La crise du détroit d’Ormuz ne se reproduira probablement pas. L’Arabie saoudite va augmenter ses pipelines qui lui permettent de s’affranchir du détroit d’Ormuz, les Émirats Arabes Unis vont doubler leurs pipelines, l’Irak a prévu une autre solution. Le Qatar, Oman et quelques pays vont rester dépendants du détroit d’Ormuz mais s’il devait y avoir une prochaine crise, moins de la moitié du trafic serait touché, si cette crise arrive quand les travaux planifiés sont finis.
Les clients qui étaient dépendants du détroit d’Ormuz s’organiseront de telle manière que leur dépendance se réduise.
Passagèrement, il pourrait y avoir une augmentation significative du trafic maritime du détroit d’Ormuz, mais cela devrait rester temporaire pour les 2 années à venir.
Le Conseil du Golfe Persique verra-t-il le jour ? Probablement non, les principaux pays qui sont dépendants du détroit d’Ormuz s’organisent autrement. Ils préfèrent la sécurité d’un pipeline aux aléas des humeurs d’un pays au sein d’un organisme qu’il prétendrait contrôler.
Cela avait du sens et aura du sens pour leur avenir collectif, mais l’humeur n’est pas joyeuse. Indirectement attaqués par l’Iran qui manipule menace et chantage, pris en otage par leur grand allié américain qui s’est engagé, pour eux, à leur faire cracher quelques centaines de milliards.
Sommes-nous engagés par les promesses américaines de financement ? Moi non. Si la richesse est l’art de faire payer aux autres ce qu’ils promettent, on comprend pourquoi ils sont si riches.
Dans sa culture, l’Iran des générations passées avait une vraie culture de la gestion collective de l’eau. La République Islamique d’Iran a gâché cette réalité en prenant, au fil des années, des décisions inappropriées. Certains disent même que certaines grandes villes iraniennes pourraient déménager, résultat d’une gestion incompétente de l’eau dans un pays qui avait su la gérer au fil de son histoire.
L’avenir le dira.
Le 24 Juin 2026
Naej DRANER