L’idée d’une autorité du détroit d’Ormuz est séduisante


Surveiller le trafic, secourir les bateaux en difficulté, sanctionner le dégazage sauvage, faire respecter les voies de négociation internationale: tout cela est nécessaire.

L’idée avancée par l’Iran d’une autorité du détroit d’Ormuz est bonne, c’est incontestable. La manière de le présenter aux autres pays du Golfe Persique est désastreuse. C’est une présentation d’autocrate et dictateur habitué à ce que tous ses subordonnées disent OUI.

Prétendre, de la part d’un pays, qu’il est le seul à tout définir, à tout faire et le seul à empocher tous les bénéfices financiers est naïf. Bien sûr que tous les autres pays diront NON. Il ne peut pas en être autrement.

Le rejet de la proposition d’OMAN de gérer régionalement le détroit d’Ormuz montre à quel point l’Iran est perdu dans ses rêves de grandeur et de puissance régionale. Est-ce bien sérieux? Être incapable d’accepter la coopération d’un ou plusieurs autres pays sur un tel projet est le plus sûr moyen d’enterrer le projet.

Sans frappes américaines sur l’Iran, les gardiens de la révolution ont relancé les hostilités. Jeu de la provocation pour que les américains relancent à grande échelle la guerre ? Finalement, les gardiens de la révolution aiment bien la guerre. Ils ont pris une position dominante partout en Iran et le pouvoir suprême s’est effacé. Les gardiens de la révolution ont mis quelques conseillers jusqu’au-boutistes autour du Guide suprême et tout va bien : ce qui est dit par le guide suprême est filtré et dicté par les partisans d’une guerre permanente, comme les gardiens de la révolution. Le fait d’avoir résisté leur a tourné la tête.

A quand la reprise de la guerre à grande échelle ? Probablement pour bientôt : les gardiens de la révolution se chargent de la relancer, volontairement.

Le 29 Juillet 2026

Naej DRANER

PS : c’était la suite et la fin du « Conseil du Golfe Persique » dont l’idée vient de sombrer corps et âme dans le rêve de puissance régionale de l’Iran