Avez-vous lu le livre « Un phénomène cyclique qui favorise les guerres » de Jean-Baptiste Renard aux éditions L’Harmattan ?
Un livre que les experts guerre et paix devraient avoir compris. Un phénomène cyclique dont la connaissance permet de faire des prévisions de guerre et de mieux comprendre les guerres contemporaines. Il s’agit du « Cycle Quésako ». Pas une plaisanterie ésotérique mais une recherche pointue et argumentée sous le mode ingénieur qui ne lâchera rien avant que tout le monde ait compris.
Dans ce livre sont étudiés différents contextes comme celui Russie-Poutine qui nous intéresse ici et dont vous avez ici le graphique.(Si vous ne comprenez pas le graphique, référez-vous au livre où tout y est expliqué)

L’auteur fait remarquer, à juste titre, que la particularité de la Russie est d’avoir plusieurs déclenchements de guerre à la plupart des phases d’amplification. Le « Cycle Quésako » a beaucoup plus d’effet auprès du tandem Russie-Poutine que tous les autres cas connus, y compris Israël qui reste un cas remarquable.
Pourquoi le « Cycle Quésako » a-t-il autant d’influence sur Poutine et la Russie ?
L’auteur pense qu’il faudrait une « étude spéciale », nous pouvons même ajouter « très spéciale » pour répondre à cette question.
Par chance, la Russie est devenue très simplifiée dans son mode décisionnel. Un homme (Poutine) et quelques collaborateurs et proches. Tout le reste des institutions russes n’est qu’une chambre d’enregistrement des décisions prises par Poutine et son entourage. On peut donc imaginer qu’en limitant cette « étude spéciale » à Poutine et son entourage, en y incluant les mythes et fantasmes qui les animent, on devrait pouvoir trouver quelques pistes permettant d’avancer et de comprendre comment le « Cycle Quésako » peut avoir une telle influence.
Poutine et la Russie ont une grande sensibilité au « Cycle Quésako ». Comprendre pourquoi pourrait aider à avancer sur l’étude du « Cycle Quésako »
L’étude spéciale verra-t-elle le jour ?
Pas sûr. Ceux qui devraient être intéressés sont les européens, mais ils ont une guerre de retard. Ils préparent la suivante comme ils ont vécu la dernière. Ils n’ont pas le temps et la volonté de prendre un peu de recul et de hauteur pour comprendre ce qu’ils vivent à travers le conflit Russie-Ukraine. Et pourtant, s’ils comprenaient pourquoi ils pourraient l’éviter. En sont-ils conscients ? Ils n’ont pas manifesté le moindre intérêt et probablement rien compris. Leurs dirigeants et les principaux dirigeants de l’UE devraient en être conscients, ce n’est pas le cas pour le moment.
Pour que l’étude spéciale voit le jour il faudrait:
- des chercheurs motivés
- de très bons spécialistes de la Russie, de ses institutions
- un financement permettant de financer toutes les recherches complémentaires nécessaires ( une équipe de 10 à 50 personnes a du sens)
- un projet
- et suffisamment de volonté pour le faire, sans attendre que les autres le fassent et sans attendre que les media en parlent ( les européens sont très sensibles aux media. Ce dont tout le monde parle leur paraît digne d’intérêt, pas ce dont personne ne parle. Vraisemblablement ils s’intéresseront au sujet quand tout le monde en parlera … à travers les media. Et si les media n’en parlent jamais, ils ne seront probablement jamais informé)
Pour le moment, il n’y a rien de tout cela.
Bien sûr, une fois lancée, l’étude spéciale ne doit en aucun cas s’arrêter avant d’avoir abouti. Cela pourrait prendre 5, 10, 15 pu 20 ans : il faudra un résultat crédible.
A suivre …
Naej DRANER
Le 6 mai 2026