Tous les articles par admin-jbr

Cessez-le-feu : 4/XX Russie-Ukraine

Nous devrions avoir d’ici fin 2027 un cessez-le-feu entre l’Ukraine et la Russie. Rien des propositions actuelles de tous les belligérants et non belligérants ne permet d’affirmer que le cessez-le-feu tiendra et que le système mis en place pour le superviser sera crédible.

Naej DRANER a suivi de 2014 à l’automne 2021 les cessez-le-feu qui ont été mis en œuvre. Toutes les observations et remarques ont toujours été transmises par mail à un diplomate européen en poste en Europe. Ce diplomate ( ainsi que son pays) n’a jamais répondu et n’ira jamais se vanter d’avoir reçu quoi que ce soit, pour des raisons qu’il ne vous expliquera probablement jamais. Lui et son pays seront probablement dans le déni. Ils ont même été informés en avant première des guerres prévisibles sur les années à venir, après 2021.

Il y a donc potentiellement un témoin de ce travail qui a été fait et n’a jamais été valorisé. Ce travail contenait ce qu’il aurait fallu faire pour aboutir à un cessez-le-feu qui tienne et aurait probablement éviter la seconde guerre qui a suivi.

Connaissant les européens et leur grande difficulté à se renouveler, il est peu probable qu’ils fassent autrement et mieux que lors de la guerre du Donbass de 2014 à 2021.

Par contre, ils pourraient tenir compte de leur expérience passée. Dans cette optique, je laisse deux textes à disposition :

  • un texte analysant un rapport SMM de l’époque. Son intérêt est de rappeler que d’après les statistiques de l’époque, en 2019, il y avait en moyenne + de 800 violations par jour
    2020-10-28 Analyse Rapport SMM
  • un texte de synthèse sur ce qu’il faudrait faire, datant de 2017 et mis à jour plusieurs fois. Nul ne sait s’il n’a jamais été lu et pris en compte. Il est recommandé de le prendre comme un texte de base pour préparer le cessez-le-feu à venir entre la Russie et l’Ukraine.
    ND201707003 Cessez-le-feu Ukraine – mise à jour – 2020-09-23

Il est recommandé aux européens de consulter ces 2 textes et de retrouver le diplomate et le pays concerné qui auront l’amabilité de vous en dire plus. ( une fois qu’on ajoute que c’est le plus petit pays de l’UE et que le diplomate a été en poste à Paris et à Rome, ce n’est pas trop compliqué. Il vous dira peut-être qu’il n’a jamais ses mails, mais c’est son problème, pas le mien. J’ai encore quelques textes d’archives, si la mauvaise foi devait dominer: il vous racontera une histoire intéressante. Il faut lui laisser une petite chance de s’expliquer honnêtement. De toute façon, les autres diplomates ont été pires dans leur comportement.)

Ensuite, nous préparerons ce cessez-le-feu en tenant compte de l’expérience acquise et de l’étude réalisée par Naej DRANER de 2014 à fin 2021, si vous le voulez bien, dont nous pourrons donner ultérieurement d’autres détails.

Le 26 septembre 2026

Naej DRANER

Cessez-le-feu : 3/XX – Le Sud Liban

Ce cas est intéressant à plusieurs titres:

  • la FINUL (Force Intérimaire des Nations Unies au Liban) a été créée en 1978. En 48 ans, cette force de paix internationale n’a empêché ni les invasions régulières d’Israël, ni son occupation par Israël, ni la construction de souterrains et armement par le Hezbollah. Si cette force de paix est l’expression d’une bonne volonté internationale, elle est aussi révélatrice de l’impuissance internationale et de son inefficacité.
  • Les accords successifs incluaient une forme de système de supervision d’un cessez-le-feu mais il n’a jamais marché : il n’y a pas d’effet sur le terrain visible, même s’il y a pu avoir des cas où les incidents ont pu être atténués.
  • Les accords actuels entre Israël et le Liban sont rejetés par le Hezbollah. Comment espérer une évolution contrôlée quand une composante refuse tout et toujours?
  • Pratiquement tous les proxys iraniens ( Hamas, Hezbollah, Yemen) ont une attitude de défiance si ce n’est rupture avec les autorités officielles du pays (Hamas contre Autorité Palestinienne, Hezbollah contre Etat Libanais, Houthis contre autorité du Yemen). Certains proxys sont « conseillés » directement par des gardiens de la révolution ( Houthis, Hezbollah), en particulier pour les opérations militaires qui sont menés avec l’aide physique et parfois sous commandement iranien. Il n’y a aucun cas connu où le proxy iranien aurait aidé à reconstituer une autorité centrale et aurait accepté de désarmer totalement sur demande iranienne. Le contre-exemple du Hamas n’est pas significatif puisqu’il est militairement imposé. Bien que prétendant ne pas intervenir dans les affaires des pays concernés, l’Iran , à travers ses gardiens de la révolution, ne peut s’empêcher de tirer des ficelles, souvent sans coordination reconnue avec les autorités officielles iraniennes, même de façon coordonnée entre différents intervenants comme nous avons pu le voir dernièrement.
  • Israël refuse d’entrer dans un mode coopération, mais essaie de garder une autorité de fait, se prétendant la seule autorité de supervision, en s’autorisant un droit d’intervention permanent.
  • Cas malheureusement typique où l’état de l’art est mis en œuvre ( forces de paix, simili supervision) et n’a pratiquement aucun effet pour des raisons multiples et complexes.

Cela ne doit pas empêcher de réfléchir à des méthodes autres qui pourraient fonctionner. Il faudra bien que le Sud-Liban revive, sans Hezbollah et sans Israël, mais ce n’est pas demain la veille. Cela arrivera mais peut-être dans quelques années.

Le Liban a été un laboratoire de réflexion dans les années 70 à 90. Intéressant, mais difficile à faire évoluer sans s’attaquer à la faiblesse structurelle de l’État libanais, à travers son confessionnalisme. S’il y a un jour un changement, il faudra qu’il vienne au-delà de l’entre soi politique confessionnel qui a fait de cette faiblesse une rente de situation. Sauver les apparences confessionnelles ne sauvera pas le Liban de son propre refus d’exister en tant qu’État. Au Liban, la communauté d’origine est plus importante que l’État et la seule à gérer les registres dits d’État qui sont simplement communautaires. Un « conseil des communautés », non politique, pourrait y mettre fin, mais il faudrait un courage qui manque dans les responsables non politiques des communautés.

Le 23 septembre 2026

Naej DRANER (naej.draner@gmail.com)

Cessez-le-feu : 2/XX que manque-t-il ?

Dans les cessez-le-feu actuels, le principal manque est l’absence de système de supervision et de maintien du cessez-le-feu.

Si on prend l’exemple du protocole d’accord entre les États-Unis et l’Iran signé le 17 Juin 2026, la moindre bavure a dégénéré en une escalade qui a abouti à la non application de l’accord et à l’accusation réciproque de l’autre comme seul responsable de sa mise en cause.

Est-ce naïf de croire qu’il n’y aura jamais de bavure ?

Les réactions disproportionnées des États-Unis et de l’Iran aux premières bavures qui ont suivi l’accord du 17 Juin laissent perplexes. S’indigner d’une bavure est révélateur d’une absence de connaissance du sujet. Il est très rare qu’un cessez-le-feu ne donne lieu à aucun incident, surtout durant les premières semaines, et tout doit être fait pour régler ces incidents sans recourir à l’option militaire. Dans le cas de cet accord, chaque camp s’est cru le devoir de réagir militairement avec force, ce qui a provoqué l’effet inverse de celui attendu. Plutôt que de modérer l’adversaire, cela l’a rendu furieux au point de le pousser à de nouvelles escalades jusqu’à ce que le cessez-le-feu ne soit plus qu’un souvenir.

Un système de supervision et de maintien du cessez-le-feu

Quel que soit l’accord entre les États-Unis et l’Iran, un système de supervision et de maintien du cessez-le-feu est nécessaire. Il n’y en avait aucun de prévu dans l’accord du 17 Juin.

Quel doit être son rôle ? Gérer non militairement tous les incidents qui peuvent survenir. Cela signifie qu’il y a un système qui fonctionne 24h/24 et7jours/7. Dès la connaissance de l’incident, il faut en confirmer les détails et trouver une solution sans avoir recours aux forces militaires présentes.

Imaginons qu’il y ait une règle précise de circulation dans le détroit d’Ormuz. Si un navire ne les respecte pas, ce sera considéré comme un incident. Si l’une des parties lance une opération militaire contre ce navire, ce sera une violation du cessez-le-feu. Ce qu’il aurait fallu faire c’est que le système de supervision et de maintien du cessez-le-feu prenne contact avec le navire par radio et sans réponse, une vedette aurait été envoyée vers le navire, aurait demandé de monter dans le navire pour rappeler les règles de circulation et rester avec le capitaine du navire jusqu’à ce qu’il respecte les règles à respecter.

Mais l’accord du 17 Juin ne prévoyait aucune règle de circulation autre que la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz. C’est au nom de règles inexistantes que des missiles ont été lancés contre des navires qui ne respectaient pas les règles qui n’avaient pas été définies.

Le système de supervision devrait intervenir sur tout incident et les régler pacifiquement. Il faut donc définir le système de supervision et de maintien du cessez-le-feu et lui attribuer les moyens nécessaires. Dans le cas présent, les unités militaires iraniennes et américaines ne peuvent pas intervenir en tant que système de supervision. Il faut donc d’autres intervenants, mais il faudra des correspondants militaires et politiques de chaque camp qui soient présents de façon permanente dans le système de supervision et de maintien du cessez-le-feu

Est-ce un nouvel accord qu’il faut négocier ?

Oui et Non. Oui parce que si l’accord était vraiment bon, les parties en conflit auraient fait un effort pour le mettre en œuvre. Non, parce que l’accord contenait l’essentiel et que tout accord contiendra des clauses similaires. Mais il manque un système de supervision, définir le timing d’application de l’accord du 17 Juin et lever toutes les ambiguïtés. Si ils négocient un nouvel accord,le problème sera le même : sans système de supervision, ils referont la même chose. La méfiance réciproque est telle que le moindre incident provoque une escalade militaire qui met fin à l’accord.

Le 20 septembre 2026

Naej DRANER

Cessez-le-feu : série 1/XX

Absence de méthodologie

Y a-t-il une méthodologie bien établie pour négocier un cessez-le-feu et gérer les incidents qui peuvent survenir ? Il en faudrait une, mais les années 2025 et 2026 ont surtout montré que les cessez-le-feu négociés relèvent du grand n’importe quoi. L’époque actuelle est celle de dirigeants avec une culture assez pauvre et qui prétendent aussi tout savoir, tout en faisant ce qui leur passe par la tête.

Résultats ? il n’y a pas de cessez-le-feu qui tienne ou qui pourrait tenir

  • Le cessez-le-feu du conflit israélo-palestinien à Gaza en octobre 2025 n’est pas vraiment considéré comme un cessez-le-feu. Il a permis de transformer une guerre totale en guerre de faible intensité. Il n’y a pas de système de supervision du cessez-le-feu et Israël continue à faire ce qu’il veut et à bombarder sous des prétextes divers. C’est mieux qu’avant mais la population reste dans un état inquiétant avec une perspective limitée d’amélioration
  • Le cessez-le-feu de Juin 2026 entre les États-Unis et l’Iran n’a pas tenu longtemps. Le protocole du 17 Juin 2026 a été torpillée par l’Iran en s’en prenant militairement à quelques navires en transit dans le détroit d’Ormuz. C’est l’œuvre d’opposants iraniens à l’accord signé. S’il y avait eu un système de supervision du cessez-le-feu négocié avec le protocole du 17 Juin, l’incident initial de violation de l’accord aurait pu être limité. Cene fut pas le cas. Dès le premier signe d’incident, les États-Unis ont provoqué une escalade qui est aussi une violation et a enterré cet accord. L’accord était donc bien fragile pour qu’un acteur non identifié iranien puisse ainsi y mettre fin. S’il y avait eu une méthodologie ou un peu de bon sens, ils auraient réussi à surmonter des incidents. Ce ne fut pas le cas. Là encore, cette guerre continue même si ce n’est plus la guerre totale. La guerre continue à s’étendre avec le conflit Houthis/Arabie saoudite.
  • Le projet de maintien du cessez-le-feu entre la Russie et l’Ukraine avec une coalition de volontaires ne servira pas à grand chose. Prétendre qu’il suffit de réunir des soldats et unités militaires sur place pour mettre fin à tout incident paraît naïf. C’est l’expression d’une bonne volonté collective qu’il faudrait transformer en système de supervision d’un cessez-le-feu. Les acteurs ne semblent avoir retenu aucun enseignement de la longue période de cessez-le-feu qui avait précédé la guerre Russie-Ukraine de février 2025

Écrire ce que nous savons

Kissinger disait qu’un dirigeant ne peut, au mieux, digérer que des articles de niveau reader’s digest. Il faut que cela soit simple et court. Si c’est trop complexe et trop long, ils ne le liront et comprendront jamais.

C’est un peu caricatural mais cela donne un objectif : écrire ce que nous savons, le plus simplement possible, en espérant que cela soit lu et compris.

C’est donc l’objectif de cette série sur le cessez-le-feu, qui sera complétée, article après article dans les semaines à venir, en espérant qu’elle soit utile pour mettre en œuvre des cessez-le-feu qui tiennent.

Le 17 septembre 2026

Naej DRANER (naej.draner@gmail.com)

Arabie saoudite et Gardiens de la révolution

Plusieurs événements coordonnés touchent l’Arabie saoudite en quelques jours :

  • attaques sur le territoire d’Arabie saoudite avec de nombreux blessés,
  • prise de contrôle progressive du détroit de Bab el-Mandeb,
  • attaque du pipeline Est-Ouest d’Arabie saoudite par des milices iraniennes en territoire Irakien.

Ces événements sont certainement coordonnés par les Gardiens de la Révolution.

Quand on se pose la question : qui les a autorisé à mener ces actions, on arrive au résultat d’un pouvoir parallèle permanent, non contrôlé au jour le jour par le pouvoir exécutif représenté par le président Pezeshkian.

Le cœur actuel d’un éventuel retour au calme dans le détroit d’Ormuz est dans ce pouvoir parallèle non contrôlé.

C’est lui qui a décidé de s’en prendre militairement aux pétroliers qui ne sont pas autorisés ou contrôlés par l’Iran.

C’est lui qui déclenche la plupart des actions militaires.

Sans que ce pouvoir parallèle ne revienne sous contrôle du pouvoir politique, un éventuel accord sera torpillé de la même façon que l’accord du 17 Juin : les gardiens de la révolution inventeront une règle qui ne fait partie d’aucun accord pour engager une nouvelle action militaire.

Théoriquement, lundi prochain, un accord sera signé entre l’Iran et Oman devant les ministres des affaires étrangères du Golfe sur les voies de passage dans le détroit d’Ormuz.

Cet accord, s’il est mis en œuvre, sera conditionné par les moyens mis en œuvre en cas de litige. Il faudrait un organisme de contrôle du trafic du détroit qui soit en charge de s’occuper des navires qui ne respectent pas ces nouvelles voies maritimes. Si ce système n’est pas défini, les gardiens de la révolution considéreront nécessaires de neutraliser militairement ces navires.

Si ce système était défini, il y aurait plusieurs moyens d’intervention:

  • communication radio ( sur fréquences obligatoires durant la traversée)
  • bateaux contrôleurs envoyés spécialement vers les navires

Vraisemblablement, ce point sera esquivé dans l’accord Oman-Iran, ce qui le rendra probablement caduc.

Que peut faire l’Arabie saoudite ?

Elle tente de faire intervenir les États-Unis, qui ont commencé par refuser.

L’Arabie saoudite pourrait mettre « les pieds dans le plat », en demandant par le biais de Pezeshkian, au Guide suprême un arbitrage sur cette volonté apparente de vouloir entraîner l’Iran et l’Arabie saoudite dans une guerre totale.

Le feront-ils ? Ce n’est pas dans les habitudes actuelles de l’Arabie saoudite de lancer une action diplomatique forte qui pourrait être considérée comme un signal de faiblesse militaire.

De toute façon, il va falloir régler cette réalité des pouvoirs parallèles en Iran

S’il y a eu autant de morts en janvier en Iran, dans la répression des manifestations, c’est aussi ce pouvoir parallèle qui est incapable d’utiliser des forces anti-émeutes non létales et qui ne connaît qu’un seul moyen d’agir : tuer et détruire, que ce soient des citoyens iraniens ou des navires marchands civils.

Si l’accord du 17 juin a été torpillé, c’est au départ parce que quelqu’un a décidé de s’en prendre militairement à des navires civils. Les officiels iraniens ont fait comme si cet événement n’avait pas existé, afin de mettre en avant les représailles militaires US qui étaient aussi une violation de l’accord, mais les représailles US étaient la conséquence des premières violations initiées par les gardiens de la révolution, sans contrôle préalable du pouvoir politique iranien.

Amorcer une résolution de ce problème demanderait qu’une diplomatie ose mettre au pied du mur le pouvoir politique iranien, représenté par le président Pezeshkian et le guide suprême. En tant qu’illustre inconnu, il m’est tout à fait impossible de le faire. Mes réflexions ne sont retransmises nulle part au sein du pouvoir iranien.

Le 12 septembre 2026

Naej DRANER

Post sriptum:

Durant les premières années de la République Islamique, le pouvoir se méfiait des structures militaires et sécuritaires de l’Iran. C’est pour cela que les gardiens de la révolution furent créées, comme un pouvoir parallèle activable par le guide suprême, sans être contrôlé par le pouvoir exécutif. Les milices Bassidj relèvent de la même logique. Ce sont elles qui sont responsables des massacres de janvier 2026. Même si la République islamique nie la réalité de ces massacres, ils resteront comme une tâche indélébile de l’incompétence des mollahs à gérer pacifiquement les soubresauts de la société civile iranienne. Théoriquement, le guide suprême a le pouvoir d’agir. Le représentant de la sécurité du Guide suprême est traditionnellement le secrétaire d’une forme de Conseil de sécurité iranien, ce qui lui permet, théoriquement, d’agir. Encore faudrait-il que le guide suprême soit bien informé et se soucie des problèmes concrets de sécurité, comme le fait de réprimer des manifestants non armés par des milices et militaires équipés pour tuer et non réprimer pacifiquement. Rien dans les propos rapportés par les media iraniens ( en particulier Iran international qui est la meilleure source que je connaisse sur l’actualité en Iran) ne permet d’imaginer que le guide suprême iranien est conscient de ce dysfonctionnement structurel iranien.

Post Scriptum du 13 septembre 2026 :

« The New York Times » a publié le 13 septembre un article confirmant que c’est bien un acte volontaire de courants opposés à l’accord avec les USA qui a torpillé l’accord du 17 Juin. C’est probablement la même chose pour les attaques actuelles contre l’Arabie Saoudite qu’elles viennent des Houthis ou de l’Irak.

Iran/Etats-Unis : les protagonistes vont devoir changer de comportement pour qu’un accord tienne

L’Iran présente l’accord d’Islamabad du 17 Juin comme s’il était encore applicable. Les Etats-Unis disent beaucoup chose comme le fait qu’il faudrait un nouvel accord plus large.

Quel que soit l’accord, il faudra que les 2 protagonistes principaux que sont les Etats-Unis et l’Iran prennent conscience que leur comportement, à chacun, aboutira nécessairement à la fin rapide de l’accord, quel qu’il soit.

Pourquoi ?

Chaque belligérant se comporte comme s’il avait le droit, et lui seul, d’engager des opérations militaires ponctuelles :

  • les États-Unis considèrent avoir le droit d’éliminer des opérateurs autour d’un missile présenté comme pouvant lancer des mines (sans apporter la moindre preuve crédible),
  • les États-Unis considèrent qu’ils peuvent neutraliser tout radar, missile et équipement soupçonnés d’aider les iraniens à contrôler ou neutraliser le trafic maritime,
  • L’Iran considère avoir le droit de neutraliser par la force tout navire qui ne respecterait pas ce que souhaite l’Iran,
  • les États-Unis considèrent légitime de frapper militairement l’Iran après l’attaque de tout navire, attribué à l’Iran,
  • L’Iran considère normal de répondre militairement à toute attaque sur son territoire, en arrosant de bombes et missiles des bases militaires des États-Unis,
  • etc. etc.

Le scénario est toujours le même : l’Iran attaque un ou plusieurs navires, les États-Unis répondent militairement, l’Iran envoi des missiles sur les bases américaines, et cela continue.

A ce scénario de base, chaque belligérant est en train d’ajouter d’autres règles:

  • Les États-Unis se définissent une règle de réponse à chaque navire attaqué par un navire adverse attaqué,
  • L’Iran est en train de se demander si on ne peut pas ajouter des frappes préventives

En prime, chaque camp ajoute des menaces permanentes, des conditions de reprise des discussions, etc.

Qu’est-ce qu’un cessez-le-feu ?

C’est un accord de principe pour arrêter toutes les opérations militaires et avancer diplomatiquement. Il y a toujours des bavures dans un cessez-le-feu et si il n’y a rien de prévu pour traiter ces bavures, la guerre reprend si chaque belligérant pense qu’il faut répondre à chaque bavure par plusieurs nouvelles bavures. C’est donc une nouvelle escalade et bientôt à nouveau la guerre. C’est ce qui se passe. Veulent-ils vraiment un accord et un cessez-le-feu ? Vraisemblablement non et il n’y en aura pas sans qu’ils changent de comportement ou admettent un système de supervision et de contrôle du cessez-le-feu. Il n’y en a pas pour le moment et aucun des belligérants n’a l’intention d’arrêter ses opérations militaires qu’il pense légitimes, même si l’accord du 17 juin dit le contraire, à commencer par le point 1.

Le point 1 du memorandum dit :

 » 1. Les États-Unis d’Amérique et la République islamique d’Iran, ainsi que leurs alliés dans la guerre actuelle, en signant le présent protocole d’accord, déclarent la cessation immédiate et définitive des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban, et s’engagent dès à présent à ne lancer aucune guerre ni aucune opération militaire l’un contre l’autre, à s’abstenir de toute menace ou recours à la force l’un contre l’autre, ... « 

Aucun des belligérants n’a respecté ce point. Une réponse militaire à une bavure est une violation de l’accord et du point 1 accepté par les 2 parties.

Il reste une longue liste de cas, non justifiés dans ce point 1, où chaque belligérant s’invente un droit d’intervention qui n’a été écrit nulle part dans le MOU signé le 17 Juin.

Et la seule réponse de ces belligérants est une réponse de gamin :  » Ce n’est pas moi, mais l’autre qui en est responsable »

Quel que soit l’accord et les négociations, il faut changer de comportement si vous espérez un jour avoir un accord qui tienne.

On peut en parler et expliquer plus précisément ce qu’il faudrait changer, mais cela intéresse-t-il quelqu’un ?

Le 4 septembre 2026

Naej DRANER (naej.draner@gmail.com)

Iran/États-Unis : les deux pays alimentent l’escalade

Depuis quelques jours, c’est une situation d’escalade entre les 2 pays. Chacun voulant montrer qu’il a raison prend des décisions unilatérales qui alimentent l’escalade. C’est ce qui explique que, quel que soit l’accord qui pourrait être conclu, il serait violé dans les jours et semaines qui suivent, pour des raisons différentes dans chaque camp:

  • Pour les États-Unis, quel que soit l’incident, il faut répondre fort. Ils croient que les iraniens seront ainsi impressionnés et qu’ils vont arrêter et revenir à la table des négociations. C’est l’inverse qui se produit. Toutes ces réponses correspondent à des ordres directs de Trump sur lequel il n’y a aucun filtre et probablement pas de processus décisionnel. N’importe quelle idée qui passe par la tête de Trump se retrouve comme un nouvel élément d’escalade. Aucun de ces éléments d’escalade ne correspond à quelque chose de négocié dans un accord, mais Trump ne peut pas s’empêcher de penser qu’il est tellement génial que tout ordre militaire qu’il donne est forcément justifié. Il torpille lui-même les accords qu’il a signés et qu’il ne respecte pas, en prétendant les faire appliquer.
  • Pour l’Iran, c’est plus compliqué et un peu différent. Théoriquement le système politique iranien a 3 niveaux : le guide suprême, le président qui fait office de chef de gouvernement et l’ensemble des services de l’administration en charge d’appliquer les ordres du gouvernement. En pratique, il y a un organe parallèle qui commande les gardiens de la révolution. Il n’est pas commandé directement par le président mais par un membre de l’entourage du guide suprême et probablement aussi par le « Conseil suprême de sécurité nationale ». Son secrétaire est Mohsen Rezaei qui est à la fois le représentant du guide suprême et à la fois le secrétaire de cet organisme de sécurité. Le président iranien, chef de l’exécutif est informé mais ce n’est pas forcément un décisionnaire. C’est bien le président qui négocie mais il n’est pas le donneur d’ordre des gardiens de la révolution. Le premier incident sérieux de l’accord du 17 Juin est la décision de s’en prendre aux pétroliers et navires qui ne sont pas contrôlés par l’Iran. Ce n’est pas dans l’accord du 17 Juin mais la décision parallèle des gardiens de la révolution. Il risque de se passer la même chose prochainement avec des frappes préventives. Le président iranien s’efforce de faire revivre l’accord d’Islamabab du 17 Juin, mais en parallèle un organisme non rattaché au chef de l’exécutif le torpille.

Les deux acteurs torpillent eux-mêmes les accords qu’ils ont signé en en rejetant la responsabilité sur l’autre.

Pourrions-nous sortir de cette spirale de l’escalade ? Peut-être, mais il faudrait au moins que les négociateurs comprennent ce cercle vicieux et proposent une alternative.

Naej DRANER a-t-il commencé une négociation ?

Non, pas pour le moment. Les articles publiés depuis quelques mois sur ce site ne sont pas une négociation, mais un brouillon des idées qui seraient utilisables pour appuyer une négociation. Les idées n’ont pas été mises au propre, parce qu’il n’y a pas de négociateur identifié avec lequel agir. Un « architecte » doit intervenir en amont d’une négociation et travailler en parfaite synchronisation avec une équipe de négociateurs. Si ce n’est pas le cas, la négociation ne sera même pas lancée.

L’accord du 17 juin serait encore applicable mais pour lancer la négociation complémentaire, il faudrait :

  • identifier un ou des négociateurs auprès desquels N.D intervient comme architecte de solution politico-sécuritaire,
  • définir un organisme de supervision et de contrôle d’un cessez-le-feu et le mettre en œuvre dès que possible,
  • amener les 2 camps à l’intégrer dans leur processus décisionnel,
  • toiletter l’accord initial en redéfinissant un cessez-le-feu et un calendrier,
  • proposer les notes d’applications nécessaires (un seul exemple a été proposé, il en manque quelque autres, ce n’était qu’un exemple).
  • Faire vivre le tout par suivi direct, permanent et institutionnalisé.

Réfléchir n’est pas agir. Naej DRANER a une idée précise de ce qu’il tenterait s’il avait le soutien de l’une ou l’autre diplomatie, mais il n’a rien lancé, n’ayant pas identifié de relais de négociation fiable et permanent.

Le 3 septembre 2026

Naej DRANER (naej.draner@gmail.com)

Conseil du Golfe Persique : Yémen

Au sens strict, le Yémen ne fait pas partie du Conseil du Golfe Persique et ne devrait pas en être membre, à moins d’étendre le Golfe Persique au Golfe d’Oman, ce qui n’est pas prévu.

Mais le Yémen est une caisse de résonance des tensions et conflits entre plusieurs membres des pays riverains du Golfe Persique : Arabie saoudite, Iran, Émirats Arabes Unis (et Oman dont le rôle semble s’être limité à de possibles médiations). Au moins 3 pays accentuent les problèmes internes qui poussent les habitants et groupes locaux à chercher un ou des sponsors externes en tentant de régler leur guerre par des appuis extérieurs, en espérant en obtenir un avantage militaire décisif.

Complexité du Yémen

Il sera probablement plus facile de trouver une solution au détroit d’Ormuz que de trouver une solution aux conflits et guerres Yéménites.

Le pays est instable pour plusieurs raisons:

  • Historiquement, le Yémen a pris l’habitude de vivre dans 2 pays différents et il y a des différences et réalités historiques,
  • Les groupes évoluent dans le temps, mais accentués par la pauvreté et le besoin de survivre, il y aura toujours un ou des groupes qui demanderont à des pays étrangers de les aider, ce qui aboutira à un armement lourd hors de proportion avec leurs besoins.
  • L’évolution interne peut être rapide, rendant caduque les tentatives de règlement précédentes. Le règlement de 2022, facilité par la Chine, est certainement obsolète pour plusieurs raisons : la guerre Iran-USA pousse l’Iran, à travers les gardiens de la révolution à ouvrir un second front contre l’Arabie saoudite qui semble être devenue leur bête noire, puisque c’est le seul pays du Golfe a avoir été très peu touché par la fermeture du détroit d’Ormuz. Les Houthis sont-ils autonomes sur les attaques en mer rouge ? Ils ont reçu tous les équipements spéciaux déjà utilisés par l’Iran dans le détroit d’Ormuz. Simple hasard ? Je ne crois pas. C’est la marque de fabrique des proxy de l’Iran d’agir indirectement pour l’Iran. En poussant les Houthis à faire un chantage permanent sur le détroit de Bab-el-Mandeb, les gardiens de la révolution n’ont pas compris qu’ils viennent de se fermer la porte quasi définitive à tout péage du détroit d’Ormuz. Tout le monde a bien compris qu’après le détroit d’Ormuz, il y aura Bab-el-Mandeb, puis ensuite ??? Tout ceci rend le projet de péage définitivement inacceptable. A vouloir être trop gourmand, il ne va pas rester grand chose.
    Depuis 2022, il y a eu de nouveaux groupes armés et de nouveaux intervenants extérieurs, même s’ils ont quitté partiellement la scène fin 2025.
  • Tenter un règlement du problème yéménite à travers quelques composantes ( exemple Arabie saoudite et Iran, comme tenté par la Chine en 2022) ne semble pas suffire.

Chercher et trouver les constantes yéménites

Certains prônent un seul État, d’autres prônent plusieurs États. Je ne crois pas que le problème soit là. Il y a certainement un niveau manquant entre l’État unique et les réalités locales. Faut-il définir des régions avec une large autonomie ou des États dans une structure fédérale ou confédérale ? Nous ne savons pas à ce stade quelle est la bonne solution, mais il faut faire vivre une réflexion et un processus à différents niveaux:

  • S’il y a une langue yéménite partagée, c’est déjà un point en faveur d’une structure commune, même si elle devait être plus légère qu’un régime présidentiel qui n’est pas adapté dans une aussi grande diversité locale.
  • Quelles sont les activités globales aux 2 ou 3 entités qui peuvent être gérées ensemble : Électricité, Réseaux routiers, téléphone, Armée tournée vers l’extérieur ??
  • Les gisements de minerais ou produits pétroliers peuvent-il rester une exploitation commune à tous dont les bénéfices seront reversés aux différentes entités ? Hypothèse qui pourrait éviter d’armer quelques groupes simplement pour s’approprier des gisement existants.
  • La recherche des constantes yéménites devrait aider à trouver un socle acceptable global

Repartir du niveau administratif le plus bas

Le niveau administratif le plus bas est le gouvernorat avec des configurations très différentes. Ce niveau administratif fonctionne-t-il et quels sont les regroupements naturels que nous pourrions utiliser pour redéfinir quelques régions ou entités? Il faudrait une enquête terrain pour pouvoir y répondre.

Regrouper les intervenants extérieurs

l’Arabie saoudite, les Émirats Arabes Unis et l’Iran devraient siéger ensemble dans un fonds de développement du Yémen. L’utilisation actuelle de l’une ou l’autre des composantes par les intervenants extérieurs ne permet pas d’avoir un rôle apaisant pour le Yémen. Cela l’aide à le faire exploser et prolonger un conflit sans fin.
Au contraire, l’urgence humanitaire existante en différents lieux au Yémen pourrait être prise en compte par ces intervenants extérieurs groupés dans un seul fonds. Un peu moins d’armes et un peu plus de quoi survivre.

Se garder d’une solution magique et immédiate

Le Yémen n’a pas de solution magique immédiate. Beaucoup s’y sont essayés, y compris le Conseil de Coopération du Golfe et différents pays comme la Chine. Temporairement, il a été possible de calmer le jeu.

Il manque une institutionnalisation des échanges entre tous les pays du Golfe

Le Conseil de Coopération du Golfe (CCG) a été une machine d’exclusion et de conflit avec l’Iran. Si on veut que l’Arabie saoudite et l’Iran se parlent, il faut attendre une diplomatie qui essaie de les réunir, comme l’a tenté la Chine, mais ils n’appartiennent à aucune institution pour laquelle ils partageraient un but commun.

Aujourd’hui, ils sont dans la confrontation à long terme. Il y aura probablement plus de 30 milliards d’Euros ou dollars investis par les pays membres du CCG pour trouver un moyen de minimiser l’importance du détroit d’Ormuz. Ces mêmes pays ne trouveront pas d’accord pour consacrer 20 millions d’Euros ou dollars pour tenter autre chose, comme une approche nouvelle comme un « Conseil du Golfe Persique ». Même si plusieurs pays s’y détesteront, ils pourraient au moins se parler de temps en temps.

La multiplication des échanges entre pays, comme celle qui a eu lieu entre les pays européens après la seconde guerre mondiale a été , certainement, un facteur déterminant pour surmonter la guerre et vivre en paix, entre européens, depuis la fin de la guerre mondiale.

Avez-vous, pays du Golfe Persique, d’autres projets que de vous faire la gueule et construire des pipelines permettant de se passer du détroit d’Ormuz? Vous avez de l’argent par dizaines de milliards, est-ce la seule utilisation possible ?

Croyez-vous, Iran, qu’il suffit de faire une opération de racket auprès de vos pays riverains, à coup de destructions et de chantage, pour qu’ils vous aident à vous relever ? Ils vous diront que compte tenu des destructions que vous avez provoquées et des moyens qu’ils préparent pour se passer de vos chantages, ils n’ont plus de milliards pour investir dans votre avenir. La contrainte et vos menaces les feront fuir. Continuez comme cela : vous vous retrouverez un jour ou l’autre dans un mur qui semble vous attirer de jour en jour, ivres que vous êtes de ce que vous pensez votre puissance en usant de votre pouvoir de nuisance. Détruire les autres ne construira rien mais aidera tout le monde à vous fuir comme la peste.

Le Yémen aurait pu bénéficier de votre compréhension collective, mais c’est mal parti.

Le 27 août 2026

Naej DRANER (naej.draner@gmail.com)

Le détroit d’Ormuz est-il vraiment déminé ?

Hier, mardi 25 août 2026, l’armée US a indiqué avoir déminé une voir principale du détroit d’Ormuz (et non tout le détroit d’Ormuz).

Le même jour, Donald Trump a déclaré que tout le détroit d’Ormuz était déminé (ce qui n’est pas cohérent avec la déclaration de l’armée US).

Qu’en est-il exactement ?

Il faut savoir que:

  • les iraniens n’ont pas indiqué précisément combien de mines ont été posées, ce qui serait une aide précieuse,
  • l’armée US a entamé une mutation majeure des opérations de déminage : des démineurs éprouvés ont été désarmés début 2026 et la nouvelle technologie mise en œuvre ne semble pas encore totalement éprouvée,
  • l’administration Trump a tendance a transformé des informations d’une manière qui ne permet pas d’en être complètement sûr.

En conséquence, il est recommandé:

  • de demander à la partie iranienne combien de mines ont été posées et où. Vraisemblablement les réponses seront partielles et non fiables,
  • de demander au CENTCOM ce qui a été réellement fait et combien de mines ont été détectées et neutralisées. Cette information sera certainement fiable si elle est fournie et pourrait donner une idée de l’état du déminage.
  • de toute façon, il est nécessaire de vérifier une large zone qui comprend les eaux territoriales omanaises, une partie des eaux territoriales iraniennes et, par précaution, une partie adjacente des eaux territoriales des Émirats Arabes Unis.
    Pour le faire, le mieux est de faire appel aux démineurs européens. Doubler la vérification de la détection des mines est une sage précaution, même si cela prendra plusieurs semaines.

On ne joue pas avec la sécurité et que même si les déclarations US sont vraies, une autre vérification est bienvenue.

Le 26 août 2026

Naej DRANER (naej.draner@gmail.com)

Conseil du Golfe Persique : Coïncidence, confusion et bricolage

La démarche d’analyse de proposition de solution du Golfe Persique n’a pas été menée à son terme. Il y a un projet draft, dégrossi mais dont tous les éléments n’ont pas été réunis dans un seul document. On peut imaginer quelques coïncidences entre ce draft et l’actualité, mais elles peuvent être considérées comme une confusion. Cela reste un bricolage. Faut-il passer à une version pro ? Il n’y a plus grand chose à faire, si ce n’est faire une rédaction globale et avoir un intermédiaire fiable capable de le présenter à tous les intéressés.

Question légitime ? Cela intéressera-t-il quelqu’un et y aura-t-il suffisamment de moyens dédiés pour avoir une chance de réussir ?

Les États-Unis sont partis sur des pressions économiques qui, au mieux, auront un effet dans de nombreux mois, voire années.

Alors que faire ? Ce serait peut-être mieux de ne rien faire s’il n’y a pas les moyens nécessaires. Y consacrer le temps nécessaire (au minimum un mi-temps) serait possible, mais il n’y a aucune assurance concernant les moyens nécessaires.

Sauf miracle, l’analyse va rester dans son état actuel qui correspond à des petits bouts décrits dans une vingtaine d’articles des notes d’actualité.

Le 25 août 2026

Naej DRANER