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Iran, qui gouverne réellement ?

Textes de référence

Le texte du Memorandum Of Understanding (MOU) Iran/États-Unis ou protocole signé le 17 Juin 2026 est très clair:

  • Le point 1 indique on ne peut plus clairement l’arrêt de toutes les opérations militaires et aussi l’arrêt de toute menace « … à s’abstenir de toute menace ou recours à la force l’un contre l’autre … »
  • Le point 5 : « … La République islamique d’Iran engagera un dialogue avec le Sultanat d’Oman afin de définir le futur cadre administratif et les services maritimes dans le détroit d’Ormuz, en concertation avec les autres États riverains du golfe Persique, conformément au droit international et aux droits souverains des Etats côtiers du détroit d’Ormuz… »
  • Le texte n’indique aucune voie maritime obligatoire pour tous les navires qui traverseront librement le détroit d’Ormuz.

La décision unilatérale de l’Iran de limiter la circulation à ses propres voies navigables et les interventions armées des gardiens de la révolution auprès des bateaux traversant le détroit d’Ormuz ne correspondent à rien dans le MOU et peut être considéré comme une violation unilatérale du protocole suivant le point 1 du MOU.

Ce hiatus entre le texte signé officiellement par l’Iran et l’application réelle permet, à juste titre, de se demander qui gouverne en Iran, pour ne pas être en mesure d’appliquer le contenu des accords signés.

Il arrive souvent qu’un accord fraichement signé donne lieu à des bavures, suite à des malentendus et des problèmes de communication interne. Il arrive aussi que ce soit un acte délibéré de factions qui refusent l’accord dans les termes signés.

Dans le MOU, il manque un dispositif de surveillance et de maintien du cessez-le-feu dont le rôle est d’intervenir tout de suite pour identifier le malentendu, constater la violation et faire en sorte qu’elle ne se reproduise pas et ne donne pas lieu à des représailles.

Cette violation répétée par l’Iran a effectivement fait déraper l’ensemble du processus qui était en cours.

Négocier un accord d’un côté et prétendre faire appliquer d’autres règles que celles qui ont été formalisées dans l’accord ne mènera à rien d’autre que de faire douter de la crédibilité des dirigeants iraniens.

Ambiguïté entretenue par l’Iran sur sa gouvernance

Ce qui pourrait être considéré comme une faiblesse de gouvernance est le plus souvent exploité par l’Iran comme une opportunité, comme s’il fallait excuser des personnes qui ont fait autre chose que ce qui a été négocié mais correspondant bien à ce que veut l’Iran. C’est comme un moyen de faire une séance de rattrapage, sauf que cela enlève toute valeur aux accords obtenus et signés.

Incertitude sur le guide suprême actuel

L’incertitude actuelle ne fait que confirmer l’absence de dirigeants capables de se faire respecter de toutes les composantes iraniennes, à commencer par les Gardiens de la Révolution. Ces derniers semblent faire ce qu’ils veulent et imposent leur ligne, même si elle est contraire aux accords signés.

Conséquence sur les investissements

Il est vraisemblable que les pays riverains du Golfe Persique, qui pourraient investir en Iran pour aider à reconstruire, ne feront probablement pas les investissements envisagés et cela se comprend. Les 3 pays qui ont les moyens d’investir ( à savoir Koweït, Arabie Saoudite et EAU ) sont justement les pays visés en priorité par les gardiens de la révolution. La conséquence ? Ces pays commenceront par réparer les dégâts chez eux et utiliseront leurs disponibilités pour pallier le manque à gagner issu du blocage du détroit d’Ormuz. Si la politique officielle de l’IRAN est de décourager tous les pays qui pourraient les aider, je crois que c’est gagné. Je ne pense pas qu’ils soient engagés par le point 6 du MOU et si ce sont les Etats-Unis qui se sont engagés sur ces sommes du point 6, allez voir avec eux. Je ne me sens pas concerné et j’ai bien bien peur que les pays riverains du Golfe Persique ne se sentent pas impliqués tant que vous passerez votre temps à les détruire au nom d’une stratégie de l’Iran dont je ne connais pas l’auteur. On ne peut pas passer son temps à détruire sans provoquer une réaction de rejet collective justifiée par le comportement de l’Iran. L’Iran récoltera ce qu’elle a semé: la haine et le désordre.

Le 28 Juillet 2026

Naej DRANER

Pays du Golfe Persique et convention maritime de 1982

Plusieurs pays du Golfe Persique, dont les plus importants, n’ont pas adhéré à la convention de 1982, ce qui rend sensible le sujet des eaux territoriales.

En l’absence de ratification formelle par un État, les États appliquent « de facto » la convention de 1982.

S’il y avait un organisme représentatif de l’ensemble des États riverains du Golfe Persique, le fait de formaliser les eaux territoriales relèverait d’une forme de base collective.

En l’absence d’adhésion formelle à la convention de 1982, c’est le droit coutumier qui prévaut, ce qui demande un relevé précis et non standard.

Globalement sur terre, la délimitation des eaux territoriales détermine la souveraineté complète du pays, que ce soit à travers la convention de 1982 ou à travers le droit coutumier.

Les détroits, comme le détroit d’Ormuz, ont des règles propres à chaque détroit, mais la règle générale est que tout pays reste pleinement souverain dans ses eaux territoriales. Contrôler totalement les passages maritimes dans les eaux territoriales des voisins, sans leur accord, comme le souhaite l’Iran ne relève d’aucun droit. On peut prendre ce sujet comme on veut mais il y aura un refus global de tous les autres pays. Il n’y aura jamais d’accord de délégation du trafic maritime à l’Iran. Militairement, il sera quasi impossible à l’Iran de l’imposer.

Par contre, rien n’interdit que les pays riverains du détroit d’Ormuz définissent une convention qui s’applique à leurs eaux territoriales, mais au minimum il faudrait l’Iran, Oman et les Émirats Arabes Unis.

Quant à la prétention des États-Unis d’Amérique de contrôler ce détroit d’Ormuz, il ne repose sur rien. Vu qu’ils ne l’utilisent pas pour eux-mêmes, il serait préférable que ce soient les pays riverains du Golfe Persique qui se prennent en charge. Ce n’est pas gagné.

Le 27 Juillet 2026

Naej DRANER

Golfe Persique : Eaux territoriales et Zone Exclusive Économique

« …

Les eaux territoriales et la zone économique exclusive (ZEE) sont deux espaces maritimes différents définis par le droit international. Les eaux territoriales s’étendent sur 12 milles marins (22 km) avec une souveraineté totale de l’État, tandis que la ZEE s’étend jusqu’à 200 milles marins (370 km) pour l’exploitation exclusive des ressources.

Eaux territoriales (Mer territoriale)

  • Portée : Jusqu’à 12 milles marins (environ 22 km) à partir de la côte.
  • Souveraineté : Totale et complète sur l’eau, les fonds marins et l’air.
  • Règles : Les bateaux des autres pays peuvent passer, mais ils doivent respecter les lois locales et ne pas représenter un danger.

Zone Économique Exclusive (ZEE / Eaux d’intérêt économique)

  • Portée : Jusqu’à 200 milles marins (environ 370 km) à partir de la côte.
  • Droits : Droits uniques pour chercher et prendre les poissons, le pétrole, le gaz ou fabriquer de l’énergie (vent, eau).
  • Règles : Ce n’est pas un territoire totalement possédé par l’État ; les autres pays gardent le droit de naviguer librement et de faire voler des avions.

… »

Les lignes qui précèdent ont été générées par un moteur de recherche sur internet.

Dans le cadre de la commission préparatoire « eaux territoriales » sur le « Conseil du Golfe Persique », il n’a pas été demandé de relever les ZEE. Cela pourrait être fait ultérieurement mais n’a aucune urgence.

Le relevé des eaux territoriales des pays du Golfe Persique doit être présenté et contre-signé par chaque représentant de pays du Golfe Persique présent dans la commission.

A la question de savoir ce que N.D. compte faire de ce relevé contresigné par les principaux pays, avec au minimum l’Iran, Oman, les Émirats Arabes Unis, l’Arabie saoudite, je vous laisse deviner ce qu’on peut en faire d’intelligent.

Cependant, en préalable pour la suite, il est demandé à chaque pays d’avoir à disposition, dans son pays ( pas forcément dans la réunion) un spécialiste du droit maritime international. Pourquoi ? Le « Conseil du Golfe Persique » n’a aucun pouvoir international lui permettant de remplacer la convention du doit maritime de 1982 par une autre convention qui permettrait à un État de réclamer des droits sur les eaux territoriales d’un autre pays. Cette demande est pour éviter de discuter sur des solutions irrationnelles qui ne soient pas conformes au droit international existant.

Qu’est-ce que vous en concluez ? … à commencer par le représentant iranien ? Ne me faites pas l’injure de vous traiter d’ignare et d’imbécile qui invente un droit international qui n’existe pas. Nous pourrions imaginer un droit délégué au « Conseil du Golfe Persique » par plusieurs pays afin de superviser et contrôler le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. Mais si c’est le cas, ce n’est pas un pays seul qui va définir, de façon unilatérale et dictatoriale, un organisme de supervision et de contrôle du détroit d’Ormuz, mais le « Conseil du Golfe Persique » qui définira ces règles de supervision et de contrôle et les appliquera. Tout ceci se fera suivant les règles démocratiques – à définir – du Conseil du Golfe Persique.

Le 26 Juillet 2026

Naej DRANER (naej.draner@gmail.com)

Détroit d’Ormuz : eaux territoriales et droits souverains de l’Etat

La convention des Nations Unies sur le droit de la mer (1982) détermine les règles qui s’appliquent, pour les eaux territoriales et les droits qui s’y rattachent.

Dans la préparation du « Conseil du Golfe Persique », il y a une commission eaux territoriales dont le but est de rappeler les eaux territoriales existantes à ce jour, conformes à la convention des Nations Unies.

Cette commission n’a pour seul but que de relever le tracé des eaux territoriales existantes et de s’assurer qu’on parle bien de la même chose et des mêmes limites.

Les eaux territoriales sont au maximum de 12 miles et si la distance entre les 2 pays opposés est inférieure à 24 miles, c’est la ligne médiane qui s’applique.

Aux eaux territoriales sont attachés des droits de chaque État:

  • La souveraineté de l’État s’applique sur ses eaux territoriales,
  • Dans certaines circonstances, l’État souverain peut interdire le passage de certains navires civils et militaires dans ses eaux territoriales,
  • Le droit de passage aux autres États dans un détroit n’est pas systématique. Il peut y avoir des litiges et de possibles évolutions à venir dans la convention de 1982.

Dans tout État,les militaires ont tendance à considérer leur champ d’action, en dehors des eaux territoriales. Cela n’a aucune légalité et se croire capable de maitriser militairement ce qui passe dans les eaux territoriales du voisin n’a aucune légalité. Cela relève de la simple prétention.

L’Iran, comme tout pays riverain du Golfe Persique, fait partie de la commission préparatoire et il est attendu que leur représentant sache au moins ce que sont leurs eaux territoriales. On ne parle pas des droits que ce croiraient leurs militaires, en ignorant le droit international. Se croire militairement le plus fort ne relève pas du droit international et ne modifie pas les eaux territoriales et les droits qui y sont rattachés. S’il devait arriver que le représentant d’un État, dans la commission, présente autre chose que la réalité reconnue par la convention de 1982, il faudra le recadrer jusqu’à ce qu’il donne les bonnes données.

Il peut y avoir des litiges et de possibles discussions: il faut toutes les noter, sachant que la commission ne fait que relever la réalité d’aujourd’hui, y compris dans les disputes et contestations. La commission tranchera sur la base de la convention de 1982, s’il devait y avoir des propositions un peu trop farfelues.

En quoi le relevé des eaux territoriales est important ?

Essentiellement sur le fait que les droits internationaux sont définis par rapport aux eaux territoriales.

On pourrait imaginer que le « Conseil du Golfe Persique » ait un droit de contrôle dans différentes eaux territoriales, comme celles de l’Iran et d’Oman, mais un tel droit serait préalablement soumis à une convention avec les États. Chaque pays peut, dans ses eaux territoriales, allouer un droit au « Conseil du Golfe Persique ». La prétention d’un État de s’attribuer des droits dans d’autres eaux territoriales que les siennes ne relève pas du droit mais de la simple confusion.

Il est donc particulièrement important que les eaux territoriales de chaque État soit clairement relevées et reconnues par tous.

La commission eaux territoriales ne prendra aucune décision autre que relever l’existant et de le faire valider par chaque État. Un état de Guerre peut aboutir à des demandes un peu étranges, voire farfelues, mais elles ne relèvent pas du droit.

Automatiquement, de ce relevé, va découler des droits de chaque État, sur ses eaux territoriales. Si un jour un « Conseil du Golfe Persique » voyait le jour, il pourrait lui être attribué des droits limités sur les eaux territoriales, mais cela passerait par une convention ou un traité ou un acte fondateur. Mais il y a une différence entre les prétentions d’un État de s’attribuer des droits dans les eaux territoriales de son voisin et accepter un transfert limité à un organisme international créé par des États.

S’il était demandé comment on va avancer sur le problème du détroit d’Ormuz, je répondrais qu’il faut commencer par un relevé précis et partagé de la commission eaux territoriales. Un certain nombre de droits en découleront automatiquement.

Si la commission préparatoire ne voit jamais le jour, il ne se passera jamais rien.

Le 25 Juillet 2026

Naej DRANER (naej.draner@gmail.com)

Iran/Etats-Unis – Cas d’école : l’escalade et l’impasse

La guerre Iran/États-Unis pourrait être l’occasion d’étudier plusieurs cas d’école. Celui qui est examiné ici est l’escalade.

Depuis le 7 Juillet, c’est l’escalade. Elle continue jour après jour. Les deux belligérants justifient leurs actions militaires en prétendant faire revenir l’autre à la table des négociations.

Quand l’Iran dit que les actions militaires continueront tant que les États-Unis continueront, c’est un cas de blocage (ou « deadlock »). Cela va continuer parce que chaque camp attend que l’autre arrête. Si chaque camp conditionne son arrêt à celui, préalable, de l’autre, il n’y a aucune perspective autre que l’escalade.

Chaque belligérant ne voit que les événements qui permettent de s’indigner et de justifier l’escalade

C’est le propre de toute guerre:

  • chaque belligérant ne voit qu’une partie de la réalité,
  • chaque belligérant croit que son action militaire décisive va provoquer une désescalade. C’est l’inverse qui se produit.
  • chaque belligérant met en avant les violations de l’autre, en ignorant soigneusement les siennes.

Tous les belligérants ont violé le protocole d’accord signé le 17 Juin

Pratiquement tous les 14 points ont été violés par les 2 camps.

On peut commencer par le point 1 : c’est supposé une interdiction de tout recours militaire. Tirer contre un navire est une violation, bombarder un objectif militaire est une violation, bombarder les bases américaines est une violation, etc.

Que pourraient faire les négociateurs qui ont négocié le protocole d’accord signé le 17 juin?

  • prétendre négocier un nouvel accord ? Cela ne sert à rien, tout ce qui était attendu est déjà dans l’accord. On pourrait préciser certains points en faisant des notes d’application qui ne sont que des réponses à une question posée sur le contenu du protocole d’accord
  • Il faudrait obtenir un nouveau cessez-le-feu pour 24 h plus tard (afin que l’ordre soit retransmis aux différentes hiérarchies militaires avant application). Si c’était un cessez-le-feu à effet immédiat, il serait immédiatement violé et mis en cause,
  • proposer un système de supervision et de contrôle du cessez-le-feu. Il doit être permanent, connu et accepté de chaque camp,
  • recueillir les points du protocole d’accord à renégocier ou à préciser et prévoir de commencer ces prévisions 48 heures ou 72 heures après l’entrée en vigueur effective du cessez-le-feu
  • Il y a un point qui concernait le statut du détroit d’Ormuz à négocier avec Oman et les pays riverains du Golfe persique. Il devrait être mis en œuvre dès que possible. Le cadre d’un Conseil du Golfe Persique serait adéquat, sinon il faut en trouver un autre.

Y a-t-il une vraie volonté d’arrêter la guerre et d’entamer une désescalade ?

Ce sujet interpelle. Chaque belligérant justifie ses violations par les violations de l’autre, comme un prétexte pour ne pas avoir à appliquer le protocole:

  • Première violation : l’Iran a décidé qu’elle est la seule à définir les routes maritimes et a joint des menaces, suivies de tirs contre les navires. Cette violation est incontestable.
  • Deuxième violation : les États-Unis, faute d’un système de supervision qui serve d’arbitre et qui corrige le comportement adverse, entend punir militairement l’Iran de la première violation. C’est une nouvelle violation.
  • Troisième violation : l’Iran, suite à la deuxième violation, considère devoir aussi punir les États-Unis et s’en prend militairement à des bases américaines et des alliés des américains
  • Ensuite, toute une série de violations sont des réponses aux violations précédentes et aboutissent à invalider progressivement presque tous les points du protocole d’accord.

Y aura-t-il un vainqueur militaire ?

Peu probable. Les États-Unis ne pourront pas empêcher des actions militaires contre les navires sans occuper une grande partie de l’Iran. l’Iran ne pourra obtenir des pays riverains du Golfe Persique le moindre accord pour réglementer et contrôler seul le détroit d’Ormuz.

Militairement, chaque belligérant a un grand pouvoir de nuisance mais chaque belligérant est incapable de contrôler militairement la situation comme il l’espère.

A terme, ils seront tous les deux perdants et il semble exclu que l’un ou l’autre belligérant réussisse à détruire totalement son adversaire.

L’espoir de chaque belligérant de convaincre militairement son adversaire pousse à une escalade et non à une désescalade.

Alors c’est l’impasse ?

En quelque sorte. L’escalade actuelle nourrit des espoirs de solutions militaires qui ne paraissent pas réalistes.

Le 24 juillet 2026

Naej DRANER

Naej DRANER n’est qu’un observateur d’une situation sur laquelle il n’agit pas. Réfléchir et proposer n’est pas agir. Avoir des idées, bonnes ou mauvaises, est sans intérêt quand on n’a aucun moyen d’agir.

Golfe : et maintenant ?

Il n’y a plus rien d’important à écrire pour le moment. Sur la partie « Architecte », l’essentiel est fait. Quand on construit une maison, il faut un architecte et un entrepreneur. L’architecte a fait son travail, il faut trouver un entrepreneur.

Quel profil pour l’entrepreneur ?

Ne pas être américain ou iranien, si possible complètement complètement étranger au Golfe Persique:

  • Cela peut être un organisme international ou un État ou un groupement d’États, ou simplement un groupe de diplomates agissant ensemble en dehors de leurs États, pour faire avancer le sujet
  • Accepter le travail initial de l’architecte et en cas de volonté de le modifier ( on peut toujours modifier), le faire en concertation directe avec l’architecte pour éviter de le mettre en porte à faux sur le projet proposé,
  • Reconnaître l’origine des idées qui vont être mises en œuvre,
  • contacter Oman, si possible à partir d’un pays autre que la France ( pour des raisons de protocole vis à vis des autorités françaises, les diplomates en poste à Paris sont incapables d’avoir un comportement fluide et transparent). Oman doit pouvoir accéder à tous les textes.
  • Naej DRANER ne représente pas et ne représentera pas pas France ou l’UE. Il pourrait y avoir des coordinations possibles, mais pas d’intégration au niveau d’un simple conseiller dont on reprend et modifie les textes sans même le consulter,
  • Il faut qu’avec Oman il y ait soit les Émirats Arabes Unis, soit l’Arabie Saoudite qui seront utilisés pour le cadrage des États-Unis,
  • Il ne faut pas renégocier le protocole d’accord du 17 Juin, mais considérer qu’il n’a pas encore été appliqué, et qu’il y a peut-être quelques amendements à négocier.
  • Il faut gérer des notes d’application ( clarification du texte du 17 Juin),
  • Dans les pays riverains du Golfe Persique il faut au moins 4 des 8 pays qui acceptent d’y participer, Iran compris,
  • Il faut lancer les 3 commissions préparatoires prévues dès que possible,
  • Il va falloir du culot pour remettre le tout en route
  • l’entrepreneur doit être un manageur : chaque sujet doit être suivi et relancé,
  • l’entrepreneur doit admettre que le décideur final sera le « Conseil du Golfe Persique » et qu’il n’est, avec l’architecte, qu’un acteur de l’ombre: celui qui fait mais qui n’existe pratiquement pas.

Il n’y a qu’à, il faut qu’on ….

Le 20 Juillet 2026

Naej DRANER (naej.draner@gmail.com)

L’architecte N.D. se rendra disponible autant qu’il le faut. Il se déplace rarement mais est toujours disponible à distance. Architecte et entrepreneur doivent n’être qu’un quand ils travaillent ensemble. Les histoires d’EGO et de PROTOCOLE ne sont pas à l’ordre du jour, mais il faut savoir s’adapter et faire adapter sans être psycho-rigide et sans croire qu’on peut tout modifier, tout seul dans son coin (N.D, dans un tel cas, ne dit plus rien et laisse faire jusqu’à son effondrement, sans aucun état d’âme)

Analogie entre maintien du cessez-le-feu et pompiers

Si on devait décrire par une image ce qu’il faut faire pour le maintien du cessez-le-feu, la meilleure image est celle d’un incendie et des pompiers.

Il est évident, pour un incendie, que c’est le temps et les moyens déployés entre le début d’un incendie et son extension qui vont déterminer la capacité à éviter l’extension de l’incendie.

S’il se passe 24 h entre le début d’un incendie et le début du déploiement des moyens de combattre le feu, il est sûr que l’incendie est déjà hors de contrôle.

Les systèmes de maintien du cessez-le-feu n’interviennent pratiquement jamais dans les 24 heures qui suivent un incident.

Parmi les facteurs qui rendent inefficaces le maintien du cessez-le-feu:

  • l’absence de tout système de supervision et de maintien du cessez-le-feu, comme dans le cas du protocole du 17 Juin 2026 entre l’Iran et les États-Unis,
  • le manque de réactivité du système ( il peut être défini théoriquement et n’avoir aucun moyen dédié),
  • la culture sécuritaire des dirigeants et militaires . Cette culture est souvent faible et mis à part affirmer qu’en tapant fort, l’autre va s’écraser, il y a peu d’intervenants qui osent admettre qu’une réponse militaire est un début d’escalade et non de désescalade,
  • Les systèmes de supervision du cessez-le-feu sont souvent passifs : on met quelques observateurs et il n’est pas prévu de faire quoi que ce soit à partir des observations, ou du moins pas dans les heures qui suivent,
  • pour avoir une influence sur les événements, il faut une coordination étroite à la fois avec un niveau politique et diplomatique et à la fois avec les hiérarchies combattantes. Souvent l’équipe de négociation est reconnue mais n’est jamais disponible immédiatement, et la coordination avec les hiérarchies combattantes n’existe pas,
  • les moyens laissés à un système de supervision et de maintien du cessez-le-feu sont trop faibles ou inadaptés.

Il est possible de citer de nombreux exemples de systèmes de supervision et de maintien du cessez-le-feu inadaptés:

  • Le SMM (OSCE Special Monitoring Mission de l’Ukraine de 2014 à 2022) était un système complètement passif d’observation, avec un système de suivi et négociation activable uniquement par la présidence en cours de l’OSCE/ Le temps de réaction se comptait plutôt en semaines et en mois. Il y a eu une tentative d’adjoindre les hiérarchies militaires, mais cela se transformait en organisme concurrent et non complémentaire,
  • Le cessez-le-feu entre le Hamas et Israël en octobre 2025 n’a pas de système de supervision et de maintien fonctionnant de façon permanente. Le maintien, selon Israël, c’est bombarder et maintenir une tension permanente. Le résultat : des milliers de morts et blessés après la date de cessez-le-feu,
  • Le cessez-le-feu au Sud Liban. Théoriquement, il y a la FINUL qui a un rôle passif d’observation. La FINUL ne réagit pas en temps réel et n’est pas couplée à une coordination diplomatique. Elle n’est pas capable d’avoir la moindre influence sur les hiérarchies combattantes,
  • Le cessez-le-feu du 17 Juin entre les États-Unis et l’Iran. Il n’y a pas de système de supervision, de maintien et de réparation du cessez-le-feu. Aucun système permanent de suivi, aucune coordination diplomatique ou militaire activable à chaque incident. De plus, chaque camp est convaincu de sa supériorité militaire et pense qu’il suffit de taper un peu plus fort pour que cela s’arrête. Le résultat : une nouvelle guerre

En bref, par rapport à l’analogie entre cessez-le-feu et incendie, les acteurs pensent que pour éteindre l’incendie, il faut alimenter l’incendie (escalade) et attendre béatement que l’autre arrête d’abord.

Le résultat:

  • les États-Unis n’ont pas montré leur capacité à permettre la libre circulation de la navigation. Ils n’y sont pas arrivés et je pense qu’ils n’y arriveront pas.
  • L’Iran n’a pas compris que plus le temps passe, moins le détroit d’Ormuz aura de l’importance. Les Émirats arabes Unis ont décidé de tout faire pour qu’il n’y ait plus aucun trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. L’Arabie saoudite va renforcer son contournement du détroit d’Ormuz. Idem pour l’Irak. Dans 2 ans, le trafic du détroit d’Ormuz aura été divisé au moins par 2 et n’aura plus de conséquences internationales. L’Iran se retrouvera avec une coquille vide et une poule aux œufs d’or tuée par les Gardiens de la Révolution. Ils se gonflent d’importance aujourd’hui, mais seront perdants à terme.

Souvent, les buts de guerre ne sont jamais atteints. Vraisemblablement ni les États-Unis ni l’Iran n’atteindront leurs objectifs et seront l’un et l’autre perdants sur le long terme. Tout cela parce qu’il n’y a aucun système de supervision et de maintien du cessez-le-feu. Le moindre incident provoque une escalade jusqu’à une nouvelle guerre.

Réparer le cessez-le-feu ? C’est le plus dur et demanderait des acteurs motivés, soit au niveau international, soit au niveau du Golfe Persique. D’après mes informations, ni l’un ni l’autre n’ont la motivation nécessaire autre que laisser pourrir la nouvelle guerre en espérant une accalmie militaire magique. C’est leur liberté !

Le 18 Juillet 2026

Naej DRANER (naej.draner@gmail.com)

Un système de supervision, de maintien et de réparation du cessez-le-feu

Dans tous les cessez-le-feu depuis 2025 et dans la préparation d’un cessez-le-feu Ukraine/Russie c’est ce qui manque.

Une force militairement crédible ne garantit aucun cessez-le-feu

Ce que croient ceux qui ont mis en place des cessez-le-feu depuis 2025 et ceux qui préparent un cessez-le-feu dans le conflit Ukraine/Russie, c’est la crédibilité militaire de leurs forces qui garantirait le cessez-le-feu.

Ils le croient et ils ont tort. Une force militaire favorise l’escalade. C’est ce qui se passe actuellement dans le conflit Iran/États-Unis.

La seule exception connue est une forme d’interposition tellement forte qu’elle écrase tout sur son passage. Dans le cas du Liban, une force de dissuasion syrienne est intervenue en 1976 et a été officialisée quelques années plus tard. Elle a facilité le calme, tout en préparant les guerres à venir. Les syriens ont désarmé la plupart des milices, sauf le Hezbollah, volontairement, ce qui a créé un problème qui n’est toujours pas réglé en 2026.

Déroulé de ce qui s’est passé et ce qu’aurait du faire un système de supervision

Etape 1 – Les gardiens de la révolution ont violé le cessez-le-feu signé le 17 Juin en s’en prenant à des pétroliers ou porte-conteneurs.
S’il y avait eu un système de supervision, de maintien et de réparation du cessez-le-feu, il aurait été convenu que le système de supervision doit identifier la source et obtenir des iraniens un arrêt immédiat et durable de ce genre de violations.
Les américains, sachant qu’un tel système existe auraient pu attendre et suivre le système de supervision dans son action de maintien et réparation du cessez-le-feu. Il est normal, dans ce genre de bavures d’avoir besoin de temps pour identifier et neutraliser les sources. Les américains auraient pu faciliter le travail du système de supervision en donnant les données qu’ils ont recueilli sur l’origine et le chemin suivi par les drones ou navires qui sont intervenus pour provoquer cette violation.
Mais comme il n’y a pas de système de supervision défini, le président américain a décidé, unilatéralement, sans vérifier quoi que ce soit avec la partie adverse, de sévir par des bombardements. Il croit sa force militaire crédible et croit que les bombardements qu’il a ordonné vont forcer les iraniens à arrêter.

Quand il y a un système de supervision, de maintien et de réparation, il faut accepter d’attendre sans provoquer l’escalade.

Les américains on provoqué la première escalade.

Etape 2 – les USA, en représailles aux violations du cessez-le-feu contre les pétroliers et contre la violation de la liberté de circulation, ont lancé des bombardements contre l’Iran, violant eux-aussi le protocole d’accord signé le 17 Juin 2026.
S’il y avait eu un système de supervision, de maintien et de réparation du cessez-le-feu, il aurait été convenu que le système de supervision doit identifier la source et obtenir des américains un arrêt immédiat et durable de ce genre de violations.
Les iraniens, sachant qu’un tel système existe auraient pu attendre et suivre le système de supervision dans son action de maintien et réparation du cessez-le-feu. Il est normal, dans ce genre de bavures d’avoir besoin de temps pour identifier et neutraliser les sources. Dans le cas des bombardements, il aurait été facile d’avoir toutes les informations sur l’origine et les objectifs de ces bombardements. Les iraniens auraient pu faciliter le travail du système de supervision en donnant les données qu’ils ont recueilli sur les bombardements constatés sur leur territoire.
Mais comme il n’y a pas de système de supervision défini, des iraniens (probablement les gardiens de la révolution, sans consulter le pouvoir politique) ont décidé, unilatéralement, sans vérifier quoi que ce soit avec la partie adverse, de sévir par des représailles sur différentes bases américaines. Ils croient leur force militaire crédible et croient que les missiles et drones lancés vont forcer les pays du golfe (et Jordanie) à faire arrêter les bombardements. Ils ont lancé une nouvelle escalade qui fait oublier toutes les précédentes et personne n’a attendu qu’un système de maintien du cessez-le-feu fasse quoi que ce soit, puisqu’il n’y en a pas. Un système qui n’existe pas ne peut pas faire quelque chose que les belligérants refusent unanimement.

Etape 3chacun rejette la faute sur l’autre et met en cause successivement tous les points d’accord du protocole signé le 17 juin

  • arrêt de toute circulation dans le détroit d’Ormuz, ordonné par l’Iran,
  • retour au blocus maritime des bateaux iraniens
  • etc

L’escalade progressive s’est retransformé en guerre.

Supervision, maintien et réparation

La supervision est le fait de référencer les incidents et de lancer les actions nécessaires pour éviter de revenir à l’état de guerre.

Le maintien est le fait de faire les actions nécessaires préventives et correctives pour maintenir le cessez-le-feu.

La réparation est le fait de mener les actions nécessaires pour revenir à l’application du cessez-le-feu. Dans le cas présent, il faut obtenir des belligérants qu’ils arrêtent de justifier leurs actions militaires à cause de celles des autres.

Faut-il renégocier un nouvel accord ?

Cela ne servira à rien, puisque les gouvernances chaotiques ne savent pas très bien ce qu’elles veulent. De plus, le protocole signé contient à peu près tout ce qui devra être de nouveau mis dans un nouvel accord. Il manque le système de supervision. Par contre, il faut définir une série de notes d’application qui vont préciser des points de malentendus potentiels.

Créer un système de supervision et définir des notes d’application

La création d’un système de supervision demande de mettre en place un système qui marche 24h/24h et 7j/7j avec des numéros connus et au moins 3 personnes qui assurent la permanence. ( il a été proposé dans un autre article d’installer le système de supervision sur la partie d’Oman la plus proche du détroit d’Ormuz. S’il n’y a pas de bâtiment disponible il faut faire un village de toile avec tous les logements et équipements nécessaires

Les notes d’application sont des notes complémentaires au protocole signé.

Exemples :

  • une attaque d’un prote-contenue ou d’un pétrolier est-il une violation cessez-le-feu ?
  • Un bombardement est-il une violation du cessez-le-feu ?
  • Des missiles et drones contre des bases américaines ou les monarchies pétrolières sont-elles des violations ?
  • Le protocole indique t-il qu’il y a une seule route de navigation définie uniquement par l’Iran ?
  • Vous pouvez ajouter d’autres questions et les réponses communes et acceptées doivent être notées et seront utilisées ultérieurement par le système de supervision
  • …. etc

Qui va négocier ces notes d’application? Cela peut-être le Pakistan, Oman ou le Qatar… C’est une négociation non stop à mener dès que possible. Elles pourront être complétées par le système de supervision.

S’il le faut on en ajoutera d’autres.

Mais il va falloir définir et faire fonctionner le système de supervision, de maintien et de réparation du cessez-le-feu, dès que possible. C’est la clé de voûte manquante à tout cessez-le-feu.

Le 16 Juillet 2026 mis à jour le 17 Juillet 2026

Naej DRANER

Architecte et coach de tout système de supervision, de maintien et de réparation du cessez-le-feu

Iran/États-Unis : gouvernances chaotiques

Textes de référence

Les deux gouvernances sont chaotiques. Il faut intégrer cette réalité dans de futures négociations.

La négociation actuelle Iran/États-Unis a trop de sujets à couvrir. Il y en aura au moins qui bloquera tout le reste. La recommandation est de sortir une partie du contenu de la négociation du binôme Iran/États-Unis et de reporter cette partie sur les pays riverains du Golfe Persique.

Tous les pays riverains du Golfe Persique ne voudront probablement pas faire partie du Conseil du Golfe Persique dans l’immédiat, mais ils doivent avoir une place et ils sont, tous les 8, membres de droit en espérant qu’il y en ait au moins 3 ou 4 qui le lancent.

Les gouvernances chaotiques peuvent être cadrées avec les bons interlocuteurs, et il y en a plusieurs dans les pays du Golfe Persique. L’Arabie saoudite et les Émirats Arabes Unis savent se faire entendre des États-Unis, mais il faudrait avoir sous la main un projet de négociation autre que celui du Pakistan pour obtenir une pause de la part des États-Unis qui ne semblent pas avoir intégré le cycle « Incident navire – bombardements – riposte vers les États du Golfe alliés des États-Unis » et on recommence…

Gouvernance Iran

L’Iran nie les bavures des Gardiens de la Révolution contre les navires passant le détroit d’Ormuz. Le protocole d’accord négocié et rendu public ne prévoit pas de cas où l’Iran serait autorisé à utiliser menaces et forces. Le point 1 du MOU est particulièrement clair.

S’il y avait un comité de supervision du cessez-le-feu, les preuves de ces interventions des gardiens de la Révolution seraient suffisamment documentées pour être incontestables. Mais l’Iran nie cette réalité et met en avant les réactions américaines sous la forme de bombardements. Avant les bombardements, il y avait ces incidents provoqués par les Gardiens de la Révolution. Ces incidents ne sont pas justifiables à partir du protocole signé et montrent qu’il y a un problème de gouvernance iranien. Il y a ceux qui négocient, puis d’autres qui font autre chose. La censure en Iran et le besoin de paraître victorieux a poussé le régime iranien à raconter beaucoup de choses qui ont un rapport lointain avec la réalité et ce qui a été négocié.

Interdire à nouveau la navigation est contraire au protocole accepté. Prétendre que l’Iran a un droit de contrôle sur le détroit d’Ormuz ne correspond pas au protocole. L’Iran pourrait justifier avoir le contrôle dans ses eaux territoriales, de la même manière que le sultanat d’Oman peut justifier le contrôle du détroit d’Ormuz dans ses eaux territoriales, mais cela n’a pas été écrit de cette manière là dans le protocole.

Cette partie doit être développé au niveau des pays riverains du Golfe Persique et appliquée dès que possible.

Pour préparer cette partie, il est proposé une commission préparatoire qui fait valider par chaque État riverain du Golfe Persique la limite de ses eaux territoriales. Cette commission est un travail préparatoire indispensable au Conseil du Golfe Persique. Il est vraisemblable que les demandes présentées par chaque État vont être incompatibles et incohérentes. Il faut arriver à un ensemble cohérent reconnu par toutes les parties, en appliquant les règles normales. Concernant le détroit d’Ormuz, cette limite doit être à mi-chemin des côtes des pays qui sont de part et d’autre du détroit. Ceci concerne donc directement l’Iran, Oman et les EAU. Les autres devraient avoir une limite des eaux territoriales cohérentes des règles internationales existantes. Certains diront que c’est évident, mais il y a des évidences à vérifier sur des cartes et à faire valider par chaque pays riverain du Golfe Persique.

Pourquoi ces limites sont importantes ?

  • Pour le contrôle du détroit d’Ormuz par chaque pays, dans ses eaux territoriales,
  • Pour mettre en œuvre un déminage des voies internationales antérieures qui ont été minées volontairement pour présenter de nouvelles voies sûres et qui sont, par hasard, uniquement dans les eaux territoriales iraniennes d’après l’Iran.

Quand auraient dû commencer les travaux de cette commission ? Il y a quelques semaines et sans aboutissement, tout va tourner en rond, puisque nous n’avons aucune information d’un travail de déminage en cours qui aurait du être terminé pour le 17 Juillet et n’a probablement même pas commencé.

Gouvernance États-Unis

C’est aussi compliqué. Il y a un secrétaire d’État qui semble absent du circuit décisionnel de cette guerre. Le schéma appliqué est simple : il y a des bavures sur des navires, on bombarde, cela provoque des ripostes et donc de nouvelles ripostes sous la forme de bombardements. L’intelligence des dirigeants américains ne leur a pas permis d’imaginer qu’il y a des incohérences internes à l’Iran et plutôt que d’aller bombarder à nouveau, il aurait fallu et il faudrait appuyer sur ce point et le problème de gouvernance interne à l’Iran.

Plutôt qu’une telle réflexion sur la gouvernance iranienne et les moyens d’y remédier, la réponse magique des États-Unis est : bombardons jusqu’à ce qu’ils cèdent. S’ils n’ont pas cédé » précédemment, il y a peu de chance qu’ils cèdent. Et c’est reparti pour une nouvelle guerre qu’Israël va rejoindre en se frottant les mains : c’est ce qu’ils voulaient.

Le 13 Juillet 2026

Naej DRANER

Post Scriptum 17 h:

La bonne réaction de la part des Etats-Unis et des pays du Golfe serait de mettre en avant les incohérences de l’Iran qui correspondent à des conflits internes au pouvoir, et creuser ces contradictions internes en passant son temps à mettre en avant les bavures des Gardiens de la Révolution. Pour les mettre en avant, il faut répondre du tac au tac.
Les iraniens prétendent ne pas être à l’origine des incidents : l’Iran ne contrôle pas ses troupes.
Nous n’avons pas donné l’ordre de ces incidents : vous ne contrôlez pas ce que font vos troupes
– C’est conforme au protocole signé : vous ne savez pas lire les textes que vous avez signés

– etc.

Au lieu de cela, les bombardements en Iran font oublier la cause d’origine des incidents provoqués par des gardiens de la Révolution indisciplinés. Ces incidents étaient une occasion de faire valoir que la gouvernance iranienne est en train d’imploser et que les gardiens de la Révolution ne sont plus contrôlés . C’est nul de la part des dirigeants américains .. et de ceux des pays du Golfe qui mettent en avant les attaques chez eux qui s’expliquent par les bombardements américains. La cause racine est l’incapacité du Guide suprême iranien à faire respecter des écarts signés par son pays. Ce sont les gardiens de la révolution qui appliquent un accord imaginaire qui n’a jamais été signé. Les dirigeants iraniens gouvernent-ils encore ? Personnellement j’en doute et il faudrait entretenir ce doute. Il est temps que le guide suprême iranien montre qui dirige l’Iran. Peut-il relire à nouveau le MOU ?

Détroit d’Ormuz : quelle alternative ?

Textes de référence

L’accord appliqué par Téhéran n’est pas celui qui a été publié officiellement

D’après le point 1 du MOU, tout recours à la force et aux menaces était supposé interdit.

Le point 5 prévoyait bien des discussions avec Oman et les pays du Golfe, mais on ne peut pas faire comme si ces accords existent déjà. Téhéran donne l’impression d’appliquer des accords qui existent dans la tête des Gardiens de la Révolution mais qui n’ont jamais été formalisés et reconnus par les autres.

Une négociation avec les pays du Golfe sous forme de Conseil du Golfe Persique ?

De toute façon cela sera nécessaire et de toute façon c’était prévu au titre du point 5.

Points du MOU à reformuler par le CGP (Conseil du Golfe Persique)

Il ne faut reprendre que les points qui concernent les pays du Golfe Persique et laisser les autres à une négociation Iran/États-Unis qui nous échappe.

Ces points sont :

  • Le point 1, qui correspond au cessez-le-feu et à tout recours à la force et aux menaces,
  • Le point 2 qui concerne l’intégrité de chaque pays,
  • Le point 5 qui reste indispensable mais pour lequel il faut créer un suivi (vraisemblablement l’Iran n’a rien fait pour le déminage, mais il faut commencer par délimiter de façon précise les eaux territoriales de chaque pays avant de demander à des pays européens de mettre en œuvre le déminage dans les eaux territoriales omanaises)

Dans ces différents points il faut remplacer les États-Unis par les pays riverains du Golfe Persique. il ne faut prendre que des points que les pays du Golfe peuvent négocier et qui ont un sens dans le cadre du Golfe Persique, pas des points sur lesquels ils n’ont pas de prise ou dépendent exclusivement des États-Unis.

Remplacer le point 6 par une contribution d’investissement à la reconstruction de l’Iran

Il est important qu’il y ait une incitation financière significative dont la forme doit être précisée. Il faut probablement lier cette incitation à l’état de la circulation du détroit d’Ormuz. Les pays pouvant proposer une telle incitation ( Arabie saoudite et Émirats arabes unis) ne peuvent le faire en étant asphyxiés par la fermeture du détroit d’Ormuz. Cette incitation doit être supérieure à tous les revenus dont pourrait bénéficier l’Iran par des droits de péage. Ce point ne sera pas une décision du Conseil du Golfe Persique mais une proposition de quelques Etats reconnue et acceptée par le Conseil du Golfe Persique.

Cette incitation financière devrait être considérée comme un investissement destiné à aider à la reconstruction, et non comme un don. Un investissement peut constituer un lien durable entre les pays. Un pays qui investit peut contrôler le périmètre de son investissement. Par exemple, il n’est pas possible pour l’Iran d’utiliser les fonds d’investissement pour développer des missiles et de nouveaux armements, alors que de l’argent donné permettrait à l’Iran d’en faire ce qu’il veut, à commencer par renforcer son armement.

Ajouter un système de supervision du cessez-le-feu limité au Golfe Persique et au détroit d’Ormuz

Indispensable, pour éviter une nouvelle escalade. Ce système sera forcément coordonné avec les États-Unis.

Il n’y a que ceux qui n’essaient rien qui ne vont nulle part

Il faut un cadre de négociation permanent avec des représentants des pays concernés, quel que soit le lieu retenu.

Le 12 Juillet 2026 (dernière mise à jour à 11h55)

Naej DRANER (naej.draner@gmail.com)

Naej DRANER est un architecte de solutions . Cet article est un exemple de ce que N.D. proposerait aux pays riverains du Golfe Persique s’il avait des relations avec l’un d’entre eux ( ce qui n’est pas le cas pour le moment). C’est comme un exercice de conseil direct à des pays concernés. Comme N.D. n’a aucun contact et aucune existence officielle, cela s’appelle un coup d’épée dans l’eau qui ne sera vraisemblablement pas transformé en réalité ( mais qui pourrait l’être)