Archives de catégorie : Notes d’actualité

pour y décrire les réactions au fil de l’actualité

Détroit d’Ormuz : eaux territoriales et droits souverains de l’Etat

La convention des Nations Unies sur le droit de la mer (1982) détermine les règles qui s’appliquent, pour les eaux territoriales et les droits qui s’y rattachent.

Dans la préparation du « Conseil du Golfe Persique », il y a une commission eaux territoriales dont le but est de rappeler les eaux territoriales existantes à ce jour, conformes à la convention des Nations Unies.

Cette commission n’a pour seul but que de relever le tracé des eaux territoriales existantes et de s’assurer qu’on parle bien de la même chose et des mêmes limites.

Les eaux territoriales sont au maximum de 12 miles et si la distance entre les 2 pays opposés est inférieure à 24 miles, c’est la ligne médiane qui s’applique.

Aux eaux territoriales sont attachés des droits de chaque État:

  • La souveraineté de l’État s’applique sur ses eaux territoriales,
  • Dans certaines circonstances, l’État souverain peut interdire le passage de certains navires civils et militaires dans ses eaux territoriales,
  • Le droit de passage aux autres États dans un détroit n’est pas systématique. Il peut y avoir des litiges et de possibles évolutions à venir dans la convention de 1982.

Dans tout État,les militaires ont tendance à considérer leur champ d’action, en dehors des eaux territoriales. Cela n’a aucune légalité et se croire capable de maitriser militairement ce qui passe dans les eaux territoriales du voisin n’a aucune légalité. Cela relève de la simple prétention.

L’Iran, comme tout pays riverain du Golfe Persique, fait partie de la commission préparatoire et il est attendu que leur représentant sache au moins ce que sont leurs eaux territoriales. On ne parle pas des droits que ce croiraient leurs militaires, en ignorant le droit international. Se croire militairement le plus fort ne relève pas du droit international et ne modifie pas les eaux territoriales et les droits qui y sont rattachés. S’il devait arriver que le représentant d’un État, dans la commission, présente autre chose que la réalité reconnue par la convention de 1982, il faudra le recadrer jusqu’à ce qu’il donne les bonnes données.

Il peut y avoir des litiges et de possibles discussions: il faut toutes les noter, sachant que la commission ne fait que relever la réalité d’aujourd’hui, y compris dans les disputes et contestations. La commission tranchera sur la base de la convention de 1982, s’il devait y avoir des propositions un peu trop farfelues.

En quoi le relevé des eaux territoriales est important ?

Essentiellement sur le fait que les droits internationaux sont définis par rapport aux eaux territoriales.

On pourrait imaginer que le « Conseil du Golfe Persique » ait un droit de contrôle dans différentes eaux territoriales, comme celles de l’Iran et d’Oman, mais un tel droit serait préalablement soumis à une convention avec les États. Chaque pays peut, dans ses eaux territoriales, allouer un droit au « Conseil du Golfe Persique ». La prétention d’un État de s’attribuer des droits dans d’autres eaux territoriales que les siennes ne relève pas du droit mais de la simple confusion.

Il est donc particulièrement important que les eaux territoriales de chaque État soit clairement relevées et reconnues par tous.

La commission eaux territoriales ne prendra aucune décision autre que relever l’existant et de le faire valider par chaque État. Un état de Guerre peut aboutir à des demandes un peu étranges, voire farfelues, mais elles ne relèvent pas du droit.

Automatiquement, de ce relevé, va découler des droits de chaque État, sur ses eaux territoriales. Si un jour un « Conseil du Golfe Persique » voyait le jour, il pourrait lui être attribué des droits limités sur les eaux territoriales, mais cela passerait par une convention ou un traité ou un acte fondateur. Mais il y a une différence entre les prétentions d’un État de s’attribuer des droits dans les eaux territoriales de son voisin et accepter un transfert limité à un organisme international créé par des États.

S’il était demandé comment on va avancer sur le problème du détroit d’Ormuz, je répondrais qu’il faut commencer par un relevé précis et partagé de la commission eaux territoriales. Un certain nombre de droits en découleront automatiquement.

Si la commission préparatoire ne voit jamais le jour, il ne se passera jamais rien.

Le 25 Juillet 2026

Naej DRANER (naej.draner@gmail.com)

Iran/Etats-Unis – Cas d’école : l’escalade et l’impasse

La guerre Iran/États-Unis pourrait être l’occasion d’étudier plusieurs cas d’école. Celui qui est examiné ici est l’escalade.

Depuis le 7 Juillet, c’est l’escalade. Elle continue jour après jour. Les deux belligérants justifient leurs actions militaires en prétendant faire revenir l’autre à la table des négociations.

Quand l’Iran dit que les actions militaires continueront tant que les États-Unis continueront, c’est un cas de blocage (ou « deadlock »). Cela va continuer parce que chaque camp attend que l’autre arrête. Si chaque camp conditionne son arrêt à celui, préalable, de l’autre, il n’y a aucune perspective autre que l’escalade.

Chaque belligérant ne voit que les événements qui permettent de s’indigner et de justifier l’escalade

C’est le propre de toute guerre:

  • chaque belligérant ne voit qu’une partie de la réalité,
  • chaque belligérant croit que son action militaire décisive va provoquer une désescalade. C’est l’inverse qui se produit.
  • chaque belligérant met en avant les violations de l’autre, en ignorant soigneusement les siennes.

Tous les belligérants ont violé le protocole d’accord signé le 17 Juin

Pratiquement tous les 14 points ont été violés par les 2 camps.

On peut commencer par le point 1 : c’est supposé une interdiction de tout recours militaire. Tirer contre un navire est une violation, bombarder un objectif militaire est une violation, bombarder les bases américaines est une violation, etc.

Que pourraient faire les négociateurs qui ont négocié le protocole d’accord signé le 17 juin?

  • prétendre négocier un nouvel accord ? Cela ne sert à rien, tout ce qui était attendu est déjà dans l’accord. On pourrait préciser certains points en faisant des notes d’application qui ne sont que des réponses à une question posée sur le contenu du protocole d’accord
  • Il faudrait obtenir un nouveau cessez-le-feu pour 24 h plus tard (afin que l’ordre soit retransmis aux différentes hiérarchies militaires avant application). Si c’était un cessez-le-feu à effet immédiat, il serait immédiatement violé et mis en cause,
  • proposer un système de supervision et de contrôle du cessez-le-feu. Il doit être permanent, connu et accepté de chaque camp,
  • recueillir les points du protocole d’accord à renégocier ou à préciser et prévoir de commencer ces prévisions 48 heures ou 72 heures après l’entrée en vigueur effective du cessez-le-feu
  • Il y a un point qui concernait le statut du détroit d’Ormuz à négocier avec Oman et les pays riverains du Golfe persique. Il devrait être mis en œuvre dès que possible. Le cadre d’un Conseil du Golfe Persique serait adéquat, sinon il faut en trouver un autre.

Y a-t-il une vraie volonté d’arrêter la guerre et d’entamer une désescalade ?

Ce sujet interpelle. Chaque belligérant justifie ses violations par les violations de l’autre, comme un prétexte pour ne pas avoir à appliquer le protocole:

  • Première violation : l’Iran a décidé qu’elle est la seule à définir les routes maritimes et a joint des menaces, suivies de tirs contre les navires. Cette violation est incontestable.
  • Deuxième violation : les États-Unis, faute d’un système de supervision qui serve d’arbitre et qui corrige le comportement adverse, entend punir militairement l’Iran de la première violation. C’est une nouvelle violation.
  • Troisième violation : l’Iran, suite à la deuxième violation, considère devoir aussi punir les États-Unis et s’en prend militairement à des bases américaines et des alliés des américains
  • Ensuite, toute une série de violations sont des réponses aux violations précédentes et aboutissent à invalider progressivement presque tous les points du protocole d’accord.

Y aura-t-il un vainqueur militaire ?

Peu probable. Les États-Unis ne pourront pas empêcher des actions militaires contre les navires sans occuper une grande partie de l’Iran. l’Iran ne pourra obtenir des pays riverains du Golfe Persique le moindre accord pour réglementer et contrôler seul le détroit d’Ormuz.

Militairement, chaque belligérant a un grand pouvoir de nuisance mais chaque belligérant est incapable de contrôler militairement la situation comme il l’espère.

A terme, ils seront tous les deux perdants et il semble exclu que l’un ou l’autre belligérant réussisse à détruire totalement son adversaire.

L’espoir de chaque belligérant de convaincre militairement son adversaire pousse à une escalade et non à une désescalade.

Alors c’est l’impasse ?

En quelque sorte. L’escalade actuelle nourrit des espoirs de solutions militaires qui ne paraissent pas réalistes.

Le 24 juillet 2026

Naej DRANER

Naej DRANER n’est qu’un observateur d’une situation sur laquelle il n’agit pas. Réfléchir et proposer n’est pas agir. Avoir des idées, bonnes ou mauvaises, est sans intérêt quand on n’a aucun moyen d’agir.

Golfe : et maintenant ?

Il n’y a plus rien d’important à écrire pour le moment. Sur la partie « Architecte », l’essentiel est fait. Quand on construit une maison, il faut un architecte et un entrepreneur. L’architecte a fait son travail, il faut trouver un entrepreneur.

Quel profil pour l’entrepreneur ?

Ne pas être américain ou iranien, si possible complètement complètement étranger au Golfe Persique:

  • Cela peut être un organisme international ou un État ou un groupement d’États, ou simplement un groupe de diplomates agissant ensemble en dehors de leurs États, pour faire avancer le sujet
  • Accepter le travail initial de l’architecte et en cas de volonté de le modifier ( on peut toujours modifier), le faire en concertation directe avec l’architecte pour éviter de le mettre en porte à faux sur le projet proposé,
  • Reconnaître l’origine des idées qui vont être mises en œuvre,
  • contacter Oman, si possible à partir d’un pays autre que la France ( pour des raisons de protocole vis à vis des autorités françaises, les diplomates en poste à Paris sont incapables d’avoir un comportement fluide et transparent). Oman doit pouvoir accéder à tous les textes.
  • Naej DRANER ne représente pas et ne représentera pas pas France ou l’UE. Il pourrait y avoir des coordinations possibles, mais pas d’intégration au niveau d’un simple conseiller dont on reprend et modifie les textes sans même le consulter,
  • Il faut qu’avec Oman il y ait soit les Émirats Arabes Unis, soit l’Arabie Saoudite qui seront utilisés pour le cadrage des États-Unis,
  • Il ne faut pas renégocier le protocole d’accord du 17 Juin, mais considérer qu’il n’a pas encore été appliqué, et qu’il y a peut-être quelques amendements à négocier.
  • Il faut gérer des notes d’application ( clarification du texte du 17 Juin),
  • Dans les pays riverains du Golfe Persique il faut au moins 4 des 8 pays qui acceptent d’y participer, Iran compris,
  • Il faut lancer les 3 commissions préparatoires prévues dès que possible,
  • Il va falloir du culot pour remettre le tout en route
  • l’entrepreneur doit être un manageur : chaque sujet doit être suivi et relancé,
  • l’entrepreneur doit admettre que le décideur final sera le « Conseil du Golfe Persique » et qu’il n’est, avec l’architecte, qu’un acteur de l’ombre: celui qui fait mais qui n’existe pratiquement pas.

Il n’y a qu’à, il faut qu’on ….

Le 20 Juillet 2026

Naej DRANER (naej.draner@gmail.com)

L’architecte N.D. se rendra disponible autant qu’il le faut. Il se déplace rarement mais est toujours disponible à distance. Architecte et entrepreneur doivent n’être qu’un quand ils travaillent ensemble. Les histoires d’EGO et de PROTOCOLE ne sont pas à l’ordre du jour, mais il faut savoir s’adapter et faire adapter sans être psycho-rigide et sans croire qu’on peut tout modifier, tout seul dans son coin (N.D, dans un tel cas, ne dit plus rien et laisse faire jusqu’à son effondrement, sans aucun état d’âme)

Analogie entre maintien du cessez-le-feu et pompiers

Si on devait décrire par une image ce qu’il faut faire pour le maintien du cessez-le-feu, la meilleure image est celle d’un incendie et des pompiers.

Il est évident, pour un incendie, que c’est le temps et les moyens déployés entre le début d’un incendie et son extension qui vont déterminer la capacité à éviter l’extension de l’incendie.

S’il se passe 24 h entre le début d’un incendie et le début du déploiement des moyens de combattre le feu, il est sûr que l’incendie est déjà hors de contrôle.

Les systèmes de maintien du cessez-le-feu n’interviennent pratiquement jamais dans les 24 heures qui suivent un incident.

Parmi les facteurs qui rendent inefficaces le maintien du cessez-le-feu:

  • l’absence de tout système de supervision et de maintien du cessez-le-feu, comme dans le cas du protocole du 17 Juin 2026 entre l’Iran et les États-Unis,
  • le manque de réactivité du système ( il peut être défini théoriquement et n’avoir aucun moyen dédié),
  • la culture sécuritaire des dirigeants et militaires . Cette culture est souvent faible et mis à part affirmer qu’en tapant fort, l’autre va s’écraser, il y a peu d’intervenants qui osent admettre qu’une réponse militaire est un début d’escalade et non de désescalade,
  • Les systèmes de supervision du cessez-le-feu sont souvent passifs : on met quelques observateurs et il n’est pas prévu de faire quoi que ce soit à partir des observations, ou du moins pas dans les heures qui suivent,
  • pour avoir une influence sur les événements, il faut une coordination étroite à la fois avec un niveau politique et diplomatique et à la fois avec les hiérarchies combattantes. Souvent l’équipe de négociation est reconnue mais n’est jamais disponible immédiatement, et la coordination avec les hiérarchies combattantes n’existe pas,
  • les moyens laissés à un système de supervision et de maintien du cessez-le-feu sont trop faibles ou inadaptés.

Il est possible de citer de nombreux exemples de systèmes de supervision et de maintien du cessez-le-feu inadaptés:

  • Le SMM (OSCE Special Monitoring Mission de l’Ukraine de 2014 à 2022) était un système complètement passif d’observation, avec un système de suivi et négociation activable uniquement par la présidence en cours de l’OSCE/ Le temps de réaction se comptait plutôt en semaines et en mois. Il y a eu une tentative d’adjoindre les hiérarchies militaires, mais cela se transformait en organisme concurrent et non complémentaire,
  • Le cessez-le-feu entre le Hamas et Israël en octobre 2025 n’a pas de système de supervision et de maintien fonctionnant de façon permanente. Le maintien, selon Israël, c’est bombarder et maintenir une tension permanente. Le résultat : des milliers de morts et blessés après la date de cessez-le-feu,
  • Le cessez-le-feu au Sud Liban. Théoriquement, il y a la FINUL qui a un rôle passif d’observation. La FINUL ne réagit pas en temps réel et n’est pas couplée à une coordination diplomatique. Elle n’est pas capable d’avoir la moindre influence sur les hiérarchies combattantes,
  • Le cessez-le-feu du 17 Juin entre les États-Unis et l’Iran. Il n’y a pas de système de supervision, de maintien et de réparation du cessez-le-feu. Aucun système permanent de suivi, aucune coordination diplomatique ou militaire activable à chaque incident. De plus, chaque camp est convaincu de sa supériorité militaire et pense qu’il suffit de taper un peu plus fort pour que cela s’arrête. Le résultat : une nouvelle guerre

En bref, par rapport à l’analogie entre cessez-le-feu et incendie, les acteurs pensent que pour éteindre l’incendie, il faut alimenter l’incendie (escalade) et attendre béatement que l’autre arrête d’abord.

Le résultat:

  • les États-Unis n’ont pas montré leur capacité à permettre la libre circulation de la navigation. Ils n’y sont pas arrivés et je pense qu’ils n’y arriveront pas.
  • L’Iran n’a pas compris que plus le temps passe, moins le détroit d’Ormuz aura de l’importance. Les Émirats arabes Unis ont décidé de tout faire pour qu’il n’y ait plus aucun trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. L’Arabie saoudite va renforcer son contournement du détroit d’Ormuz. Idem pour l’Irak. Dans 2 ans, le trafic du détroit d’Ormuz aura été divisé au moins par 2 et n’aura plus de conséquences internationales. L’Iran se retrouvera avec une coquille vide et une poule aux œufs d’or tuée par les Gardiens de la Révolution. Ils se gonflent d’importance aujourd’hui, mais seront perdants à terme.

Souvent, les buts de guerre ne sont jamais atteints. Vraisemblablement ni les États-Unis ni l’Iran n’atteindront leurs objectifs et seront l’un et l’autre perdants sur le long terme. Tout cela parce qu’il n’y a aucun système de supervision et de maintien du cessez-le-feu. Le moindre incident provoque une escalade jusqu’à une nouvelle guerre.

Réparer le cessez-le-feu ? C’est le plus dur et demanderait des acteurs motivés, soit au niveau international, soit au niveau du Golfe Persique. D’après mes informations, ni l’un ni l’autre n’ont la motivation nécessaire autre que laisser pourrir la nouvelle guerre en espérant une accalmie militaire magique. C’est leur liberté !

Le 18 Juillet 2026

Naej DRANER (naej.draner@gmail.com)

Un système de supervision, de maintien et de réparation du cessez-le-feu

Dans tous les cessez-le-feu depuis 2025 et dans la préparation d’un cessez-le-feu Ukraine/Russie c’est ce qui manque.

Une force militairement crédible ne garantit aucun cessez-le-feu

Ce que croient ceux qui ont mis en place des cessez-le-feu depuis 2025 et ceux qui préparent un cessez-le-feu dans le conflit Ukraine/Russie, c’est la crédibilité militaire de leurs forces qui garantirait le cessez-le-feu.

Ils le croient et ils ont tort. Une force militaire favorise l’escalade. C’est ce qui se passe actuellement dans le conflit Iran/États-Unis.

La seule exception connue est une forme d’interposition tellement forte qu’elle écrase tout sur son passage. Dans le cas du Liban, une force de dissuasion syrienne est intervenue en 1976 et a été officialisée quelques années plus tard. Elle a facilité le calme, tout en préparant les guerres à venir. Les syriens ont désarmé la plupart des milices, sauf le Hezbollah, volontairement, ce qui a créé un problème qui n’est toujours pas réglé en 2026.

Déroulé de ce qui s’est passé et ce qu’aurait du faire un système de supervision

Etape 1 – Les gardiens de la révolution ont violé le cessez-le-feu signé le 17 Juin en s’en prenant à des pétroliers ou porte-conteneurs.
S’il y avait eu un système de supervision, de maintien et de réparation du cessez-le-feu, il aurait été convenu que le système de supervision doit identifier la source et obtenir des iraniens un arrêt immédiat et durable de ce genre de violations.
Les américains, sachant qu’un tel système existe auraient pu attendre et suivre le système de supervision dans son action de maintien et réparation du cessez-le-feu. Il est normal, dans ce genre de bavures d’avoir besoin de temps pour identifier et neutraliser les sources. Les américains auraient pu faciliter le travail du système de supervision en donnant les données qu’ils ont recueilli sur l’origine et le chemin suivi par les drones ou navires qui sont intervenus pour provoquer cette violation.
Mais comme il n’y a pas de système de supervision défini, le président américain a décidé, unilatéralement, sans vérifier quoi que ce soit avec la partie adverse, de sévir par des bombardements. Il croit sa force militaire crédible et croit que les bombardements qu’il a ordonné vont forcer les iraniens à arrêter.

Quand il y a un système de supervision, de maintien et de réparation, il faut accepter d’attendre sans provoquer l’escalade.

Les américains on provoqué la première escalade.

Etape 2 – les USA, en représailles aux violations du cessez-le-feu contre les pétroliers et contre la violation de la liberté de circulation, ont lancé des bombardements contre l’Iran, violant eux-aussi le protocole d’accord signé le 17 Juin 2026.
S’il y avait eu un système de supervision, de maintien et de réparation du cessez-le-feu, il aurait été convenu que le système de supervision doit identifier la source et obtenir des américains un arrêt immédiat et durable de ce genre de violations.
Les iraniens, sachant qu’un tel système existe auraient pu attendre et suivre le système de supervision dans son action de maintien et réparation du cessez-le-feu. Il est normal, dans ce genre de bavures d’avoir besoin de temps pour identifier et neutraliser les sources. Dans le cas des bombardements, il aurait été facile d’avoir toutes les informations sur l’origine et les objectifs de ces bombardements. Les iraniens auraient pu faciliter le travail du système de supervision en donnant les données qu’ils ont recueilli sur les bombardements constatés sur leur territoire.
Mais comme il n’y a pas de système de supervision défini, des iraniens (probablement les gardiens de la révolution, sans consulter le pouvoir politique) ont décidé, unilatéralement, sans vérifier quoi que ce soit avec la partie adverse, de sévir par des représailles sur différentes bases américaines. Ils croient leur force militaire crédible et croient que les missiles et drones lancés vont forcer les pays du golfe (et Jordanie) à faire arrêter les bombardements. Ils ont lancé une nouvelle escalade qui fait oublier toutes les précédentes et personne n’a attendu qu’un système de maintien du cessez-le-feu fasse quoi que ce soit, puisqu’il n’y en a pas. Un système qui n’existe pas ne peut pas faire quelque chose que les belligérants refusent unanimement.

Etape 3chacun rejette la faute sur l’autre et met en cause successivement tous les points d’accord du protocole signé le 17 juin

  • arrêt de toute circulation dans le détroit d’Ormuz, ordonné par l’Iran,
  • retour au blocus maritime des bateaux iraniens
  • etc

L’escalade progressive s’est retransformé en guerre.

Supervision, maintien et réparation

La supervision est le fait de référencer les incidents et de lancer les actions nécessaires pour éviter de revenir à l’état de guerre.

Le maintien est le fait de faire les actions nécessaires préventives et correctives pour maintenir le cessez-le-feu.

La réparation est le fait de mener les actions nécessaires pour revenir à l’application du cessez-le-feu. Dans le cas présent, il faut obtenir des belligérants qu’ils arrêtent de justifier leurs actions militaires à cause de celles des autres.

Faut-il renégocier un nouvel accord ?

Cela ne servira à rien, puisque les gouvernances chaotiques ne savent pas très bien ce qu’elles veulent. De plus, le protocole signé contient à peu près tout ce qui devra être de nouveau mis dans un nouvel accord. Il manque le système de supervision. Par contre, il faut définir une série de notes d’application qui vont préciser des points de malentendus potentiels.

Créer un système de supervision et définir des notes d’application

La création d’un système de supervision demande de mettre en place un système qui marche 24h/24h et 7j/7j avec des numéros connus et au moins 3 personnes qui assurent la permanence. ( il a été proposé dans un autre article d’installer le système de supervision sur la partie d’Oman la plus proche du détroit d’Ormuz. S’il n’y a pas de bâtiment disponible il faut faire un village de toile avec tous les logements et équipements nécessaires

Les notes d’application sont des notes complémentaires au protocole signé.

Exemples :

  • une attaque d’un prote-contenue ou d’un pétrolier est-il une violation cessez-le-feu ?
  • Un bombardement est-il une violation du cessez-le-feu ?
  • Des missiles et drones contre des bases américaines ou les monarchies pétrolières sont-elles des violations ?
  • Le protocole indique t-il qu’il y a une seule route de navigation définie uniquement par l’Iran ?
  • Vous pouvez ajouter d’autres questions et les réponses communes et acceptées doivent être notées et seront utilisées ultérieurement par le système de supervision
  • …. etc

Qui va négocier ces notes d’application? Cela peut-être le Pakistan, Oman ou le Qatar… C’est une négociation non stop à mener dès que possible. Elles pourront être complétées par le système de supervision.

S’il le faut on en ajoutera d’autres.

Mais il va falloir définir et faire fonctionner le système de supervision, de maintien et de réparation du cessez-le-feu, dès que possible. C’est la clé de voûte manquante à tout cessez-le-feu.

Le 16 Juillet 2026 mis à jour le 17 Juillet 2026

Naej DRANER

Architecte et coach de tout système de supervision, de maintien et de réparation du cessez-le-feu

Iran/États-Unis : gouvernances chaotiques

Textes de référence

Les deux gouvernances sont chaotiques. Il faut intégrer cette réalité dans de futures négociations.

La négociation actuelle Iran/États-Unis a trop de sujets à couvrir. Il y en aura au moins qui bloquera tout le reste. La recommandation est de sortir une partie du contenu de la négociation du binôme Iran/États-Unis et de reporter cette partie sur les pays riverains du Golfe Persique.

Tous les pays riverains du Golfe Persique ne voudront probablement pas faire partie du Conseil du Golfe Persique dans l’immédiat, mais ils doivent avoir une place et ils sont, tous les 8, membres de droit en espérant qu’il y en ait au moins 3 ou 4 qui le lancent.

Les gouvernances chaotiques peuvent être cadrées avec les bons interlocuteurs, et il y en a plusieurs dans les pays du Golfe Persique. L’Arabie saoudite et les Émirats Arabes Unis savent se faire entendre des États-Unis, mais il faudrait avoir sous la main un projet de négociation autre que celui du Pakistan pour obtenir une pause de la part des États-Unis qui ne semblent pas avoir intégré le cycle « Incident navire – bombardements – riposte vers les États du Golfe alliés des États-Unis » et on recommence…

Gouvernance Iran

L’Iran nie les bavures des Gardiens de la Révolution contre les navires passant le détroit d’Ormuz. Le protocole d’accord négocié et rendu public ne prévoit pas de cas où l’Iran serait autorisé à utiliser menaces et forces. Le point 1 du MOU est particulièrement clair.

S’il y avait un comité de supervision du cessez-le-feu, les preuves de ces interventions des gardiens de la Révolution seraient suffisamment documentées pour être incontestables. Mais l’Iran nie cette réalité et met en avant les réactions américaines sous la forme de bombardements. Avant les bombardements, il y avait ces incidents provoqués par les Gardiens de la Révolution. Ces incidents ne sont pas justifiables à partir du protocole signé et montrent qu’il y a un problème de gouvernance iranien. Il y a ceux qui négocient, puis d’autres qui font autre chose. La censure en Iran et le besoin de paraître victorieux a poussé le régime iranien à raconter beaucoup de choses qui ont un rapport lointain avec la réalité et ce qui a été négocié.

Interdire à nouveau la navigation est contraire au protocole accepté. Prétendre que l’Iran a un droit de contrôle sur le détroit d’Ormuz ne correspond pas au protocole. L’Iran pourrait justifier avoir le contrôle dans ses eaux territoriales, de la même manière que le sultanat d’Oman peut justifier le contrôle du détroit d’Ormuz dans ses eaux territoriales, mais cela n’a pas été écrit de cette manière là dans le protocole.

Cette partie doit être développé au niveau des pays riverains du Golfe Persique et appliquée dès que possible.

Pour préparer cette partie, il est proposé une commission préparatoire qui fait valider par chaque État riverain du Golfe Persique la limite de ses eaux territoriales. Cette commission est un travail préparatoire indispensable au Conseil du Golfe Persique. Il est vraisemblable que les demandes présentées par chaque État vont être incompatibles et incohérentes. Il faut arriver à un ensemble cohérent reconnu par toutes les parties, en appliquant les règles normales. Concernant le détroit d’Ormuz, cette limite doit être à mi-chemin des côtes des pays qui sont de part et d’autre du détroit. Ceci concerne donc directement l’Iran, Oman et les EAU. Les autres devraient avoir une limite des eaux territoriales cohérentes des règles internationales existantes. Certains diront que c’est évident, mais il y a des évidences à vérifier sur des cartes et à faire valider par chaque pays riverain du Golfe Persique.

Pourquoi ces limites sont importantes ?

  • Pour le contrôle du détroit d’Ormuz par chaque pays, dans ses eaux territoriales,
  • Pour mettre en œuvre un déminage des voies internationales antérieures qui ont été minées volontairement pour présenter de nouvelles voies sûres et qui sont, par hasard, uniquement dans les eaux territoriales iraniennes d’après l’Iran.

Quand auraient dû commencer les travaux de cette commission ? Il y a quelques semaines et sans aboutissement, tout va tourner en rond, puisque nous n’avons aucune information d’un travail de déminage en cours qui aurait du être terminé pour le 17 Juillet et n’a probablement même pas commencé.

Gouvernance États-Unis

C’est aussi compliqué. Il y a un secrétaire d’État qui semble absent du circuit décisionnel de cette guerre. Le schéma appliqué est simple : il y a des bavures sur des navires, on bombarde, cela provoque des ripostes et donc de nouvelles ripostes sous la forme de bombardements. L’intelligence des dirigeants américains ne leur a pas permis d’imaginer qu’il y a des incohérences internes à l’Iran et plutôt que d’aller bombarder à nouveau, il aurait fallu et il faudrait appuyer sur ce point et le problème de gouvernance interne à l’Iran.

Plutôt qu’une telle réflexion sur la gouvernance iranienne et les moyens d’y remédier, la réponse magique des États-Unis est : bombardons jusqu’à ce qu’ils cèdent. S’ils n’ont pas cédé » précédemment, il y a peu de chance qu’ils cèdent. Et c’est reparti pour une nouvelle guerre qu’Israël va rejoindre en se frottant les mains : c’est ce qu’ils voulaient.

Le 13 Juillet 2026

Naej DRANER

Post Scriptum 17 h:

La bonne réaction de la part des Etats-Unis et des pays du Golfe serait de mettre en avant les incohérences de l’Iran qui correspondent à des conflits internes au pouvoir, et creuser ces contradictions internes en passant son temps à mettre en avant les bavures des Gardiens de la Révolution. Pour les mettre en avant, il faut répondre du tac au tac.
Les iraniens prétendent ne pas être à l’origine des incidents : l’Iran ne contrôle pas ses troupes.
Nous n’avons pas donné l’ordre de ces incidents : vous ne contrôlez pas ce que font vos troupes
– C’est conforme au protocole signé : vous ne savez pas lire les textes que vous avez signés

– etc.

Au lieu de cela, les bombardements en Iran font oublier la cause d’origine des incidents provoqués par des gardiens de la Révolution indisciplinés. Ces incidents étaient une occasion de faire valoir que la gouvernance iranienne est en train d’imploser et que les gardiens de la Révolution ne sont plus contrôlés . C’est nul de la part des dirigeants américains .. et de ceux des pays du Golfe qui mettent en avant les attaques chez eux qui s’expliquent par les bombardements américains. La cause racine est l’incapacité du Guide suprême iranien à faire respecter des écarts signés par son pays. Ce sont les gardiens de la révolution qui appliquent un accord imaginaire qui n’a jamais été signé. Les dirigeants iraniens gouvernent-ils encore ? Personnellement j’en doute et il faudrait entretenir ce doute. Il est temps que le guide suprême iranien montre qui dirige l’Iran. Peut-il relire à nouveau le MOU ?

Détroit d’Ormuz : quelle alternative ?

Textes de référence

L’accord appliqué par Téhéran n’est pas celui qui a été publié officiellement

D’après le point 1 du MOU, tout recours à la force et aux menaces était supposé interdit.

Le point 5 prévoyait bien des discussions avec Oman et les pays du Golfe, mais on ne peut pas faire comme si ces accords existent déjà. Téhéran donne l’impression d’appliquer des accords qui existent dans la tête des Gardiens de la Révolution mais qui n’ont jamais été formalisés et reconnus par les autres.

Une négociation avec les pays du Golfe sous forme de Conseil du Golfe Persique ?

De toute façon cela sera nécessaire et de toute façon c’était prévu au titre du point 5.

Points du MOU à reformuler par le CGP (Conseil du Golfe Persique)

Il ne faut reprendre que les points qui concernent les pays du Golfe Persique et laisser les autres à une négociation Iran/États-Unis qui nous échappe.

Ces points sont :

  • Le point 1, qui correspond au cessez-le-feu et à tout recours à la force et aux menaces,
  • Le point 2 qui concerne l’intégrité de chaque pays,
  • Le point 5 qui reste indispensable mais pour lequel il faut créer un suivi (vraisemblablement l’Iran n’a rien fait pour le déminage, mais il faut commencer par délimiter de façon précise les eaux territoriales de chaque pays avant de demander à des pays européens de mettre en œuvre le déminage dans les eaux territoriales omanaises)

Dans ces différents points il faut remplacer les États-Unis par les pays riverains du Golfe Persique. il ne faut prendre que des points que les pays du Golfe peuvent négocier et qui ont un sens dans le cadre du Golfe Persique, pas des points sur lesquels ils n’ont pas de prise ou dépendent exclusivement des États-Unis.

Remplacer le point 6 par une contribution d’investissement à la reconstruction de l’Iran

Il est important qu’il y ait une incitation financière significative dont la forme doit être précisée. Il faut probablement lier cette incitation à l’état de la circulation du détroit d’Ormuz. Les pays pouvant proposer une telle incitation ( Arabie saoudite et Émirats arabes unis) ne peuvent le faire en étant asphyxiés par la fermeture du détroit d’Ormuz. Cette incitation doit être supérieure à tous les revenus dont pourrait bénéficier l’Iran par des droits de péage. Ce point ne sera pas une décision du Conseil du Golfe Persique mais une proposition de quelques Etats reconnue et acceptée par le Conseil du Golfe Persique.

Cette incitation financière devrait être considérée comme un investissement destiné à aider à la reconstruction, et non comme un don. Un investissement peut constituer un lien durable entre les pays. Un pays qui investit peut contrôler le périmètre de son investissement. Par exemple, il n’est pas possible pour l’Iran d’utiliser les fonds d’investissement pour développer des missiles et de nouveaux armements, alors que de l’argent donné permettrait à l’Iran d’en faire ce qu’il veut, à commencer par renforcer son armement.

Ajouter un système de supervision du cessez-le-feu limité au Golfe Persique et au détroit d’Ormuz

Indispensable, pour éviter une nouvelle escalade. Ce système sera forcément coordonné avec les États-Unis.

Il n’y a que ceux qui n’essaient rien qui ne vont nulle part

Il faut un cadre de négociation permanent avec des représentants des pays concernés, quel que soit le lieu retenu.

Le 12 Juillet 2026 (dernière mise à jour à 11h55)

Naej DRANER (naej.draner@gmail.com)

Naej DRANER est un architecte de solutions . Cet article est un exemple de ce que N.D. proposerait aux pays riverains du Golfe Persique s’il avait des relations avec l’un d’entre eux ( ce qui n’est pas le cas pour le moment). C’est comme un exercice de conseil direct à des pays concernés. Comme N.D. n’a aucun contact et aucune existence officielle, cela s’appelle un coup d’épée dans l’eau qui ne sera vraisemblablement pas transformé en réalité ( mais qui pourrait l’être)

Cessez-le-feu et ordres transmis aux hiérarchies militaires

La fiabilité d’un cessez-le-feu dépend aussi des ordres qui ont été transmis aux hiérarchies militaires et de leur autonomie décisionnelle.

Il faut donc évaluer les hiérarchies militaires et politiques de chaque camp.

Dans le cas du cessez-le-feu Iran/États-Unis:

  • La hiérarchie militaire américaine est fiable mais les actions demandées par Trump ou le secrétaire à la défense ne le sont pas. Sur la base d’une information, ils peuvent décider de nouvelles frappes pour un OUI ou pour un NON. S’il y avait un système de supervision du cessez-le-feu, connu et reconnu par toutes les parties, on peut espérer que cela modère quelques décisions d’humeur des autorités américaines. Le seul risque est qu’ils ne laissent pas le temps au système de supervision du cessez-le-feu de faire ses preuves, puisqu’il faudra du temps et quelques bavures avant que cela ne fonctionne correctement.
  • La hiérarchie militaire iranienne est plus complexe. L’organisation interne iranienne qui a permis la résilience du système est un mélange d’autonomie et de directives centralisées. Dans le cas présent, vues les multiples violations déjà effectuées par la partie iranienne, ce sont les directives centralisées qu’il faudrait revoir. En principe, il faudrait commencer au niveau le plus haut de l’Etat iranien, c’est à dire le guide suprême, puis vérifier que les directives centralisées ont bien été transmises à toutes les unités iraniennes concernées. En particulier, les gardiens de la révolution ont oublié d’indiquer à toutes les unités qu’aucune intervention armée contre des pétroliers, quels qu’ils soient étaient autorisées. En bref, qui gouverne et peut faire appliquer ce qui a été signé par les autorités iraniennes? En plus des problèmes de la hiérarchie militaire iranienne, il y a un conflit permanent entre l’autorité politique iranienne et les gardiens de la révolution. Les gardiens de la révolution se comportent comme des militaires pour lesquels le champ de bataille est infini. Ils ne respectent pas les eaux territoriales des pays puisqu’ils ne savent probablement pas ce que c’est et considèrent que c’est sans intérêt et ils ne les respectent pas aujourd’hui.

Concrètement, il faut installer le système de supervision du cessez-le-feu sur le territoire d’Oman qui a la vue sur le détroit d’Ormuz. Il y faut, de façon permanente, 3 représentants par pays riverain du golfe persique, pour se répartir les tâches de supervision.

Pour la partie négociation, il faudrait trouver des locaux capables d’accueillir chacune des 8 délégations du conseil du Golfe Persique. Le plus simple serait d’utiliser les locaux du CCG. Les locaux existent, il faut juste trouver quelques bureaux. Le secrétaire du CCG ne peut être celui du Conseil du Golfe Persique, mais il peut faciliter les réunions à venir.

Dès que les locaux et délégations seront en place, il va falloir lancer quelques négociations techniques :

  • le tracé des eaux territoriales de chaque pays du Golfe Persique. Tant qu’il n’y aura pas une carte qui fait foi et qui est acceptée par tous, nous allons passez notre temps à gérer des malentendus = une première commission à lancer
  • Y a-t-il des normes ou des traités qui s’appliquent au rejet des eaux usées dans le Golfe Persique ? =une seconde commission à lancer
  • Y a-t-il des organismes existants qui surveillent l’état des eaux et de la faune du Golfe Persique ? = une troisième commission

La première commission sur les eaux territoriales doit aboutir à un résultat rapidement, cela va être utilisé par le Système de supervision du cessez-le-feu, en particulier pour le détroit d’Ormuz. Il y aura des bavures et violations si les gardiens de la révolution continuent à agir comme si toutes les eaux territoriales d’Oman sont iraniennes. Intervenir dans les eaux territoriales d’Oman ou y attaquer des pétroliers est à la fois un acte de guerre et indirectement une violation du cessez-le-feu.

Les commissions seront présidées et animées par les représentants des États membres. Aucun représentant d’un pays non riverain du Golfe Persique n’y est autorisé comme membre de la commission.

Le 10 Juillet 2026

Naej DRANER

Iran/Etats-Unis : il manque un système actif de supervision du cessez-le-feu

Textes de référence

Désolé de se répéter, mais toutes les tentatives de cessez-le-feu des États-Unis depuis 2025 ont toutes la même faiblesse: une absence de système de supervision du cessez-le-feu qui soit en charge de traiter chaque incident et bavure, dès le commencement des incidents.

  • Ce fut le cas avec le cessez-le-feu d’octobre 2025 à Gaza. Il n’est pas respecté. Il y a eu plus de mille morts depuis le début du cessez-le-feu. Ce n’est pas ce qu’on appelle un cessez-le-feu, mais plutôt une guerre permanente de bas niveau. Les israéliens font ce qu’ils veulent : ils grignotent le territoire laissé aux palestiniens, ils tuent qui ils veulent, en utilisant leur système IA qui transforme des rumeurs en vérité absolue. En prime, il n’y a jamais de vérification de ce qui a été fait et de savoir si la cible était justifiée. Sans oublier que rien de ce qui devait être fait n’a été réalisé. Les palestiniens sont parqués comme du bétail auquel on donne rien de ce qui était promis et qui correspondrait à un traitement humain.
  • Ce fut le cas avec les cessez-le-feu au Liban. Il y a théoriquement la FINUL et quelques réunions de suivi, mais rien ne fonctionne,
  • Dans le cas de la guerre Iran/États-Unis, il n’y a aucun système de supervision du cessez-le-feu connu.

Le responsable des bavures et incidents, c’est l’autre.

C’est une réalité universelle dans toutes les guerres et tous les cessez-le-feu : le responsable, c’est l’autre. L’Iran accuse les États-Unis, les États-Unis accusent l’Iran, etc, etc. Chacun oublie sa part de responsabilité et accuse l’autre. Cela leur plait beaucoup de faire un long discours sur le sujet, comme s’il nous fallait nous convaincre à tout prix

S’il y avait un système de supervision du cessez-le-feu, qu’est qu’il aurait fait ?

D’abord il aurait été informé sur les pétroliers qui ont subi des attaques et on eu des dégâts significatifs.

Suivant les moyens dont ce système de supervision dispose, il aurait pu aller sur chacun des pétroliers pour vérifier les dégâts et recueillir quelques indices permettant de confirmer le type de munitions utilisées.

Dès la connaissance des attaques, le système de supervision aurait du contacter la partie militaire iranienne et lui demander qui est à l’origine de ces violations du cessez-le-feu. Les iraniens ont des hiérarchies militaires assez autonomes et tout dépend des ordres initiaux qui ont été donnés et des interprétations qui ont été faites sur place.

Le document officiel du cessez-le-feu ne prévoit aucun cas d’exception autorisant des tirs. Si la partie iranienne avait une objection sur tel ou tel navire ou événement, elle aurait du contacter le système de supervision avant de se faire justice soi-même.

Il est évident que la partie iranienne dira que c’est l’autre qui est responsable et parlera des bombardements américains et niera absolument avoir tiré sur des pétroliers. De plus, la partie iranienne ne fera aucun effort pour retrouver ceux qui ont réellement tiré. Mais le système de supervision ne doit pas se laisser impressionner et doit, s’il le faut, envoyer ses propres inspecteurs en Iran accompagnés d’accompagnants iraniens. Il est possible que retrouver les auteurs de ces bavures prenne plus de 24 heures et c’est pour cela qu’il est important de communiquer dès le début de l’incident.

Ensuite, les américains n’ont rien attendu de personne et ,comme il n’y a pas de système de supervision du cessez-le-feu, ils sont passés directement à l’acte, croyant que leur force va tellement impressionner les iraniens qu’ils vont arrêter. En fait, rien de tout cela n’a eu lieu et ceci s’est transformé dans une belle escalade.

Chaque incident Iran/États-Unis se transforme en une escalade, et il ne peut pas en être autrement puisqu’il n’est même pas prévu qu’il y ait un système de supervision du cessez-le-feu qui agisse pour chaque bavure du cessez-le-feu.

Le système de supervision du cessez-le-feu doit être accepté par les belligérants mais n’est pas sous responsabilité directe des belligérants, afin d’espérer qu’il puisse fonctionner.

En parallèle au système de supervision, il faut une équipe de négociateurs. Si c’est le contenu de l’accord qui est ambigüe et laisse la porte ouverte à des interprétations, il faut le renégocier ou apporter les compléments de telle manière qu’il n’y ait plus de telles ambiguïtés.

S’il le faut, le système de supervision doit proposer des modifications aux ordres internes qui ont été donnés dans la hiérarchie militaire iranienne et qui ont conduit à ces violations du cessez-le-feu.

Mais il n’y a pas aujourd’hui de système de supervision du cessez-le-feu qui soit accepté par les parties. On peut en proposer et en installer un.

Le 9 Juillet 2026

Naej DRANER (naej.draner@gmail.com)

Pour le ministre des affaires étrangères d’Oman

Suite à un entretien avec Badr Al-Boussaïdi publié sous la forme d’article et citations ( dans Le Monde le 29 Juin), Ce qui est actuellement présenté par Oman est équivalent du « Conseil du Golfe Persique ».

Badr Al-Boussaïdi évoque la possibilité d’un traité de non-ingérence et de non agression entre toutes les parties prenantes du Golfe Persique. C’est ce point sur lequel nous revenons ici.

Ce qui favorise la coexistence, c’est la multiplication d’échanges et contacts entre pays

Aujourd’hui, c’est ainsi que nous expliquons la pacification progressive de l’Europe et la période de coexistence internationale au lendemain de la seconde guerre mondiale.

Un traité de non agression est passif et n’apporte généralement pas de résultat sur le moyen et long terme

Un traité ne génère aucune interaction et échange au delà de la signature du traité. Le jour où une menace se précise, le simple rappel de l’existence du traité est insuffisant.

Une institution, lieu d’échanges permanents ( politiques, culturels, économiques et financiers) entre tous les pays membres est un système dynamique qui continue à avoir de l’effet en toutes circonstances

En cas de période trouble, il reste un flux d’échanges permanents qui permettent de garder le contact

Conclusion: ne vous engagez pas dans la voie d’un traité mais pensez institution ou organisme capable de rayonner

De plus, si un jour vous prétendez proposer et vendre des services, il vous faudra un organisme dont l’existence légale internationale soit reconnue et le moins contestable possible. Une société « de fait » sans statut juridique international, sera utilisée pour trouver une faille qui engage la responsabilité financière des différents pays responsables de ces services. Ne faites pas de groupe informel et non officiel qui refuse de formaliser son existence

le 29 Juin 2026

Naej DRANER

Si un lecteur connaît Badr Al-Boussaïdi, ministre des affaires étrangères d’Oman, merci de lui retransmettre le texte. C’est le texte en Français qui est considéré comme l’original. La version anglais US est une traduction par l’auteur en utilisant DeepL et en rectifiant manuellement les fautes les plus grossières, non certifiée.