Plusieurs pays du Golfe Persique, dont les plus importants, n’ont pas adhéré à la convention de 1982, ce qui rend sensible le sujet des eaux territoriales.
En l’absence de ratification formelle par un État, les États appliquent « de facto » la convention de 1982.
S’il y avait un organisme représentatif de l’ensemble des États riverains du Golfe Persique, le fait de formaliser les eaux territoriales relèverait d’une forme de base collective.
En l’absence d’adhésion formelle à la convention de 1982, c’est le droit coutumier qui prévaut, ce qui demande un relevé précis et non standard.
Globalement sur terre, la délimitation des eaux territoriales détermine la souveraineté complète du pays, que ce soit à travers la convention de 1982 ou à travers le droit coutumier.
Les détroits, comme le détroit d’Ormuz, ont des règles propres à chaque détroit, mais la règle générale est que tout pays reste pleinement souverain dans ses eaux territoriales. Contrôler totalement les passages maritimes dans les eaux territoriales des voisins, sans leur accord, comme le souhaite l’Iran ne relève d’aucun droit. On peut prendre ce sujet comme on veut mais il y aura un refus global de tous les autres pays. Il n’y aura jamais d’accord de délégation du trafic maritime à l’Iran. Militairement, il sera quasi impossible à l’Iran de l’imposer.
Par contre, rien n’interdit que les pays riverains du détroit d’Ormuz définissent une convention qui s’applique à leurs eaux territoriales, mais au minimum il faudrait l’Iran, Oman et les Émirats Arabes Unis.
Quant à la prétention des États-Unis d’Amérique de contrôler ce détroit d’Ormuz, il ne repose sur rien. Vu qu’ils ne l’utilisent pas pour eux-mêmes, il serait préférable que ce soient les pays riverains du Golfe Persique qui se prennent en charge. Ce n’est pas gagné.
Le 27 Juillet 2026
Naej DRANER