Que ce soit dans 6 mois, 1 an ou 2 ans, il y aura un cessez-le-feu entre la Russie et l’Ukraine.
Ce cessez-le-feu demandera entre 1.000 et 5.000 intervenants pour le superviser et le maintenir. Ce sera la plus grande ligne de cessez-le-feu jamais réalisée, c’est à dire que ce sera un cessez-le-feu au départ fragile et qui commencera avec des centaines de violations quotidiennes.
Sur la période 2014-2022, il n’y a jamais eu une seule journée de cessez-le-feu sans aucune violation. Il y a eu des journées avec peu de violations, mais pendant plusieurs années les violations quotidiennes se comptaient en centaines, voire en milliers.
Aujourd’hui, la seule initiative existante est celle des pays « volontaires », mais la stratégie qui se veut celle d’une force dissuasive ne permettra jamais d’assurer un cessez-le-feu. Croire qu’une force militaire crédible dissuadera les violations quotidiennes relève du vœu pieux et probablement aussi d’une méconnaissance de la période du cessez-le-feu du Donbass entre 2014 et 2022.
A partir de la fin août, différents articles seront écrits sur le sujet jusqu’à proposer un ensemble cohérent.
Dès maintenant, les pays intéressés peuvent identifier les moyens nécessaires:
- 2.000 inspecteurs et observateurs du cessez-le-feu ( pourra être augmenté jusqu’à 5.000) non armés, profil sécurité capable d’aller sur le terrain en condition difficile et dangereuse
- 500 personnes pour les moyens logistiques
- 500 véhicules identifiables pour cette mission, dont autant que possible blindés,
- Moyens de communication en nombre suffisants ( téléphones et radios)
- Jumelles de vision infra-rouge avec au moins 100 jumelles d’observateurs d’artillerie permettant d’identifier les coordonnées GPS d’un objectif
- et tout ce qu’il faut pour faire vivre tout le monde
D’ici le 20 août il ne se passera rien sur ce sujet
Le 2 août 2026
Naej DRANER