Prévoir des risques de guerre est-il utile ?


En principe OUI, si on veut les éviter. En pratique NON : la prévision est niée et l’absence de reconnaissance du « Cycle Quésako » fait que ce n’est même pas évalué et reconnu.

Dans les annexes 5 et 6 du livre « Un phénomène cyclique qui favorise les guerres« , il y a 2 extraits partiels des prévisions faites fin décembre 2021 sur les risques de guerre en Europe et dans le conflit israélo-arabe. Les risques de guerre ont été confirmés par les faits.

Personne n’a pris en en compte les risques de guerre décrits fin 2021

Il y a de nombreuses raisons:

  • d’abord il n’y a pas eu de publication dans des revues crédibles, ni même de publication de livre avant 2025,
  • La majorité des chercheurs occidentaux ( et même non occidentaux) ont regardé, jusqu’à présent, avec indifférence ces recherches qui n’ont même pas été évaluées (du moins l’absence de réaction ne me permet pas d’imaginer que cela intéresse quelqu’un),
  • Aucune personne, autre que l’auteur, n’a osé faire une présentation partielle montrant qu’il a compris,
  • Ce n’est pas un concept nouveau ( comme le « Cycle Quésako »), mais plusieurs concepts différents et nouveaux qui permettent de comprendre et faire des prévisions ( Contextes, modélisation, règles de prévisions, …) Cela fait trop de choses en même temps.
  • Aucune recherche complémentaire n’est officiellement engagée sur le sujet, ou si elle est commencée, l’auteur n’en a pas été informé, comme s’il fallait ignorer les travaux d’origine.

Aucun scientifique connu ne cautionne officiellement la réalité du « Cycle Quésako »

Il y a de nombreuses raisons:

  • La publication d’un livre en français de l’ensemble de la recherche reste inconnue,
  • malgré une traduction correcte en anglais-américain, il n’y a pas d’éditeur de cette version,
  • l’auteur que je suis n’a pas encore soumis d’article sur le sujet, un peu découragé de réponses souvent négatives. Si officiellement, tout article peut être lu et soumis à une revue par des pairs, l’expérience montre que des informations connexes ( environnement non universitaire des recherches, par exemple) suffise à ne même pas lire et présenter à une revue ce qui est proposé,
  • chaque chercheur scientifique est d’abord préoccupé de ses propres recherches et activités. Évaluer des travaux d’autres non publiés est, pour ces chercheurs, une perte de temps.

Que faire pour faire connaître et reconnaître la réalité du « Cycle Quésako » et des prévisions des risques de guerre qui peuvent être faites ?

  • Si les lecteurs se faisaient connaître en faisant au moins valoir ce qui les a ou non convaincus, nous aurions des pistes à exploiter,
  • un débat contradictoire ferait avancer les choses, mais il n’y en a pas,
  • une publication dans une revue spécialisée est nécessaire.

Des dirigeants et politiciens peuvent-ils aider à faire valoir tout ceci ?

L’exemple de la France n’est pas encourageant. Les courriers transmis à plusieurs premiers ministres français ont bien montré que les courriers sont parvenus, mais ces premiers ministres se sont contentés de le transmettre à leur ministre de la défense qui n’en ont rien fait. Les parlementaires français sont trop absorbés par les crises politiques successives pour en faire quoi que ce soit.

Bien sûr, ils pourraient tous aider, mais cela demanderait d’y accorder une certaine crédibilité, ce qui n’est pas le cas.

Est-ce utile de continuer à faire des prévisions de risques de guerre confirmées par les guerres ?

Aujourd’hui, ce n’est exploité par personne et ce n’est donc pas utile. La question qui se pose ouvertement est de savoir si il faut continuer, sans budget, sans reconnaissance.

De plus, dans une guerre comme celle déclenchée le 7 octobre 2023 par le Hamas et qui se poursuit sous des formes diverses, la prise en compte de la réalité de ces prévisions et recherches aurait pu changer les choses. Même si une israélo-américaine a dit que j’ai prévu ce que le Mossad a été incapable de prévoir, il est peu probable que les israéliens soient un jour au courant de la relation entre leur guerre et le « Cycle Quésako ».

Ce n’est pas la réalité de ces recherches qui est en cause, mais la quasi impossibilité de les faire valoir auprès de ceux qui pourraient être directement intéressés. Il y a un gap trop grand entre les possibilités de prévision et ce que la culture contemporaine accepte de considérer comme vrai. Autrement dit, personne n’y croit au point de les soutenir officiellement ou au moins de les faire évaluer.

Le 18 juin 2026

Courrier reçu des services du premier ministre français:

Ces courriers indiquent seulement que les autorités françaises ont été informées, ùême si elles n’en ont rien fait.

Mise à jour du 20 juin 2026

Le dossier transmis début 2023 contenait la prévision de guerre du conflit israélo-arabe. A ma connaissance, elle ne fut pas exploitée.

Un courrier transmis en décembre 2025 à la ministre des armées proposait de lancer une évaluation objective. Il y a eu une réponse, mais rien de concret. Cela n’a probablement pas été évalué, ou de façon caricaturale et superficielle, comme c’est souvent le cas. Bien que le ministère des armées finance directement ou indirectement la plupart des études concernant les guerres, c’est un monde d’entre soi apparemment incapable d’évaluer des travaux originaux ni même d’apporter au niveau international une valeur ajoutée reconnue. Un organisme comme l’IRSEM a un périmètre qui peut englober ces recherches. Vraisemblablement aucun des chercheurs de l’IRSEM n’est au courant, et on pourrait dire la même chose de quelques laboratoires universitaires. Ont-ils raison de faire l’autruche sur le « Cycle Quésako »? La question ne se pose même pas, puisque le sujet a rejoint les oubliettes de l’histoire, sans que personne n’ait compris, dans ces milieux français, de quoi il retourne. Il est très difficile, pour un chercheur indépendant hors structure, de communiquer ou de faire évaluer des travaux originaux avec des résultats reconnus. La culture de l’élitisme française tend à ignorer ce qui ne vient pas des élites reconnues. Ce sont les mêmes qui s’indigneront que des chercheurs étrangers aient repris ou complété ces travaux, si ceci arrive un jour.