • la dénucléarisation de la région. Donald Trump et Israël veulent simplement récupérer l’uranium enrichi et interdire à l’Iran de posséder l’arme nucléaire. Dans mon cas, je recherche la dénucléarisation de toute la région à commencer par le Golfe Persique. Cela ne se fera pas en quelques semaines, mais si cela aboutit il faudra récupérer l’uranium enrichi. On y viendra, mais par une autre voie.

Le problème de l’architecte est qu’il n’a que des idées et que si personne n’aide à les mettre en œuvre, il ne se passera rien. C’est le cas.

Faut-il se prétendre conseiller d’un Conseil du Golfe Persique qui n’existe pas ( ou qu’on confond avec celui de quelques pays riverains qui ne représentent qu’une composante conflictuelle) ?

Ce n’était qu’une idée qui risque de ne jamais aboutir. Les contemporains préfèrent la diplomatie des essuies-glaces.

Naej DRANER

Le 14 avril 2026

Conseil du Golfe Persique – suite 2

Définition du Conseil du Golfe persique : article Conseil du Golfe Persique

Depuis mardi 7 Avril 2026, il y a un cessez-le-feu fragile de 2 semaines entre les États-Unis et Israël d’une part et l’Iran d’autre part. Des négociations doivent commencer dans les jours à venir. L’accord à la base du cessez-le-feu est peu clair. Différentes versions circulent, la manie du secret attaché à ce qu’il pense être sa toute puissance pousse Trump à ne pas dire grand chose ou une chose et son contraire, reflétant sa difficulté à gérer l’ingérable de ses décisions successives et contradictoires.

Les négociations auront lieu à Islamabad entre les États-Unis et une délégation iranienne . Aucun Pays du Golfe Persique autre que l’Iran n’y sera représenté. Si l’Arabie saoudite aura une influence indirecte et incertaine, elle ne sera pas un décisionnaire. Les autres pays seront absents directement et indirectement.

L’état d’esprit du Conseil de Coopération du Golfe, qui se prétend le Conseil du Golfe Persique malgré l’absence de l’Irak et de l’Iran, est au rapport de force. Naïvement, le CCG croit qu’une solution militaire ( de fait américaine) règlera tout et a attendu d’une résolution de l’ONU un feu vert à l’utilisation de la force, ce qui serait une erreur et une nouvelle escalade. L’obsession de quelques membres de demander des réparations, en oubliant complètement les dégâts subits par l’Iran et l’utilisation des bases américaines, va pourrir le débat. Ils n’ont pas de vue à long terme et vont passer à côté de ce moment, laissant les États-Unis négocier un péage sans eux. Les bénéficiaires du péage seront probablement l’Iran et la famille Trump et amis. Les États-Unis sont devenus une république bananière où on confond allègrement les intérêts publics et privés sans que personne ne s’en soucie.

Si les pays du Golfe Persique sont incapables de créer dans les jours à venir un Conseil du Golfe Persique intégrant tous les pays riverains, ils subiront pendant les dizaines d’année à venir les résultats d’un accord fait sans eux et dont leur grand ami américain se fera fort d’être le seul décisionnaire, obscur et secret, comme à son habitude. Cela sera un accord bâtard de circonstance.

Peuvent-ils faire autre chose ?

Ils pourraient, si ils acceptaient de faire fonctionner un Conseil du Golfe Persique, faire table rase du passé et oublier le CCG pour quelque temps. Tous les pays riverains du Golfe Persique doivent y être représentés.

Ensuite il faut définir un par un les sujets à discuter:

1 – le péage du détroit d’Ormuz = c’est une nécessité pour réguler le trafic et financer les organismes locaux de surveillance. Ces organismes doivent être ceux du Conseil du Golfe Persique et non pas ceux d’un pays étranger qui se souciera uniquement des royalties qu’il touchera. Il faut 6 mois à un an pour définir et commencer à mettre en œuvre ces nouvelles règles.

2 – le Conseil du Golfe Persique pourrait demander la dénucléarisation régionale. Un tel accord existe en Amérique du Sud. Le Conseil du Golfe Persique peut lancer le sujet avant de le faire transformer par la Ligue Arabe et inclure tout pays nucléaire déclaré ou non. Il faudrait 2 à 3 ans pour simplement dégrossir le sujet. L’avantage est que le problème serait posé globalement et non pas de façon unilatérale de vainqueur à vaincu pour s’assurer une supériorité militaire et une possession de l’arme nucléaire exclusive. Les pays du Golfe sont-ils prêts à interdire toute arme nucléaire à l’Iran tout en acceptant qu’Israël ait l’arme nucléaire et qu’elle soit reconnue comme puissance nucléaire ?

3 – les réparations. Est-il possible de demander des réparations à ceux qui agressent l’un ou l’autre pays du Golfe ? Mais peut-on raisonnablement faire porter le chapeau à l’Iran sans mettre en avant l’agression volontaire d’Israël et des États-Unis, sans provocation militaire de l’Iran. Mettre à l’ordre du jour ce point dès maintenant, c’est enterrer dès maintenant et définitivement le Conseil du Golfe Persique, qui montrerait la même partialité que le CCG qui prétend représenter les pays du Golfe Persique en excluant 2 acteurs principaux. Il est certainement possible de trouver un accord pour le futur, même s’il est vraisemblable qu’il ne sera pas applicable à ce qui vient d’être vécu.

N’oubliez pas : dans 2 semaines, il sera trop tard: vous subirez un accord fait sans vous avec votre intermédiaire favori qui aura trouvé le moyen de se remplir les poches avec votre ennemi d’hier, tout en vous expliquant que c’est pour votre bien ( ce dont je doute personnellement)

Le 10 Avril 2026

Naej DRANER

Naej DRANER est un analyste et architecte de solution politico-sécuritaire. A une réunion du Conseil du Golfe Persique, son statut de conseiller officiel du Conseil du Golfe Persique sera soumis pour approbation. Seule une décision à l’unanimité des membres de droit sera acceptable.
Rassurez-vous : N.D. ne sera jamais le conseiller officiel, puisque le Conseil du Golfe Persique ne verra jamais le jour et que le seul Conseil officiel sera les Etats-Unis & copains & coquins.
Ce n’était qu’une réflexion avancée dont aucun pays du Golfe Persique n’a pris connaissance.

Qui accède au site Horloge de l’inconscient ?

Ci-joint les sessions des 30 derniers jours.

Au début de l’année 2026, c’est la Chine qui a accédé régulièrement au site, regardant toutes les pages passées. Un travail d’analyse complet dont je ne vois pas ce qu’ils en ont retiré.

Ces dernières semaines, c’est Singapour qui est le champion d’accès.

Depuis 1 à 2 semaines, des européens accèdent, de façon disciplinée mais peu motivée. Un pays (Allemagne ou Espagne vraisemblablement) a retransmis une information à des collègues avec quelques liens. 1 ou 2 personnes de chacun de ces pays européens y a accédé, pas plus. Les européens sont un peu bizarres. Ce n’est pas, de leur part, une démarche enthousiaste à de nouvelles idées, mais une démarche convenue entre gens de bonne compagnie qui réagissent très lentement et de façon assez superficielle. Ils s’étonneront que d’autres ont déjà pris une avance sur le sujet. Ils y accèdent parce que quelqu’un leur a transmis quelque chose, mais l’accès et la réflexion sont mesurés. Il leur faudra probablement des semaines et des mois avant de prendre la moindre décision sur le sujet. … pour s’étonner qu’ils ont déjà pris un retard considérable par rapport à d’autres.

Le formulaire de contact n’est jamais utilisé: il n’y a jamais de question.

Il y a entre 5 et 30 accès par jour, pas plus.

Quand on regarde les articles des 6 et 7 Avril sur le Conseil du Golfe Persique, cela fait bizarre. Cela semble avoir fait mouche mais, en pratique, aucun pays arabe directement concerné n’y a accédé. C’est ailleurs et indirectement que cela pourrait avoir eu un effet. Comme il n’y a eu que 5 ou 6 accès ces jours là, l’interlocuteur qui l’a utilisé n’est pas identifié, mais aucun pays qui devrait être directement concerné n’y a accédé. C’est un jeu de billard à plusieurs bandes : ce n’est pas celui qui accède qui en fait quelque chose. Et celui qui en fait quelque chose fera en sorte de rester inconnu.

Le 8 Avril 2026

Conseil du Golfe Persique – suite 1

Le Conseil du Golfe Persique verra-t-il le jour ? Probablement NON, ce n’est qu’une description pédagogique de ce qu’il aurait fallu faire pour éviter le chaos des mois à venir. La gestion du détroit d’Ormuz ne devrait être ni celle de Trump, le président du chaos qui va provoquer le plus grand chaos qu’ait connu la terre depuis la seconde guerre mondiale, ni celle de l’Iran qui essaie de se définir un rôle que ses voisins ne pourront jamais accepter.

Le Conseil de coopération du Golfe Persique actuel représente les pays riverains sans l’Irak et sans l’Iran. L’élargir à ces deux pays pourrait revenir à créer un vrai Conseil du Golfe Persique mais il faut probablement l’éviter:

  • Le passé du Conseil de coopération du Golfe a plutôt été dans l’opposition aux 2 pays manquants: changer d’organisation permettrait de partir sur de nouvelles bases
  • Au cas où l’Iran continuerait à vouloir contrôler seule le détroit d’Ormuz, il faudra bien que les autres pays prévoient des gros travaux qui rendent caduques le passage obligatoire du détroit d’Ormuz. Dans un tel cas, il faut une organisation commune à ces pays (sans la présence de l’Iran) qui porte et réalise ces travaux.

Quelques pays du Golfe Persique essaient d’obtenir de l’ONU une sorte d’autorisation de l’usage de la force pour contrôler le détroit d’Ormuz qu’ils s’empresseront de déléguer à d’autres pays ou que le président du chaos s’attribuera. Ce sera quasi impossible de contrôler militairement le détroit d’Ormuz sans contrôler une grande partie du territoire de l’Iran. Et même dans ce cas, il sera facile pour l’Iran de perturber la navigation dans le golfe Persique que ce soit directement du rivage ou par le biais des drones.

Les pays riverains du Golfe Persique sont-ils disposés à envoyer un signal fort à tous ceux qui prétendent contrôler le Golfe Persique ou le seul détroit d’Ormuz sans eux ?

Un péage du détroit d’Ormuz ? Ce serait logique de la part du Conseil du Golfe Persique, compte tenu de la surveillance permanente de la navigation maritime à mettre en place. Tout péage récupéré par un pays riverain devra être reversé au Conseil du Golfe Persique.

Le président du chaos a promis l’enfer pour l’Iran. Ce sera l’enfer pour tous les pays du Golfe Persique et un retour en arrière de tous, avec, en prime, le plus grand chaos qu’ai connu la terre, œuvre jugée magnifique par le « président du chaos ». De toute façon, Israël dont la spécialité est de torpiller toute initiative diplomatique qui dérange a pris les devants : en commençant à bombarder seul le plus grand complexe pétrochimique, il a fait en sorte qu(‘il n’y ait pas de retour possible. Ce n’est pas la première fois, et pas la dernière, où Israël force la main de Trump sans qu’il n’ait d’autre choix que de suivre pour provoquer le plus grand chaos qu’ait connu la terre. Ce n’est pas lui qui a mis en œuvre ses menaces, mais son allié pour être sûr qu’elles aient lieu.

Naej DRANER

Le 7 avril 2026

Conseil du Golfe Persique

Article 1 : Tous les pays riverains du Golfe Persique sont membres de droit du Conseil du Golfe Persique.

Article 2 : La présidence du Conseil du Golfe Persique est une présidence tournante entre tous les membres de droit. La présidence sera exercée successivement dans l’ordre alphabétique des membres, pour une durée de 6 mois ou 1 an ( suivant décision prise à la première réunion du Conseil du Golfe Persique). Les réunions et leur lieu sont proposés et gérés par la présidence en cours.

Article 3 : Le conseil du Golfe Persique a pour objet de gérer l’ensemble des problèmes qui se posent dans le Golfe Persique : circulation maritime, pollution, détroit d’Ormuz ( et son éventuel péage), sécurité et contrôle de navigation.

Article 4 : Aucun membre ne peut prendre unilatéralement une décision qui relève du Conseil du Golfe Persique, sans que la décision ne soit mise en cause lors des réunions du Conseil du Golfe Persique.

Article 5 : Les moyens alloués au Conseil du Golfe Persique sont ceux que définiront ses membres.

Ces articles seront complétés, si nécessaire, lors des réunions à venir.

Il n’y a aucune autre publication que celle faite sur ce site. Il est recommandé à tout lecteur de cet article de le retransmettre de telle manière qu’il parvienne aux membres du Conseil du Golfe Persique.

Le 6 Avril 2026

Naej DRANER

Naej DRANER est un analyste et architecte de solution politico-sécuritaire. A une réunion du Conseil du Golfe Persique, son statut de conseiller officiel du Conseil du Golfe Persique sera soumis pour approbation. Seule une décision à l’unanimité des membres de droit sera acceptable.

Post Scriptum : Le Conseil du Golfe Persique ne doit pas être confondu avec le Conseil de Coopération du Golfe qui est limité à 6 pays riverains du Golfe Persique et dont l’objet est plus large que le seul Golfe Persique.

OSCE : le remplacer ou le réformer ?

L’OSCE (Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe) est né le 1° janvier 1995, faisant suite à la CSCE (Conférence pour la Sécurité et la Coopération en Europe) née suite au accords d’Helsinki de 1975. L’OSCE est la plus grande organisation régionale de sécurité. Son objectif est de garantir la sécurité et la paix de ses États membres couvrant toute l’Europe mais aussi l’Asie centrale.

Ce n’est pas un organisme avec une personnalité juridique mais c’est un forum entre États devenu permanent.

Son rôle est de prévenir les conflits et aider à les résoudre.

Pouvons-nous considérer qu’un tel organisme remplit son rôle quand il n’a aucun rôle dans la guerre qui déchire le continent européen, à savoir la guerre Russie-Ukraine ?

Issu de considérations d’une autre époque, à un moment où l’UE balbutiait, l’OSCE nécessite une réforme de fond.

Dès maintenant, l’OSCE pourrait avoir une mission de préparation du contrôle et maintien du cessez-le-feu Russie-Ukraine.

Vraisemblablement, c’est la ligne de front actuelle ou quelques variations de cette ligne de font qui seront la ligne de cessez-le-feu.

L’OSCE a eu une expérience de 2014 à 2022 à travers la SMM (Special Monitoring Mission). Il faudrait multiplier par 3 ou 4 les moyens qui y avaient été consacrés. Il faut aussi mettre en place un système moins passif que celui qui avait été mis en œuvre.

Si cette mission voit le jour, cela permettrait d’envisager de réformer et restructurer l’OSCE dans une dynamique positive. Au moins la moitié des activités et structures de l’OSCE sont amenées à disparaître. Cela serait plus facile si une mission de cessez-le-feu mobilisait des centaines de personnes.

Il n’y a pas, à ce jour, d’accord sur le futur système de contrôle et maintien du cessez-le-feu en Ukraine. La coalition des « volontaires » réunie autour de la France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne n’est pas en mesure de présenter un système de contrôle et maintien du cessez-le-feu qui soit acceptable et accepté par la Russie.

C’est une carte à jouer pour l’OSCE si la présidence ou la troïka sont capables d’imprimer leur marque (La troïka est la présidence en cours de l’OSCE – la Suisse- avec la présidence précédente – la Finlande- et la présidence suivante – non définie).

Il y a besoin d’un organisme de sécurité couvrant l’Europe et les ex pays d’Asie centrale de l’URSS.

La priorité de l’OSCE devrait être:

  • identifier et prévenir les conflits à venir,
  • avoir un organisme interne de résolution des conflits
  • être en mesure de contrôler et maintenir un cessez-le-feu

Si l’OSCE n’est pas en mesure de le faire dans les mois et années à venir, il devra disparaître et renaitre sous une autre forme.

Naej DRANER

Le 24 mars 2026

Préparer l’après-guerre Russie-Ukraine

Cette préparation de l’après-guerre devrait commencer dès que possible, même si un cessez-le-feu ne devait arriver que bien plus tard:

  • Remplacer ou réformer l’OSCE,
  • Maintenir une négociation Russie-Ukraine,
  • Définir et préparer un dispositif de maintien du cessez-le-feu,
  • Repenser un équilibre Russie-Europe autrement.

Ces différents points donneront lieu à des articles distincts dans les jours et semaines à venir.

Naej DRANER

Le 23 mars 2026

La dissuasion nucléaire en question au 22°siècle

Imaginez-vous au 22° siècle, le 1° janvier 2100.

  • s’il y a eu une guerre nucléaire au 21° siècle, qui osera soutenir que la dissuasion nucléaire assure la paix et ne provoquera jamais de guerre nucléaire,
  • s’il n’y a pas eu de guerre nucléaire, nous pourrons nous interroger sur la pertinence de maintenir éternellement un système qui ne sert jamais, coûte une fortune et représente un risque réel.

Au 21° siècle, nous ne nous posons pas la question de la dissuasion en ces termes, on se contente d’une vue à court terme et de l’impression rassurante d’être protégé par la dissuasion nucléaire.

Aucune solution du 21° siècle n’est satisfaisante. Un pays comme l’Ukraine qui a accepté de se séparer de tout arme nucléaire, contre une promesse russe de non intervention, ne peut que regretter amèrement cette réalité. Probablement la guerre Russie-Ukraine n’aurait jamais eu lieu si l’Ukraine avait conservé son armement nucléaire.

L’équilibre de la terreur nucléaire a de moins en moins d’effet. Certains pays se vantent d’avoir des missiles supérieurs aux autres, laissant croire qu’ils pourraient déclencher le feu de l’enfer.

Il faudra trouver une solution à cette réalité. La prolifération nucléaire continuera. Si Israël se contente d’une vision à court terme en espérant être le seul de la région à avoir l’arme nucléaire, ce n’est déjà plus le cas avec le Pakistan.

Les Etats-Unis sont le seul pays à avoir utilisé l’arme nucléaire et avoir anéanti par 2 fois un pays sous prétexte qu’il pourrait acquérir l’armement nucléaire. Une première fois, c’était un mensonge pour détourner l’opinion des véritables objectifs. La seconde fois, c’est un autre mensonge sur une réalité qui ne correspond pas aux déclarations des pays qui se sont lancés dans la guerre.

La guerre contre l’Iran ne règlera rien au problème nucléaire qui se pose et se posera sur terre.

Le mieux serait de pouvoir mettre en oeuvre un « neutralisateur de bombes nucléaires », mais cela relève aujourd’hui de l’imagination et de la science-fiction, avec une crédibilité quasi nulle.

Naej DRANER

Le 20 mars 2026

Toute destruction complète d’un système de sécurité existant aboutit à une guerre civile

Il y a plusieurs choses à bien intégrer quand on espère changer un système de sécurité d’un État ou d’un groupe quasi étatique:

  • Un système de sécurité et maintien de l’ordre est indispensable, quel que soit sa forme,
  • La destruction complète du système de sécurité existant aboutit à une guerre civile,
  • Une armée est souvent incapable d’assurer un maintien de l’ordre pérenne et fiable.

Quand on prétend changer un système de sécurité par un autre, il ne suffit pas de le détruire, il faut être capable de le définir et le mettre en œuvre ou de transformer l’ancien système de sécurité dans un nouveau.

L’erreur classique est de se contenter d’une force militaire en prétendant que c’est le nouveau système de sécurité: il n’est pas intégré et le plus souvent il est inefficace.

Actuellement il y a 2 cas qui sont directement concernés par ce sujet:

  • le Hamas dans la bande de Gaza,
  • la prétention de détruire la république islamique et de faire émerger un nouveau régime. Le plus vraisemblable est que si la République Islamique est complètement détruite, une guerre civile prendra le relais et pourrait durer pendant des années.

Le Hamas à Gaza

La proposition actuelle du plan Trump est une éradication complète du Hamas et des services de sécurité de Gaza et en les remplaçant par une force internationale militaire arabe. Cela ne fonctionnera probablement jamais.

L’objectif devrait être de faire émerger de nouvelles forces de sécurité de maintien de l’ordre plutôt que d’éliminer toutes les anciennes, ce qui reviendra au même puisque les missions, les intervenants, les hiérarchies et l’organisation seront complètement changés.

Pour le faire il faudrait :

  • créer un ou des camps de toile permettant de former les milliers de futures forces de sécurité, avec toute la logistique et le matériel nécessaire
  • ouvrir des bureaux de recrutement qui vont recruter sur place tous les candidats potentiels: aucun cadre ne sera embauché autrement qu’au niveau hiérarchique le plus bas. Toute personne non apte à faire partie des forces de sécurité devra avoir un emploi pérenne proposé et suivi. Il n’y aura jamais d’embauche de groupes mais uniquement des individus, sans aucun grade.
  • avoir des formateurs capables d’exercer des fonctions opérationnelles ( c’est à dire commander des patrouilles ou des unités tout en étant formateur)
  • définir un programme de formation pour les 3 semaines à venir, à commencer par des tests physiques durant une semaine et éliminatoires si non réussis
  • définir avec les futures autorités locales ( ou l’autorité palestinienne) un minimum de lois ou règles à appliquer

Cette opération de formation de nouvelles forces de sécurité ne doit pas être sous le contrôle de l’armée ( israélienne ou autre). Cependant, il faut prévoir un groupe d’inspecteurs qui sera composé d’1/3 d’israéliens, 1/3 de palestiniens, 1/3 d’inspecteurs internationaux ( arabes ou autres). Ce groupe d’inspection a accès à tout, partout, sur la base des renseignements connus des inspecteurs. Aujourd’hui, s’il y a un problème, l’armée israélienne bombarde et tue ce qui lui semble être le problème. Demain, c’est le groupe d’inspecteurs qui sera saisi du problème et qui devra impérativement le résoudre ASAP ( en quelques heures) aidé des nouvelles forces de sécurité.

L’Iran

Ce n’est pas la destruction des forces actuelles de sécurité qui devrait primer, mais leur transformation progressive.

Par exemple, il n’y a pas de forces anti-émeutes non armées capables de se déployer n’importe où. Le régime des mollahs montre son incompétence en envoyant au devant des foules des gardiens de la révolution armés, comme s’ils allaient combattre une armée étrangère qui n’existe pas. Cette incompétence s’est traduite par des milliers ( peut-être même des dizaines de milliers) de morts, les intervenants étant incapables de ramener l’ordre sans un bain de sang.

Comme il n’est pas prévu d’intervention au sol de troupes étrangères, il n’est pas réaliste de prétendre y former de nouvelles forces de sécurité.

Le remplacement des gardiens de la révolution par des forces anti-émeutes correctement formées et équipées est une étape importante. Si cette étape s’avère impossible, il y a risque d’une longue guerre civile ou d’une dictature dure et aveugle, même dans un régime officiellement affaibli.

Naej DRANER
Naej DRANER est un analyste et architecte de solution politico-sécuritaire.

Mis à jour le 21 mars 2026