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Y a-t-il un besoin d’un Conseil du Golfe Persique ?

Textes de référence

Besoins à court et moyen terme pouvant justifier un « Conseil du Golfe Persique »

L’accord Iran/Etats-Unis indique explicitement un retour à la normale d’ici 30 jours. Mais au-delà de 60 jours les règles applicables seront définies entre l’Iran, Oman et les pays riverains du Golfe Persique..

Les pays du Golfe Persique pourraient s’impliquer, s’ils en éprouvent le besoin.

Le besoin à court et moyen terme est de:

  • rassurer tous les acteurs sur la sécurité du détroit d’Ormuz,
  • réguler le trafic si brutalement tout le monde voulait y accéder en même temps.

Si naissait un conseil du Golfe Persique avec des règles claires de circulation acceptées par tous les pays riverains, cela pourrait aider à reprendre un trafic normal.

Tant que le déminage ne sera pas fini, il y a un risque qui devrait théoriquement être levé dans 30 jours mais sur lequel nous n’avons pas de visibilité.

Estimer le besoin du trafic après retour au calme, après 30, 60 et 90 jours.

Chaque pays riverain du Golfe Persique est capable d’indiquer son besoin théorique dans 30, 60 et 90 jours.

La première tâche serait de recueillir ces estimations et d’évaluer s’il y a un besoin de réguler le trafic à venir.

S’il y a risque de dépassement du trafic maximal, il faudra mettre en place un système de réservation et de créneaux de passage. Il peut être gratuit ou payant, mais une telle réservation et contrôle du trafic se prépare.

D’ici 30 jours, il est peu probable qu’il y ait saturation du trafic. Tout le monde se méfie des annonces contradictoires permanentes. Détroit ouvert, puis fermé, puis ouvert, puis fermé et ainsi de suite…

Après 30 jours ? Nous pourrions l’estimer. S’il n’y a pas de risque de dépassement du trafic normal, il serait possible de ne rien faire.

Le Conseil du Golfe persique peut voir le jour maintenant pour peser sur la définition des règles de navigation à venir. Le problème pourrait être autant la régulation du trafic du détroit d’Ormuz que la régulation interne au Golfe Persique, si tout le monde veut rattraper le temps perdu et qu’il faut stocker les navires en attente dans le Golfe Persique.

Ces pays pourront survivre sans un « Conseil du Golfe Persique », mais ce serait mieux s’ils pouvaient montrer qu’ils définissent et maitrisent ensemble l’avenir du Golfe Persique.

Cette décision appartient aux pays riverains du Golfe Persique. A ce jour, Naej DRANER n’est rien d’autre qu’un agitateur d’idée, sans aucune fonction liée au golfe Persique.

Le 22 Juin 2026

Naej DRANER

Post-scriptum : récemment, il y a eu plusieurs accès d’Iran à ce site. Nous ne savons pas si c’est à titre privé ou de la part de fonctionnaires de l’Etat Iranien

Conseil du Golfe Persique et MOU Iran/Etats-Unis

Textes de référence

Point 5 du MOU

Le point 5 du MOU dit:

 » Dès la signature du présent protocole d’accord, la République islamique d’Iran mettra tout en œuvre pour assurer le passage en toute sécurité et sans frais des navires commerciaux, pendant 60 jours uniquement, entre le golfe Persique et la mer d’Oman, et vice versa. Le trafic des navires commerciaux reprendra immédiatement et, compte tenu de la nécessité pour la République islamique d’Iran de lever les obstacles techniques et militaires et de procéder au déminage, il sera pleinement rétabli dans un délai de 30 jours.
La République islamique d’Iran engagera un dialogue avec le Sultanat d’Oman afin de définir le futur cadre administratif et les services maritimes dans le détroit d’Ormuz, en concertation avec les autres États riverains du golfe Persique, conformément au droit international applicable et aux droits souverains des États côtiers du détroit d’Ormuz. « 

Autrement dit, le détail ne fait pas partie de la négociation directe avec les USA mais fait partie d’une négociation avec les Etats riverains du golfe Persique, ce qui correspond à la définition du « Conseil du Golfe Persique ».

Le « Conseil du Golfe Persique » a 60 jours maximum pour définir les nouvelles règles qui concernent le golfe Persique et le détroit d’Ormuz.

Pour que le trafic reprenne normalement, il faudra de toute façon avoir des règles claires et une annonce par le « Conseil du Golfe Persique » sera la bienvenue pour encourager et canaliser le trafic dans le détroit d’Ormuz.

Y a-t-il un lien de cause à effet entre les textes écrits sur le « Conseil du Golfe Persique » et le MOU? Probablement, mais l’intermédiaire n’est pas identifié. A priori un pays asiatique qui est intervenu indirectement.

Point 6 du MOU

Les américains n’ont pas pu s’empêcher de promettre une aide financière dont ils disent haut et fort que ce n’est pas eux qui vont la payer. Le Conseil du Golfe Persique n’étant pas un organe d’intégration économique et politique, il n’est pas concerné par cette promesse des américains. Tout au plus, le Conseil du Golfe Persique pourrait se doter d’une somme ( au maximum le 1/10 de la somme indiqué au point 6 du MOU) pour inciter l’Iran à respecter ses engagements. Par exemple, ces sommes pourraient être liées au non blocus du détroit d’Ormuz. Chaque fois que le détroit d’Ormuz sera fermé unilatéralement par un pays, il y aura une sanction ou une diminution substantielle des sommes promises au titre d’une coopération bienveillante du « Conseil du Golfe Persique ». On ne va pas passer son temps à fermer et ouvrir le détroit d’Ormuz pour un oui ou pour un non et récompenser les fermetures du détroit dont les pays du golfe persique ont besoin pour leurs activités économiques.

Il est recommandé au Conseil du Golfe Persique de bien choisir ses conseillers officiels. Naej DRANER n’a jamais proposé un équivalent du point 6, mais dès que le Conseil du Golfe Persique verra officiellement le jour, un ou deux conseillers américains vont débarquer en demandant de prendre la main … et ils vous proposeront l’équivalent du point 6 que Naej DRANER ne proposera jamais au « Conseil du Golfe Persique ».

Remarques générales sur le MOU

  • Le timing n’est pas clair et inapplicable. On utilise simultanément les termes « immédiatement » et « dans les 30 jours » pour dire la même chose. Ce n’est pas clair et franchement ambigüe.
  • Les acteurs clés de la guerre libanaise, à savoir Israël et le Hezbollah ne semblent pas avoir été impliqués et ne se sentent pas concernés.
  • Il n’y a aucun système de supervision du cessez-le-feu. La conséquence est que dès qu’il y a un incident, le camp adverse répond militairement, provoquant l’escalade.
  • Beaucoup de bonnes intentions, peu de contraintes. Si les États-Unis se défaussent de leurs engagements sur les autres auxquels ils n’ont même pas demandé leur accord, l’accord pourrait devenir mort-né.
  • Cela ne règle rien pour le nucléaire iranien, sauf à renégocier un accord équivalent à celui de 2015, ce qui demanderait au moins 6 mois à un an.

Le « Conseil du Golfe Persique  » doit exister

Il ne règlera pas tous les problèmes,mais il peut en atténuer certains et apporter un signal clair pour tous ceux qui utilisent le détroit d’Ormuz:

  • Il est implicitement admis dans le MOU même s’il ne figure pas explicitement
  • Il faut choisir son président temporaire qui ne peut être Oman ou le Qatar, ne pouvant être juge et partie avec la partie américaine et iranienne
  • Il faut nommer un secrétaire
  • mettre en route tous les travaux à mener dans les 2 mois

N.D. a une règle d’or : lorsque les gens suivent indirectement ses conseils sans jamais le reconnaître, il fait le mort et « oublie » de mentionner une condition importante qu’il avait oubliée « tout à fait involontairement » auparavant. Bien sûr, N.D. sera très, très désolé si, sans ses conseils, le projet venait à disparaître.

Le 21 Juin 2026

Naej DRANER

Prévoir des risques de guerre est-il utile ?

En principe OUI, si on veut les éviter. En pratique NON : la prévision est niée et l’absence de reconnaissance du « Cycle Quésako » fait que ce n’est même pas évalué et reconnu.

Dans les annexes 5 et 6 du livre « Un phénomène cyclique qui favorise les guerres« , il y a 2 extraits partiels des prévisions faites fin décembre 2021 sur les risques de guerre en Europe et dans le conflit israélo-arabe. Les risques de guerre ont été confirmés par les faits.

Personne n’a pris en en compte les risques de guerre décrits fin 2021

Il y a de nombreuses raisons:

  • d’abord il n’y a pas eu de publication dans des revues crédibles, ni même de publication de livre avant 2025,
  • La majorité des chercheurs occidentaux ( et même non occidentaux) ont regardé, jusqu’à présent, avec indifférence ces recherches qui n’ont même pas été évaluées (du moins l’absence de réaction ne me permet pas d’imaginer que cela intéresse quelqu’un),
  • Aucune personne, autre que l’auteur, n’a osé faire une présentation partielle montrant qu’il a compris,
  • Ce n’est pas un concept nouveau ( comme le « Cycle Quésako »), mais plusieurs concepts différents et nouveaux qui permettent de comprendre et faire des prévisions ( Contextes, modélisation, règles de prévisions, …) Cela fait trop de choses en même temps.
  • Aucune recherche complémentaire n’est officiellement engagée sur le sujet, ou si elle est commencée, l’auteur n’en a pas été informé, comme s’il fallait ignorer les travaux d’origine.

Aucun scientifique connu ne cautionne officiellement la réalité du « Cycle Quésako »

Il y a de nombreuses raisons:

  • La publication d’un livre en français de l’ensemble de la recherche reste inconnue,
  • malgré une traduction correcte en anglais-américain, il n’y a pas d’éditeur de cette version,
  • l’auteur que je suis n’a pas encore soumis d’article sur le sujet, un peu découragé de réponses souvent négatives. Si officiellement, tout article peut être lu et soumis à une revue par des pairs, l’expérience montre que des informations connexes ( environnement non universitaire des recherches, par exemple) suffise à ne même pas lire et présenter à une revue ce qui est proposé,
  • chaque chercheur scientifique est d’abord préoccupé de ses propres recherches et activités. Évaluer des travaux d’autres non publiés est, pour ces chercheurs, une perte de temps.

Que faire pour faire connaître et reconnaître la réalité du « Cycle Quésako » et des prévisions des risques de guerre qui peuvent être faites ?

  • Si les lecteurs se faisaient connaître en faisant au moins valoir ce qui les a ou non convaincus, nous aurions des pistes à exploiter,
  • un débat contradictoire ferait avancer les choses, mais il n’y en a pas,
  • une publication dans une revue spécialisée est nécessaire.

Des dirigeants et politiciens peuvent-ils aider à faire valoir tout ceci ?

L’exemple de la France n’est pas encourageant. Les courriers transmis à plusieurs premiers ministres français ont bien montré que les courriers sont parvenus, mais ces premiers ministres se sont contentés de le transmettre à leur ministre de la défense qui n’en ont rien fait. Les parlementaires français sont trop absorbés par les crises politiques successives pour en faire quoi que ce soit.

Bien sûr, ils pourraient tous aider, mais cela demanderait d’y accorder une certaine crédibilité, ce qui n’est pas le cas.

Est-ce utile de continuer à faire des prévisions de risques de guerre confirmées par les guerres ?

Aujourd’hui, ce n’est exploité par personne et ce n’est donc pas utile. La question qui se pose ouvertement est de savoir si il faut continuer, sans budget, sans reconnaissance.

De plus, dans une guerre comme celle déclenchée le 7 octobre 2023 par le Hamas et qui se poursuit sous des formes diverses, la prise en compte de la réalité de ces prévisions et recherches aurait pu changer les choses. Même si une israélo-américaine a dit que j’ai prévu ce que le Mossad a été incapable de prévoir, il est peu probable que les israéliens soient un jour au courant de la relation entre leur guerre et le « Cycle Quésako ».

Ce n’est pas la réalité de ces recherches qui est en cause, mais la quasi impossibilité de les faire valoir auprès de ceux qui pourraient être directement intéressés. Il y a un gap trop grand entre les possibilités de prévision et ce que la culture contemporaine accepte de considérer comme vrai. Autrement dit, personne n’y croit au point de les soutenir officiellement ou au moins de les faire évaluer.

Le 18 juin 2026

Courrier reçu des services du premier ministre français:

Ces courriers indiquent seulement que les autorités françaises ont été informées, ùême si elles n’en ont rien fait.

Mise à jour du 20 juin 2026

Le dossier transmis début 2023 contenait la prévision de guerre du conflit israélo-arabe. A ma connaissance, elle ne fut pas exploitée.

Un courrier transmis en décembre 2025 à la ministre des armées proposait de lancer une évaluation objective. Il y a eu une réponse, mais rien de concret. Cela n’a probablement pas été évalué, ou de façon caricaturale et superficielle, comme c’est souvent le cas. Bien que le ministère des armées finance directement ou indirectement la plupart des études concernant les guerres, c’est un monde d’entre soi apparemment incapable d’évaluer des travaux originaux ni même d’apporter au niveau international une valeur ajoutée reconnue. Un organisme comme l’IRSEM a un périmètre qui peut englober ces recherches. Vraisemblablement aucun des chercheurs de l’IRSEM n’est au courant, et on pourrait dire la même chose de quelques laboratoires universitaires. Ont-ils raison de faire l’autruche sur le « Cycle Quésako »? La question ne se pose même pas, puisque le sujet a rejoint les oubliettes de l’histoire, sans que personne n’ait compris, dans ces milieux français, de quoi il retourne. Il est très difficile, pour un chercheur indépendant hors structure, de communiquer ou de faire évaluer des travaux originaux avec des résultats reconnus. La culture de l’élitisme française tend à ignorer ce qui ne vient pas des élites reconnues. Ce sont les mêmes qui s’indigneront que des chercheurs étrangers aient repris ou complété ces travaux, si ceci arrive un jour.

Cycle Quésako : un débat contradictoire est nécessaire

Ce qui tue une idée, ce n’est pas la discussion mais l’indifférence et l’absence de débat.

Le « Cycle Quésako » est probablement la découverte majeure sur les guerres à connaître et faire valoir. Mais la découverte du « Cycle Quésako » n’est compréhensible qu’avec toute une série de nouveaux concepts et de recherches menées:

  • les statistiques menées sur les guerres référencées par les travaux sur les COW (Correlates of War), c’est à dire toute une série d’informations liées aux guerres,
  • La notion de « contexte », telle que présentée dans le livre « Un phénomène cyclique qui favorise les guerres« ,
  • la notion de seuil de déclenchement de guerre, présentée dans le même livre,
  • les règles utilisées pour des prévisions de guerre, présentées dans le même livre

Pour le moment, quelques personnes ont écouté poliment mais ne se sont jamais exprimées, ni dans un sens, ni dans un autre.

Les concepts présentés sont à contre-courant des recherches du monde occidental. D’ailleurs, l’occident s’est toujours contenté de prétendre résoudre les guerres en les gagnant. La paix, pour la plupart des dirigeants contemporains, c’est gagner la guerre. Et pour ne pas perdre la face, chacun s’efforce de montrer qu’il finira par avoir militairement raison.

Que ce soient la Russie, l’Ukraine, l’Europe, les Etats-Unis, la Chine, Israël, le Hamas, le Hezbollah et l’Iran, ils pensent tous que la paix à venir, c’est leur victoire, qu’ils pensent source de paix, quand elle n’est que le moyen de préparer la prochaine guerre.

Un débat contradictoire demanderait que chacun exprime ses opinions et les exprime de façon rationnelle. Un débat contradictoire demande d’écouter tous les arguments, y compris ceux qui dérangent.

C’est le moment de revenir aux fondamentaux:  » que 100 fleurs refleurissent et que chacun s’exprime sur un tel sujet ».

Un débat contradictoire amènera chacun à affiner ses arguments et à trouver une argumentation adaptée et convaincante. Le « Cycle Quésako » ne survivra que si un tel débat contradictoire voit le jour. Pour le moment, il y a juste eu quelques commentaires polis limités à quelques milieux initiés, ces commentaires ne sont même pas retransmis ouvertement. Personne n’a présenté objectivement l’ensemble de ces recherches de façon convaincante.

C’est beaucoup plus une tournure d’esprit chinoise qu’occidentale pour oser reconnaître l’importance d’un tel cycle. Encore faudrait-il que les chinois osent s’exprimer entre eux, autrement que dans un discours convenu et non contradictoire.

2 guerres majeures ( Russie-Ukraine et Israël-Hamas-Hezbollah-Iran) continuent sans que personne n’ose présenter le « Cycle Quésako » comme la cause probable la plus importante de ces 2 guerres. Faisons-nous l’autruche ou refusons-nous un débat ?

Le 10 Juin 2026

Appel à coopération

Les statistiques de fréquentation du site « Horlogedelinconscient.fr » montrent :

  • la plupart de ceux qui accèdent au site y vont directement à partir d’un lien direct (probablement l’un des liens que j’ai transmis et que d’autres ont retransmis),
  • Il y a 2 pays qui accèdent plus souvent : la Chine et Singapour. Pour la Chine, c’est une ville du Nord-Ouest de la Chine, mais pas les grandes villes comme Pékin ou Shanghai
  • Aucune indication à ce jour ne permet de savoir si la curiosité dans les 2 pays est « naturelle » ou en lien avec des autorités ou des universités de ces pays
  • Les quelques accès dans les pays européens sont limités. Cela relève plus de la curiosité que d’un intérêt soutenu

En tant qu’auteur, je n’ai toujours pas mis à jour la traduction en anglais de la présentation française du Cycle Quésako, ne comprenant pas qui est intéressé ou non. J’ai prévu de le faire mais sans information directe, je ne suis pas trop motivé.

Actuellement, la recherche sur le « Cycle Quésako » n’est pas dans une impasse, elle est:

  • en sommeil, faute d’intérêt officiel
  • inconnue des principaux acteurs qui devraient en prendre connaissance ( ONU, dirigeants des principaux pays comme Etats-Unis, Russie, Europe, OTAN, Chine, Israël, pays arabes..)
  • aucun débat contradictoire n’a eu lieu sur le sujet
  • aucune communication officielle vers des revues scientifiques n’a eu lieu ( j’en suis responsable, faute du moindre retour de ceux qui y accèdent

Cependant, pour avancer, il faudrait que je sois appuyé par d’autres acteurs. Il n’y a pas besoin d’être un grand scientifique pour coopérer et aider, mais il faut le courage intellectuel nécessaire pour aller au bout d’un débat contradictoire officiel nécessaire.

Actuellement, les textes de référence sont :

La question se pose de savoir:

  • s’il faut privilégier le travail de chercheur sur le « Cycle Quésako »
  • s’il faut, au contraire, privilégier le travail de réflexion de règlement des conflits de Naej DRANER

Les deux sont complémentaires.

Il me semble que la priorité serait de faire valoir les prévisions de guerre faites en décembre 2021 et bien expliquer pourquoi ces prévisions ont été possibles et pourquoi les dirigeants et diplomates actuels fuient le sujet. Les deux principales guerres en cours : Ukraine-Russie et Israël-palestiniens-Iran-Liban sont des exemples concrets montrant la pertinence et la réalité du « Cycle Quésako ». Il n’est pas normal que les acteurs de ces guerres ne soient pas au courant.

Je recherche en urgence des grandes gueules, dans tout pays, capables de s’exprimer sur le sujet et de provoquer un débat contradictoire international.

Merci d’avance pour votre coopération

Jean-Baptiste RENARD ( auteur chercheur) et Naej DRANER (remueur de merde internationale)

Le 4 juin 2026

Ukraine-Russie : préparer le cessez-le-feu

Actuellement, la ligne de front Ukraine-Russie est relativement stable. Pendant de nombreux mois, la Russie grignotait très lentement le territoire ukrainien. Cette tendance s’est arrêtée et est en train de s’inverser. Il faut être prudent dans les annonces qui sont faites par la Russie. La hiérarchie militaire russe a multiplié des annonces de succès qui ne correspondent pas à la réalité. La Russie n’est pas dans une situation difficile, mais ses revendications officielles comme sur le Donbass en totalité ne correspondent pas à une réalité que la Russie peut militairement gagner à court et moyen terme. La source de référence de l’état du front est « Institute for the Study of War » qui apparaît comme la seule source fiable que je connaisse.

Le plus vraisemblable est que le cessez-le-feu sera un jour décrété sur la ligne de front, comme une pause militaire pendant que les discussions et négociations continuent. Que la ligne de cessez-le-feu soit un peu plus du côté russe ou ukrainien ne changera rien au dispositif qu’il faut envisager pour le cessez-le-feu à venir. Il faudrait 3 à 6 mois pour préparer correctement le dispositif de cessez-le-feu. Vraisemblablement cela se fera en mode panique, puisqu’aucun projet connu n’est réaliste, que ce soit du côté russe, ukrainien, américain ou européen.

La dernière trêve au moment de la pâque orthodoxe donne un avant-goût de ce que va être le cessez-le-feu s’il n’y a aucune préparation.

Les dirigeants européens semblent n’avoir aucune idée de ce qu’a été le cessez-le-feu de 2014 à 2022. Il n’a jamais été complètement respecté, les bavures quotidiennes se comptant en centaines ou milliers de bavures. Ces mêmes dirigeants ne semblent pas non plus avoir une idée claire de ce qu’il faudrait faire. Croire qu’il suffirait de quelques pays volontaires pour impressionner et dissuader la Russie relève de la méconnaissance du sujet ou de l’intox.

Une étude avait été faite durant le cessez-le-feu de 2014 à 2022. Cette étude permet de comprendre ce qu’il faudrait faire. Faut-il la reprendre ? ou faut-il attendre que quelques dirigeants définissent un système qui ne marchera jamais ? C’est dommage de devoir attendre un échec pour expliquer ce qui éviterait cet échec à venir. Que ce soit sur la guerre, les cessez-le-feu ou la paix à venir, les européens n’ont pas, jusqu’à présent, fait preuve d’une ouverture d’esprit montrant qu’ils essaient de maîtriser ces sujets. Suis-je mal informé sur leur connaissance réelle de ces sujets ? Peut-être, mais l’incapacité de s’intéresser au « Cycle Quésako » est bien révélateur de leur état d’esprit global.

Plus tard dans l’année 2026, s’il y a un intérêt exprimé, tout ce qui est nécessaire à la préparation d’un cessez-le-feu sera indiqué. Pour le moment, cela donne l’impression que ce ne sera même pas lu.

Naej DRANER

Le 21 mai 2026

Conseil du Golfe Persique : Résumé d’un projet

Le Conseil du Golfe Persique est une autorité intergouvernementale qui pourrait voir le jour si les membres de droit du Conseil du Golfe Persique décidaient de sa création et de son fonctionnement.

Les membres de droit du Golfe Persique sont les pays riverains du Golfe Persique.

L’objet du Conseil du Golfe Persique est le Golfe Persique et le détroit d’Ormouz.

Suivant les accords entre les membres de droit, ce Conseil est concerné par:

  • La navigation dans le Golfe Persique sur le périmètre défini par le Conseil,
  • L’environnement et la pollution du Golfe Persique
  • et d’autres sujets connexes tels que la surveillance des eaux et de l’environnement, si le Conseil en décide

Quelques articles ont été écrits sur ce sujet. Ils ne sont qu’une ébauche à compléter par les membres, suivant leur intérêt et accord. Ne laisser qu’une ébauche est volontaire. Il faudra que les pays s’impliquent pour que le Conseil voit le jour. Ils proposeront, décideront et mettront en œuvre leurs accords, sous une forme plus précise que ces brouillons qui n’ont eu pour but que de faire réfléchir sur le sujet.

Rappel des articles précédents:

Processus à suivre

  • Accord de participation au Conseil du Golfe Persique par chaque pays riverain,
  • Si accord de tous les pays, désignation d’un pays président temporaire et désignation d’un secrétaire du Conseil ( qui va référencer les projets, les accords et aider à les mettre en œuvre). Le secrétaire est un fonctionnaire proposé par un pays

Premier sujet : définir la navigation dans le Golfe Persique et le détroit d’Ormuz

La première étape devrait être de rappeler les limites des eaux territoriales de chaque pays, y compris dans le détroit d’Ormuz qui appartient à plusieurs pays riverains et non un seul.

Le résultat de cette première étape sera d’avoir une carte géographique avec les limites des eaux territoriales acceptées. S’il y a des litiges, il faudra les référencer et retenir comme base de travail ce qui est accepté par tous. Pour le moment les voies de navigations internationales n’y figurent pas, cela viendra ultérieurement

La seconde étape consiste à imaginer un organisme de surveillance du trafic maritime. Cet organisme peut exploiter les informations des radars primaires existants ( localisant les navires même sans transpondeurs), ainsi que les informations normalisées pour la navigation internationale, sur la base des transpondeurs actifs. On peut aussi imaginer des unités dépendant du Conseil du Golfe Persique qui auront autorité pour aller contrôler les navires et s’assurer qu’ils respectent les voies de navigations définies. Dans cette seconde étape, ce n’est pas un contrôle fait par un seul pays mais par le Conseil du Golfe Persique.

Dans cette seconde étape, il faut définir les zones qui seront l’objet d’une surveillance. Par exemple l’ensemble du détroit d’Ormuz devrait être sous cette surveillance. Il faudra aussi définir les moyens d’intervention ( les petits bateaux iraniens pourraient faire l’affaire s’ils représentaient le Conseil du Golfe Persique et non un seul pays)

La troisième étape consiste à décider s’il y a ou non un péage. Le péage pourrait couvrir les frais de fonctionnement du Conseil du Golfe Persique

Que chaque pays contribue directement ou fasse payer les navires qui vont dans le Golfe Persique est un choix des pays participant au Conseil du Golfe Persique.

La quatrième étape consiste à définir les voies navigables. Il peut y en avoir plusieurs mais pour réguler le trafic, il faut que ce soit clair au niveau international

Si le Conseil du Golfe Persique surmonte ces 4 étapes avec un accord, le reste devrait suivre.

La difficulté à court terme est de comprendre que le Conseil du Golfe Persique s’intéresse à un fonctionnement redevenu normal et non à un fonctionnement de guerre. Durant une guerre, les généraux font comme s’ils contrôlaient tout, sans tenir compte des règles internationales ni même des eaux territoriales des autres, d’où la nécessité de commencer par rappeler les limites des eaux territoriales de chaque pays et de s’assurer qu’elles sont acceptées par tous.

Le Conseil du Golfe Persique, pour fonctionner, pourrait être amené à définir des zones de surveillance dans lesquelles il exercera une autorité de surveillance et contrôle. Mais ce ne sera pas la surveillance et le contrôle d’un seul pays qui prétendrait avoir autorité sur tous les autres, même si le principe de surveillance et contrôle sera similaire à celui qu’un seul pays pourrait exercer.

Si le Conseil du Golfe Persique arrive à ce stade, il faudra bien définir les moyens mis à disposition par les pays ( exemple les radars qui existent déjà ), des moyens de coordination nécessaires ( pouvoir exploiter les données des différents radars).

Relation avec les autres négociations

l’Iran et les USA ont des sujets de discussion sur une série de sujets. Le Conseil du Golfe Persique se limite au Golfe Persique et ne prendra aucune décision sur les autres sujets. Sur les autres sujets, il sera possible d’échanger des opinions. Réciproquement, il est attendu que l’Iran et les USA ne définissent pas, à la place du Conseil du Golfe Persique, ce qui relève des pays riverains du Golfe Persique.

Il n’est pas impossible que le Conseil du Golfe Persique ne voit pas le jour tout de suite, mais ce sera une nécessité un jour ou l’autre. C’est une idée qui a du sens pour le futur.

Naej DRANER

Le 19 mai 2026

Taïwan : la Chine veut-elle trouver une solution pacifique et politique ?

Depuis 1949, année où le gouvernement de la république de Chine contrôlé par le Kuomitang s’installe à Taïwan à aujourd’hui, cela fait bientôt 80 ans. Plus le temps passera, plus les différences avec la république populaire de Chine s’accentueront.

Peut-il y avoir une coexistence permanente dans un seul pays? Ce serait souhaitable.

Vue de l’extérieur, la Chine a lancé des programmes militaires impressionnants, comme si sa force militaire allait lui suffire à régler le problème de Taïwan. Les tentatives d’aborder cette question de Taïwan sous un angle pacifique et politique paraissent minces.

La gestion de Hong Kong et sa gouvernance par la République Populaire de Chine ne plaident pas en faveur d’une coexistence du système Taïwanais dans la République populaire de Chine.

« Un État et 2 systèmes » était le slogan de ceux qui voulaient croire qu’Hong Kong garderait ses spécificités au moins 50 ans. Le résultat actuel est « Un État et un seul système ». Certes, il y a certaines spécificités de Hong Kong qui ont été sauvegardées, mais aucune liberté d’opinion démocratique n’a survécu. La condamnation de Jimmy Lai, ex-magnat de la presse locale, en février 2026 en est l’illustration la plus frappante.

Quelles sont maintenant les voies qui permettraient d’envisager la coexistence de Taïwan au sein de la République populaire de Chine ?

  • l’évolution du parti unique communiste Chinois vers un système multipartite pourrait être une voie, mais elle est peu probable à court terme, compte-tenu du fait que le parti communiste est une structure importante de l’État en Chine,
  • la possibilité de discussions ouvertes et publiques au niveau des dirigeants chinois pourrait amorcer une évolution vers la pluralité d’opinions, mais cela ne correspond pas aux apparences habituelles du pouvoir chinois.

A court terme, la libération de Jimmy Lai et l’autorisation de lui permettre de redévelopper une presse libre, même limitée, pourrait être un moyen de temporiser et de paraître crédible dans la volonté d’accepter des changements pour accepter certaines spécificités de Taïwan.

Imaginez que vous soyez un négociateur et que vous vouliez proposer quelque chose aux habitants de Taïwan pour les convaincre qu’ils seront bien traités au sein de la République populaire de Chine, quelle crédibilité aurez-vous au vu de la réussite du slogan « Un État et deux systèmes »? Probablement aucune.

Y a-t-il une solution possible ? Probablement, mais pas comme c’est fait aujourd’hui. Les dirigeants chinois risquent de laisser faire un négociateur pour tenter quelque chose, sans lui laisser aucun moyen qui lui permettrait d’avoir une chance de réussir, juste pour se donner bonne conscience avant de passer au chapitre militaire.

Mao Zedong aurait-il accepté de lancer une opération militaire sans tenter une vraie négociation, quitte à secouer la République populaire de Chine au plus profond d’elle-même? Cette question n’a pas de réponse simple.

Ce sera compliqué de convaincre Taïwan de renoncer à son rêve d’indépendance et il faudra bien lâcher du lest quelque part pour aboutir à des propositions d’avenir crédibles.

Le libération de Jimmy Lai serait un vrai test et une première étape. Mais il ne faut pas qu’il soit expulsé de Hong Kong. Il faut qu’il y reste, libre de mener les activités qu’il veut.

Ce sera compliqué pour les dirigeants chinois et taïwanais actuels, mais il faudrait essayer et se donner les moyens de tenter quelque chose. Il faudra du temps et beaucoup d’énergie pour retourner ce problème dans tous les sens, y compris ce qui est impensable aujourd’hui.

Il y a 5 ans pour faire quelque chose. Au-delà, on entre dans la zone des risques futurs. (voir le « Cycle Quésako », pour comprendre)

Naej DRANER

Le 18 mai 20216

La guerre Iran-Etats-Unis est-elle un Retour de la guerre de 2003 contre l’Irak?

Cette question peut paraître futile à ceux qui n’ont pas compris la « Théorie du Retour » et son importance. Elle est fondamentale pour ceux qui s’intéressent à l’Horloge de l’inconscient.

Un « Retour du passé » est un événement similaire ou contraire à un événement passé. L’événement n’est pratiquement jamais exactement le même, mais il est similaire. En quoi la guerre Iran/États-Unis est-elle similaire à celle contre l’Irak de 2003 ? L’objectif officiel d’éradication d’une menace nucléaire est le même dans les 2 cas. Même si c’était un fantasme, une invention pour ne pas dire un mensonge en 2003, cette guerre est justifiée officiellement par les États-Unis par les mêmes raisons : empêcher un pays d’acquérir une arme nucléaire.

La « Théorie du Retour » dit qu’il y a une probabilité de retour d’un événement ayant marqué l’inconscient collectif à un multiple de 3095 jours à + ou – 2 ans.

Pourquoi 3095 jours ? C’est la périodicité du « Cycle Quésako ». Ce cycle étant une application de la « Théorie du Retour » , il a été considéré pertinent de reprendre la même valeur. Il faudrait de très longues recherches en Histoire pour le démontrer avec de simples « retours »?

Ce phénomène de Retour est connu et important. Par exemple, le conflit en Ukraine de 2014 est considéré comme un retour de l’effondrement du bloc soviétique qui commença en 1989. Las particularité du retour de 2014 est qu’il continue encore en 2026, sous une forme inverse, comme si la Russie revivait son passé en inverse, pour tenter de l’effacer.

La périodicité de 25 ans ( ou multiple de 25 ans) (à peu près 3 fois 3095 jours) semble la plus probable. Dans le cas du Retour de la guerre de 2003, le retour théorique serait en fin 2028, alors que nous sommes en 2026. la marge habituelle de 2 ans en plus et en moins est dépassée, puisque cela fait 2 ans et 10 mois. On peut se poser la question de savoir si la réalité du recalage constaté pour le « Cycle Quésako » est aussi applicable au phénomène de retour. Si c’était le cas, on pourrait considérer que la guerre actuelle est bien un « Retour » de l’événement passé. Autrement dit, la motivation inconsciente du président américain est probablement qu(‘il y a eu une guerre similaire il y a un peu plus de 25 ans, ce qui suffit à favoriser cette guerre.

Trump est-il plus sensible à son inconscient qu’à son conscient ? Probablement. Quelle va être la conséquence ? Il examinera sans problème la destruction totale de l ‘Iran. Mais comme il était opposé à la guerre en Irak, on pourrait supposer qu’il soit opposé à une guerre similaire à celle de 2003. Hélas, la compréhension rationnelle des projets de Trump et de son comportement ne fait pas partie des évidences.

Les États-Unis vont-il revivre collectivement une telle guerre ? C’est un peu ce qui se passe.

Ce cas de « retour » de la guerre de 2003 n’est pas complètement confirmé. Si on devait le considérer comme un « Retour », il faudra revoir la « Théorie du Retour ». Mais pour ce qui me concerne, considérer que Trump est plus sensible à son inconscient collectif qu’à son conscient relève de l’évidence.

A suivre

Le 11 mai 2026

Golfe Persique : Analyse

Une guerre a des causes multiples. D’après la polémologie, il y a :

  • des causes immédiates (ce qui déclenche le début de la guerre),
  • des causes conjoncturelles (généralement des événements précédant le déclenchement de la guerre)
  • des causes structurelles (qui sont les plus importantes)

Dans le cas du golfe persique, les causes d’une guerre partielle entre les riverains du golfe persique sont:

  • cause immédiate : la décision des États-Unis et d’Israël de faire la guerre,
  • causes conjoncturelles : la guerre déclenchée par les États-Unis et Israël a amené l’Iran à penser que le blocage du détroit d’Ormuz et la destruction d’installation de ses voisins lui sera bénéfique. La guerre initiale provoque une nouvelle guerre entre l’Iran et les pays du golfe Persique
  • causes structurelles : l’Iran et ses voisins du Golfe Persique ne se parlent que très rarement et n’appartiennent à aucune institution commune qui leur permette de calmer le jeu. Ils ne se parlent qu’à coup de canon, de pays étrangers, de menaces et jamais directement ( ou presque jamais)

Quelle est la situation avant la guerre de 2026 ?

6 pays riverains sur 8 sont organisés au sein du Conseil de coopération du Golfe Persique. Ce nom pourrait laisser croire que c’est un organisme qui assure une coopération entre tous les riverains du Golfe Persique. Ce n’est pas le cas et la réalité des relations entre les 6 pays fait que ce ne sera jamais le cas.

Le Conseil de Coopération du Golfe a différents objectifs:

  • Intégration politique partielle ( il n’y aura jamais d’intégration politique avec l’Iran ou l’Irak),
  • Intégration économique ( mis à part une coopération sur le Golfe Persique, il est peu vraisemblable que l’Irak et l’Iran y soient intégrés),
  • différents projets comme le fait de trouver des voies de communication autres que le passage du détroit d’Ormuz

l’Iran représente à peu près la moitié du rivage du Golfe Persique et n’a aucune coopération institutionnalisée avec ses voisins.

Quelle est la situation après la guerre de 2026 ?

L’Iran a bloqué la circulation maritime, a envoyé des missiles et drones dans différents pays et se croit le maître du détroit d’Ormuz. Ils rêvent et il va falloir qu’ils redescendent sur terre.

Quel est l’objectif du Conseil du Golfe Persique ?

Il se positionne sur des causes structurelles. Si au moins les pays riverains du Golfe Persique se parlaient régulièrement, cela pourrait faciliter l’avenir et aider à résoudre les crises. Se promettre des menaces, faire venir un puissant allié militaire ne feront qu’ajouter du chaos au chaos.

Il ne faut pas prendre à la lettre les demandes de l’Iran. L’Iran se voit maître du détroit d’Ormuz. L’Iran osera-t-elle proposer sa demande de contrôle exclusif du détroit à ses voisins ? Si c’est le cas, il faudra répondre à l’Iran : rappelez-nous le découpage des eaux territoriales dans le détroit d’Ormuz et le Golfe Persique ?

Et tant que la réponse ne sera pas crédible par rapport aux conventions territoriales existantes, il faudra aimablement répondre toujours le même refrain, en attendant une réponse un peu sérieuse, avec un peu d’humour.

Quels sont les pays qui pourraient faciliter la naissance du Conseil du Golfe Persique ?

L’Irak, Oman, le Qatar. Ils doivent pouvoir entraîner les autres. Quand ce sera le cas, il faudra définir un cadre de négociation avec des représentants permanents de 8 pays dans l’un de ces 3 pays.

Quelques textes ont été écrits ( il y en a eu 5 autres que celui-ci). Ils ne sont pas aboutis, simplement esquissés, ce qui est volontaire : c’est aux 8 pays d’écrire et définir ce qu’ils veulent bien faire. Après il faut qu’ils se prennent en charge et créent ou ne créent pas le Conseil du Golfe Persique. Cet organisme peut être informel ou formel, mais ce serait mieux qu’il ait une existence officielle, ne serait-ce que pour rassurer le reste de la terre et les assureurs.

Avoir une idée ne suffit pas

C’est la faiblesse d’un architecte et de ses propositions. Après il faut des pays tiers convaincus pour amener les 8 pays à le faire. Et ensuite ce sera l’affaire de ces 8 pays. Pour le moment, ils préfèrent attendre une solution magique des négociateurs extérieurs.

L’architecte n’est qu’un catalyseur pour provoquer un projet. Il y a d’autres solutions que ce projet, mais ce serait bien que les pays du Golfe Persique se parlent et trouvent des solutions à leurs problèmes. On peut les aider à réfléchir, mais on ne peut pas décider ce qu’ils ne veulent pas faire.

Il manque un réseau de diplomates pour tenter quelque chose. D’après les informations statistiques de ce site web, aucun pays arabe n’a jamais lu un seul de ces textes. Il ne s’est donc rien passé et vraisemblablement il ne se passera rien, faute de relais et réseau. C’était une idée, pas stupide, mais sans moyen pour la mettre en œuvre.

Naej DRANER

Le 10 mai 2026