Le Conseil du Golfe Persique verra-t-il le jour ? Probablement NON, ce n’est qu’une description pédagogique de ce qu’il aurait fallu faire pour éviter le chaos des mois à venir. La gestion du détroit d’Ormuz ne devrait être ni celle de Trump, le président du chaos qui va provoquer le plus grand chaos qu’ait connu la terre depuis la seconde guerre mondiale, ni celle de l’Iran qui essaie de se définir un rôle que ses voisins ne pourront jamais accepter.
Le Conseil de coopération du Golfe Persique actuel représente les pays riverains sans l’Irak et sans l’Iran. L’élargir à ces deux pays pourrait revenir à créer un vrai Conseil du Golfe Persique mais il faut probablement l’éviter:
- Le passé du Conseil de coopération du Golfe a plutôt été dans l’opposition aux 2 pays manquants: changer d’organisation permettrait de partir sur de nouvelles bases
- Au cas où l’Iran continuerait à vouloir contrôler seule le détroit d’Ormuz, il faudra bien que les autres pays prévoient des gros travaux qui rendent caduques le passage obligatoire du détroit d’Ormuz. Dans un tel cas, il faut une organisation commune à ces pays (sans la présence de l’Iran) qui porte et réalise ces travaux.
Quelques pays du Golfe Persique essaient d’obtenir de l’ONU une sorte d’autorisation de l’usage de la force pour contrôler le détroit d’Ormuz qu’ils s’empresseront de déléguer à d’autres pays ou que le président du chaos s’attribuera. Ce sera quasi impossible de contrôler militairement le détroit d’Ormuz sans contrôler une grande partie du territoire de l’Iran. Et même dans ce cas, il sera facile pour l’Iran de perturber la navigation dans le golfe Persique que ce soit directement du rivage ou par le biais des drones.
Les pays riverains du Golfe Persique sont-ils disposés à envoyer un signal fort à tous ceux qui prétendent contrôler le Golfe Persique ou le seul détroit d’Ormuz sans eux ?
Un péage du détroit d’Ormuz ? Ce serait logique de la part du Conseil du Golfe Persique, compte tenu de la surveillance permanente de la navigation maritime à mettre en place. Tout péage récupéré par un pays riverain devra être reversé au Conseil du Golfe Persique.
Le président du chaos a promis l’enfer pour l’Iran. Ce sera l’enfer pour tous les pays du Golfe Persique et un retour en arrière de tous, avec, en prime, le plus grand chaos qu’ai connu la terre, œuvre jugée magnifique par le « président du chaos ». De toute façon, Israël dont la spécialité est de torpiller toute initiative diplomatique qui dérange a pris les devants : en commençant à bombarder seul le plus grand complexe pétrochimique, il a fait en sorte qu(‘il n’y ait pas de retour possible. Ce n’est pas la première fois, et pas la dernière, où Israël force la main de Trump sans qu’il n’ait d’autre choix que de suivre pour provoquer le plus grand chaos qu’ait connu la terre. Ce n’est pas lui qui a mis en œuvre ses menaces, mais son allié pour être sûr qu’elles aient lieu.
Naej DRANER
Le 7 avril 2026