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La guerre permanente d’Israël

Jusqu’en 2025, Israël était le cas remarquable du « Cycle Quésako ». Chaque guerre du conflit israélo-arabe commençait durant une phase d’amplification. C’est ce qui est décrit dans le livre « Un phénomène cyclique qui favorise les guerres ? » aux éditions l’Harmattan.

Depuis le traumatisme du 7 octobre 2023, Israël multiplie les guerres tout azimut. Même durant les phases d’atténuation, les guerres continuent et recommencent. 2 guerres en un an contre l’Iran et il est probable que la guerre à Gaza reprenne, sous prétexte que le Hamas n’a pas complètement désarmé.

Il s’est passé la même chose pour les États-Unis après le 11 septembre 2001. Ils se sont lancés dans des guerres tout azimut. Afghanistan puis Irak, sous des prétextes divers. Quel est le résultat 25 ans après le traumatisme d’origine ? L’Afghanistan est revenue aux Talibans, comme s’il ne s’était jamais rien passé. l’Irak est dans le giron de l’Iran. La destruction de l’Irak a permis l’ascension de l’Iran en tant que puissance régionale. Tout cela pour rien ? Pratiquement oui.

Alors, quel sera l’effet de la guerre permanente d’Israël dans 20 ans ? Difficile de le dire mais ce ne sont pas ces guerres qui feront vivre Israël en paix dans la région. Ces guerres donneront l’illusion pour un temps d’une paix victorieuse.

Que ce soit après le 11 septembre 2001 ou après le 7 octobre 2023, le traumatisme de ces événements a provoqué une fuite en avant dans une guerre permanente. Le « Cycle Quésako » n’est plus visible pendant quelque temps. Mais dans un cas comme dans l’autre, il est toujours présent, même s’il paraît moins visible.

Dans le cas de la guerre en Irak de 2003 qui semble donc contredire le cycle Quésako, puisqu’éclatant près d’un pic d’atténuation, il a été possible de montrer l’impact du Cycle Quésako sur la guerre d’Irak à travers le nombre de victimes de la guerre (Voir la partie Matérialisation dans le livre « Un phénomène cyclique qui favorise les guerres? »).

Dans le cas de la nouvelle guerre israélo-américano-iranienne, trouverons-nous le même phénomène indirect ? Peut-être, mais nous ne le saurons que dans 10 ou 15 ans

Le 3 mars 2026

Quel avenir pour l’Iran ?

Samedi 28 février, Israël et les États-Unis ont lancé une opération militaire contre l’Iran.

Les objectifs officiels sont :

  • Éliminer la menace nucléaire iranienne,
  • Détruire les missiles et la capacité de production de ces missiles,
  • Mettre fin au régime actuel.

La plupart des guerres n’atteignent pas les objectifs pour lesquels elles sont lancées. Il en sera ainsi pour cette nouvelle guerre.

Renverser un régime par les seules frappes aériennes ne peut aboutir, au mieux, qu’à une guerre civile si tout le système sécuritaire s’effondre. Dans le cas présent, chaque responsable éliminé sera remplacé. Le régime iranien ne tient pas uniquement sur quelques personnes mais sur un système. Même si le système est détesté et sanguinaire, il sait se renouveler, même si plus de 100 responsables étaient éliminés.

En Libye, la fin du régime de Khadafi a abouti à une guerre civile. Ce n’était pas un système mais un dictateur et quelques proches du dictateur qui faisaient le régime. La fin du régime Libyen a abouti à un vide et le résultat a été une guerre civile et une instabilité dont la Libye ne s’est pas encore remise 15 ans plus tard.

La menace nucléaire restera présente tant que l’uranium enrichi restera entre les mains des iraniens. La capacité balistique peut être réduite mais probablement pas complètement détruite. Le régime iranien sera affaibli, c’est certain. Le changement de régime est peu probable, à court terme.

Quels effets collatéraux pour les États-Unis et Israël ? Probablement la multiplication d’attentats en 2026 et 2027 et une belle pagaille pétrolière suite à la fermeture du détroit d’Ormuz. Le faiseur de paix s’est transformé en faiseur de guerre, en prolongeant et réveillant la guerre qui sommeillait.

Combien de temps durera cette guerre ? Israël et les États-Unis disent le temps qu’il faudra. Quelques jours ? Quelques semaines ? Le temps nécessaire pour détruire tout ce qui peut être détruit. Et ensuite ? Comme il n’y aura pas de troupes au sol, cela s’arrêtera. Une guerre civile ? Peu probable. Il restera toujours suffisamment de gardiens de la révolution et de miliciens pour maintenir un ordre précaire. Par contre, la population iranienne dans son ensemble va souffrir d’une précarité économique renforcée.

Naej DRANER

Le 1° mars 2026

Post-scriptum : à juste titre, certains feront remarquer que cette nouvelle guerre ne confirme pas le « Cycle Quésako ». La remarque est exacte, mais quand une guerre commence durant une phase d’atténuation, elle peut soit s’arrêter rapidement soit se transformer en une longue guerre durant laquelle les victimes se multiplient durant la phase d’amplification qui suit. Voir la guerre contre l’Irak en 2003. Initialement, cette guerre donnait l’impression de mettre en cause ce cycle, mais cette guerre en est devenue un pilier en mettant en évidence la matérialisation du cycle par le nombre de victimes de guerre.

Quel système de cessez-le-feu Ukraine-Russie?

Aujourd’hui, aucune des propositions faites tant du côté russe, ukrainien, européen, américain, ne présente un système de maintien du cessez-le-feu crédible.

Les garanties de sécurité recherchées par l’Ukraine et les européens donnent l’impression qu’il suffirait d’avoir une force militaire crédible et dissuasive pour assurer un cessez-le-feu, quand il sera annoncé. Ce sera insuffisant et n’aboutira pas à un cessez-le-feu crédible et permanent.

C’est aussi le problème dans le conflit israélo-palestinien à Gaza ainsi que dans le conflit israélo-libanais au Sud-Liban. Israël pense qu’il suffit d’avoir des opérations militaires ciblées pour assurer le cessez-le-feu. Cela ne l’assure pas, mais le rend définitivement fragile.

Tous ces conflits sont actuellement gérés par des personnes sans aucune expérience précédente de cessez-le-feu. Ils redécouvrent tous ce que pourrait être un cessez-le-feu et imaginent jour après jour des solutions ou plutôt des non solutions.

Qu’est-ce qui contribue au maintien du cessez-le-feu ?

  • L’accord initial, s’il est clair et accepté par les parties,peut contribuer à son respect,
  • Un système de cessez-le-feu permanent, capable de régler tout incident dans la demi-journée suivant celui-ci,
  • Un système de contrôle et inspection des belligérants capable d’intervenir partout dans chaque camp,
  • une participation permanente des forces militaires de chaque camp au système de cessez-le-feu, sous la supervision du système de contrôle et inspection,
  • Une analyse permanente des incidents pour faire évoluer le système de cessez-le-feu afin de renforcer son efficacité.

Rien de tout cela n’a été clairement abordé et décrit dans les négociations en cours, d’après les informations disponibles à ce jour

Naej DRANER

Naej DRANER est un analyste et architecte de solution politico-sécuritaire. Il a étudié, en particulier, le dispositif qui avait été mis en place en 2014 et les années suivantes dans le Donbass. Ce dispositif n’a jamais été capable de se transformer en cessez-le-feu permanent. En tenant compte de cette expérience passée, il serait possible de faire une proposition concrète.

18 Février 2026

Le plan Trump est-il appliqué à Gaza ?

Au mois de septembre 2025 a été proposé un plan de règlement en 20 points. Il a conduit à un cessez-le-feu le 10 octobre 2025 et a donné lieu à la résolution 2803 de l’ONU qui a repris les 20 points.

Y a-t-il un cessez-le-feu réellement appliqué ?

Non. Les acteurs se divisent sur le terme à donner à ce simili cessez-le-feu. Est-ce un conflit gelé ? une guerre de basse intensité ? Tout le monde s’accorde pour dire que ce n’est pas un vrai cessez-le-feu et que le plan Trump n’est pas appliqué.

  • Plusieurs centaines de morts du côté palestinien depuis octobre
  • le passage de Rafah qui devait être ouvert dès le début du cessez-le-feu (point 8) n’a été que partiellement ouvert que depuis le 2 février 2026. Et encore, il est vraisemblable qu’Israël fera tout pour autoriser les départs de palestinien et refuser les entrées et retours de palestiniens
  • Les points 7 et 8 concernant l’aide humanitaires n’ont pas été appliqués comme ils auraient du l’être. Ils ont été revues et corrigés par Israël, sans le moindre rapport avec le plan Trump.
  • Israël fait ce qu’il veut et adapte le texte initial du plan Trump à ce qu’ils veulent vraiment faire, sans qu’il n’y ait aucune réaction de la part de Trump et de l’organisation qui prétend appliquer le plan Trump.
  • Il n’y a aucun mécanisme de supervision du cessez-le-feu connu et reconnu. Israël tire prétexte de tout incident pour reprendre des bombardements. Ils ont un système intelligent à base d’IA qui transforme les bruits de chiotte en vérité. La conséquence est que les victimes des incidents n’ont apparemment pas de rapport avec l’origine des incidents
  • Aucun observateur ou journaliste indépendant ne permet de remonter une vision objective de ce qui se passe à Gaza. Mentir, censurer est la règle du comportement d’Israël, confortée par l’indifférence de l’équipe Trump.
  • Trump est un promoteur, pas un constructeur. Il sait gérer les effets d’annonce et de presse mais est incapable de gérer un projet. Le cessez-le-feu à Gaza se gère tout seul, et il n’y a donc pas de vrai cessez-le-feu
  • Dans la phase de désarmement du Hamas, les autorités israéliennes feront probablement tout pour relancer la guerre : c’est ce que veulent les suprémacistes juifs qui sont dans le gouvernement israélien. Ils trouveront les prétextes qui les arrangent

Naej DRANER

Pour rappel, la résolution 2803 adoptée par le conseil de sécurité le 17 Novembre 2025

Le 3 février 2026

S’il te plaît, Donald, arrête tes conneries et va faire des études!

J’avais compris que le « Conseil de la Paix » était une instance qui allait s’occuper de Gaza. J’ai bien lu la charte du « Conseil de la Paix » mais cela n’a rien à avoir avec Gaza.

Où en est la Phase 1 du plan de Paix de Gaza ?

Vous souvenez-vous ? La Phase 1 disait que le terminal de Rafah serait ouvert dès le début du cessez-le-feu. 3 mois plus tard, il n’est même pas ouvert. Il était promis que l’aide humanitaire serait distribuée à tous par les différents acteurs concernés. Ce n’est pas ce qui s’est passé. Israël a restreint l’aide humanitaire, multiplié les conditions de distribution au point que peu d’aide est bien arrivé, décrété qu’un piquet de tente est une arme dangereuse au point que les palestiniens n’ont même pas de tentes étanches et confortables. Et on, s’arrête là pour simplement dire que tout ce qui aurait du être fait a été modifié en sous-main par Israël sans que ce cher Donald s’aperçoive qu’il s’est fait rouler dans la farine avec une phase 1 de son plan revu et corrigé par Israël sans que les chers négociateurs de Donald s’en aperçoivent et lui signalent que la phase 1 a été vidée de son contenu officiel : une coquille vide à la hauteur des ambitions d’Israël et de la naïveté de Donald et de son équipe de choc.

Donald, s’il te plaît, comment veux-tu qu’on puisse croire qu’un Conseil de Paix Mondial va contrôler quoi que ce soit, après ton incapacité à simplement appliquer la « phase 1 de Gaza ».

Donald, as-tu un collaborateur qui pourrait t’expliquer ce qu’est un traité et à quoi il sert ?

Je n’en ai pas cru mes oreilles : Donald veut le Groenland pour des « raisons de sécurité ». Il nous refait le coup de G. W. Bush qui, au nom d’armes de destructions massives, voulait simplement le pétrole irakien. Dans le cas présent, il s’agit d’empocher toutes les ressources minières, après avoir fait gober à tout le monde qu’il y a un problème de sécurité.

Donald, as-tu lu le traité actuel ? Il t’autorise à étendre les bases si tu manques de place pour tes équipements de sécurité, indispensables. Ah oui, tu as raison : aucun de tes collaborateurs n’a lu les traités et ne les a compris . C’est vrai qu’il est difficile d’avancer et de comprendre quoi que ce soit quand les collaborateurs officiels n’en savent pas plus que Donald.

Il est urgent que tu recrutes, sans le dire trop fort, un collaborateur qui t’explique discrètement comment fonctionne un traité et comment on peut l’utiliser pour ajouter des équipements de sécurité indispensables.

Le recrutement doit être discret pour qu’on ne sache pas que Donald étudie

Le 20 janvier 2026

Naej DRANER

Le site l’Horloge de l’inconscient a autorisé une tribune libre qui n’engage que son auteur. En aucun cas nous ne saurions être considérés comme responsables du contenu de cet article

Quel avenir pour Gaza ?

Compte-tenu du résultat présenté le 26 Février 2025 de l’enquête interne de l’armée israélienne qui reconnaît sa pleine responsabilité dans le fiasco du 7 Octobre 2023, on peut tenter de faire son travail d’architecte. Il n’y aura pas d’autre canal de communication et proposition que celui-ci

Israël, avec l’aide du négociateur américain, a modifié les conditions qui pouvaient conduire à un cessez-le-feu durable. La seule proposition est celle d’un prolongement de la trêve, ce qui revient à dire que, de toute façon, que ce soit aujourd’hui ou dans un mois et demi, Israël a l’intention de reprendre la guerre à Gaza. Dans ces conditions, le Hamas est réticent a laissé partir ses derniers otages.

Les Etats-Unis sont-ils capables de jouer les négociateurs tout en étant aligné sur Israël ? Probablement NON.

Mis à part la proposition de Trump qui est une forme de nettoyage ethnique déguisé, les Etats-Unis n’ont rien à proposer et négocier. Le promoteur immobilier se voit déjà faire faire les travaux de reconstruction par d’autres pays que le sien et vendre à con compte tout l’immobilier reconstruit ? La ficelle est grosse, mais Donald y croit, ainsi que Bibi. Un rêve irréalisable et imbécile.

Alors ? Un plan arabe ? Peut-être, mais il va falloir le réaménager et le transformer en quelque chose de crédible et gérable.

La sécurité ? Israël peut-il assurer la sécurité ? Israël assure l’insécurité de Gaza, ainsi que sa destruction. Impossible d’envisager une sécurité par Israël. Israël détruira tout embryon de forces de sécurité visibles.

Une mise sous tutelle provisoire de Gaza est-elle possible? Ce serait une bonne solution, mais qui se risquera à le faire ? … et comment?

Il serait préférable que la sécurité de Gaza soit temporairement assurée par un tiers externe qui ne peut être ni Israël ni les Etats-Unis. Mais comment ? Une force de police internationale ? NON, cela n’a jamais d’efficacité que d’envoyer des étrangers qui ne parlent pas la langue. De plus, il faut reconstruire un système de sécurité. Le mieux que nous pourrions faire est d’avoir des formateurs de forces de police en nombre suffisants ( 1 000 à 2 000) pour former, sur place, de nouvelles forces de sécurité à partir de la population locale, qu’elles soient ou non issues du Hamas, mais contrôlées par des agents externes. Est-ce possible ? Ce n’est jamais arrivé au niveau international puisque cela n’a jamais été essayé. Ce sera fragile pendant 6 mois et après cela marchera peut-être.

Ensuite il faudrait créer un corps d’inspection composé de : un tiers international, un tiers palestinien, un tiers israélien. Ces inspecteurs doivent pouvoir accéder à tout ce qui peut se passer. L’objectif est de pouvoir avoir la visibilité sur tout ce qui se fait et réagir autrement que par de nouveaux bombardements. Il en faudrait 100 pour commencer, avec une montée en puissance à 500. Quelle est la différence entre un inspecteur et un observateur? L’observateur constate et ne fait rien. L’inspecteur constate et prend les moyens de faire rectifier ce qui a été constaté, en s’appuyant sur les nouvelles forces de sécurité.

Est-ce réaliste ? Cela ne pourrait voir le jour qu’avec la coopération des pays arabes et quelques autres.

Une bouteille à la mer qui n’attendra pas ses destinataires ? Peut-être, mais entre un nettoyage ethnique et de nouveaux bombardements, il faut tenter autre chose.

Naej DRANER

ND2025-001,le 3 mars 2025

Naej DRANER est un analyste. C’est un architecte de solution politico-sécuritaire qui se limite à ce rôle d’architecte. Ses analyses sont généralement une préparation à ce que pourrait être le jour d’après et une solution à court, moyen et long terme. Pour construire une maison, il faut un architecte, mais il faut aussi un entrepreneur. N.D n’est pas un entrepreneur et ne peut avoir une influence que s’il s’allie à un entrepreneur pour réaliser et mettre en œuvre une solution politico-sécuritaire adaptée.

Que retenir du 7 Octobre sur le plan sécuritaire ?

Le 7 octobre 2023 a été pour Israël un événement semblable au 11 septembre pour les américains.

Dans les deux cas, il y a eu une fuite en avant militaire qui ressemble plus à un carnage vengeur qu’une vraie guerre.

Dans les deux cas, cet événement a justifié l’injustifiable. Cela a duré plus de 2 ans pour les américains, avec des guerres multiples : Afghanistan, Irak, etc, etc. L’Etat de droit a subi quelques entorses volontaires (Guantanamo par exemple)

Combien de temps cela durera-t-il pour les israéliens ? Impossible à dire pour le moment. Ils ont perdu tout sens critique depuis un an et semblent incapables de prendre le moindre recul.

Au nom de la guerre en cours, l’Etat d’Israël a oublié de faire une commission d’enquête en posant la question : « Pourquoi les services de renseignement et de sécurité ont-ils été défaillants? »

Si les services de sécurité israéliens avaient fonctionné, il y aurait probablement eu moins de 100 morts et nombre des horreurs constatées ce jour-là n’auraient pas eu lieu. Les réactions auraient-elles été différentes ? Probablement, mais les israéliens sont incapables de se poser une telle question et d’en débattre.

Quelles ont été les failles des services de sécurité israéliens conduisant au 7 Octobre?

Elles sont multiples et de nombreuses réflexions, ailleurs qu’en Israël, ont été et sont menées:

  • non exploitation des renseignements qui ont paru invraisemblable,
  • surestimation de son importance et de son aspect dissuasif,
  • mise en place d’un système de surveillance technique sans relais et vérification humaine,
  • aucune force de sécurité d’astreinte pour intervenir dans les minutes suivant tout incident
  • démotivation des réservistes pour des raisons politiques discutables

Combien de temps faudra-t-il pour que les israéliens nomment une commission d’enquête et convergent vers une conclusion déjà avancée par des acteurs externes ?  » Les services de sécurité et l’armée n’ont pas été en mesure d’empêcher un événement qui aurait pu être minimisé. Aucune arme sophistiquée n’a été utilisée par les assaillants. Tout au plus quelques armes qui se trouvent dans n’importe quel service de sécurité et une volonté claire de transformer un tel événement en un événement guerrier violent et cruel, sans respecter la moindre loi relative aux guerres ».

Cela ne change rien à l’horreur et au traumatisme engendré par le 7 Octobre, mais aurait pu amener les israéliens à agir autrement.

Les israéliens se poseront-ils un jour la question de savoir si 1400 morts justifient plus de 50.000 morts et si cela justifie aussi de détruire 70% de tous les bâtiments de Gaza, sans oublier les hôpitaux détruits, la pénurie alimentaire entretenue et bien d’autres choses encore ?

Et si les 1400 morts n’avaient été que 100 morts si les services de sécurité avaient fonctionné, cela aurait-il changé ?

Un jour, oui, ils se poseront la question, mais ce n’est pas demain la veille.

Pour le moment, la guerre continue, sans perspective autre qu’une victoire totale qui reste hypothétique.

Naej DRANER

ND2024-1001, le 1° Novembre 2024

Naej DRANER est un analyste. C’est un architecte de solution politico-sécuritaire qui se limite à ce rôle d’architecte. Ses analyses sont généralement une préparation à ce que pourrait être le jour d’après et une solution à court, moyen et long terme. Pour construire une maison, il faut un architecte, mais il faut aussi un entrepreneur. N.D n’est pas un entrepreneur et ne peut avoir une influence que s’il s’allie à un entrepreneur pour réaliser et mettre en œuvre une solution politico-sécuritaire adaptée.

La guerre du Hamas et le « Cycle des Guerres »

La guerre commencée le 7 Octobre 2023 confirme-t-elle le « Cycle des Guerres » ?

Le pic d’amplification théorique est en mai 2024. Cette nouvelle guerre se déclenche à 8 mois du pic théorique. La prévision, avant le déclenchement de cette guerre, était qu’il y aurait une nouvelle guerre et le plus vraisemblablement à + ou – un an du pic théorique.

La guerre d’octobre 2023 confirme le « Cycle des Guerres » et renforce le conflit israélo-arabe en tant que cas remarquable du « Cycle des Guerres ».

Par contre, les prévisions n’ont pas mis en évidence que ce serait un tel massacre et probablement la guerre la plus terrible de ce conflit, tant du côté israélien que du côté palestinien. L’horreur ne fait que commencer.

Nous pouvons constater que l’intensité des guerres durant cette phase d’amplification est beaucoup plus grande pour la guerre Ukraine-Russie et pour la guerre qui vient de commencer. Est-ce un simple hasard, ou cette phase d’amplification a-t-elle un niveau d’intensité particulièrement élevé ? Dans les études actuelles, nous n’avons pas encore identifié de facteur d’intensité de ce phénomène cyclique. Nous avons quelques pistes qui mériteraient des études complémentaires, mais pas de certitude.

Quelle sera la suite de cette guerre ?

La connaissance du « Cycle des Guerres » ne permet pas de savoir comment vont se dérouler les combats à venir. Ils peuvent durer plusieurs semaines.

Les conséquences de cette guerre détermineront l’avenir israélo-palestinien, même s’il est peu probable que quoi que ce soit bouge dans les mois à venir.

Cette guerre est aussi un « Retour » de 50 ans de la guerre du Kippour et de 75 ans de la première guerre israélo-arabe

Dans le conflit israélo-arabe, plusieurs guerres sont un retour (au sens Théorie du Retour) d’une autre guerre:

  • La guerre israélo-libanaise de 2006 est un retour de la guerre de 1982 (24 ans)
  • La guerre actuelle est un retour de la guerre du Kippour de 1973 (50 ans)
  • La guerre du Kippour de 1973 est lui-même un retour de la première guerre israélo-arabe de 1948 au moment de la création d’Israël

L’origine historique du « Cycle des Guerres » est l’étude des « Retours du passé » entre des guerres. A certains moments, les guerres sont à la fois une application du « Cycle des Guerres » et de la Théorie du Retour

Que signifient ces Retours ? le problème israélo-palestinien va probablement se poser à nouveau dans des termes peu différents de ceux de 1947.

10 Octobre 2023

Confirmation de la matérialisation du « Cycle des Guerres » à partir de données UCDP

En utilisant le graphique « Fatalities in state-based conflicts by Region (1989-2022) » publié par UCDP (Uppsala Conflict Data Program), il est possible de renforcer la démonstration de la matérialisation du Cycle des Guerres.

Tout ceci est expliqué dans le texte qui est accessible ici

Les deux textes seront refondus en un seul d’ici la fin de l’année, lors de la prochaine mise à jour du texte sur “Le Cycle des Guerres dit du Retour ”

mis à jour le25 Octobre 2023