Conseil du Golfe Persique et MOU Iran/Etats-Unis


Textes de référence

Point 5 du MOU

Le point 5 du MOU dit:

 » Dès la signature du présent protocole d’accord, la République islamique d’Iran mettra tout en œuvre pour assurer le passage en toute sécurité et sans frais des navires commerciaux, pendant 60 jours uniquement, entre le golfe Persique et la mer d’Oman, et vice versa. Le trafic des navires commerciaux reprendra immédiatement et, compte tenu de la nécessité pour la République islamique d’Iran de lever les obstacles techniques et militaires et de procéder au déminage, il sera pleinement rétabli dans un délai de 30 jours.
La République islamique d’Iran engagera un dialogue avec le Sultanat d’Oman afin de définir le futur cadre administratif et les services maritimes dans le détroit d’Ormuz, en concertation avec les autres États riverains du golfe Persique, conformément au droit international applicable et aux droits souverains des États côtiers du détroit d’Ormuz. « 

Autrement dit, le détail ne fait pas partie de la négociation directe avec les USA mais fait partie d’une négociation avec les Etats riverains du golfe Persique, ce qui correspond à la définition du « Conseil du Golfe Persique ».

Le « Conseil du Golfe Persique » a 60 jours maximum pour définir les nouvelles règles qui concernent le golfe Persique et le détroit d’Ormuz.

Pour que le trafic reprenne normalement, il faudra de toute façon avoir des règles claires et une annonce par le « Conseil du Golfe Persique » sera la bienvenue pour encourager et canaliser le trafic dans le détroit d’Ormuz.

Y a-t-il un lien de cause à effet entre les textes écrits sur le « Conseil du Golfe Persique » et le MOU? Probablement, mais l’intermédiaire n’est pas identifié. A priori un pays asiatique qui est intervenu indirectement.

Point 6 du MOU

Les américains n’ont pas pu s’empêcher de promettre une aide financière dont ils disent haut et fort que ce n’est pas eux qui vont la payer. Le Conseil du Golfe Persique n’étant pas un organe d’intégration économique et politique, il n’est pas concerné par cette promesse des américains. Tout au plus, le Conseil du Golfe Persique pourrait se doter d’une somme ( au maximum le 1/10 de la somme indiqué au point 6 du MOU) pour inciter l’Iran à respecter ses engagements. Par exemple, ces sommes pourraient être liées au non blocus du détroit d’Ormuz. Chaque fois que le détroit d’Ormuz sera fermé unilatéralement par un pays, il y aura une sanction ou une diminution substantielle des sommes promises au titre d’une coopération bienveillante du « Conseil du Golfe Persique ». On ne va pas passer son temps à fermer et ouvrir le détroit d’Ormuz pour un oui ou pour un non et récompenser les fermetures du détroit dont les pays du golfe persique ont besoin pour leurs activités économiques.

Il est recommandé au Conseil du Golfe Persique de bien choisir ses conseillers officiels. Naej DRANER n’a jamais proposé un équivalent du point 6, mais dès que le Conseil du Golfe Persique verra officiellement le jour, un ou deux conseillers américains vont débarquer en demandant de prendre la main … et ils vous proposeront l’équivalent du point 6 que Naej DRANER ne proposera jamais au « Conseil du Golfe Persique ».

Remarques générales sur le MOU

  • Le timing n’est pas clair et inapplicable. On utilise simultanément les termes « immédiatement » et « dans les 30 jours » pour dire la même chose. Ce n’est pas clair et franchement ambigüe.
  • Les acteurs clés de la guerre libanaise, à savoir Israël et le Hezbollah ne semblent pas avoir été impliqués et ne se sentent pas concernés.
  • Il n’y a aucun système de supervision du cessez-le-feu. La conséquence est que dès qu’il y a un incident, le camp adverse répond militairement, provoquant l’escalade.
  • Beaucoup de bonnes intentions, peu de contraintes. Si les États-Unis se défaussent de leurs engagements sur les autres auxquels ils n’ont même pas demandé leur accord, l’accord pourrait devenir mort-né.
  • Cela ne règle rien pour le nucléaire iranien, sauf à renégocier un accord équivalent à celui de 2015, ce qui demanderait au moins 6 mois à un an.

Le « Conseil du Golfe Persique  » doit exister

Il ne règlera pas tous les problèmes,mais il peut en atténuer certains et apporter un signal clair pour tous ceux qui utilisent le détroit d’Ormuz:

  • Il est implicitement admis dans le MOU même s’il ne figure pas explicitement
  • Il faut choisir son président temporaire qui ne peut être Oman ou le Qatar, ne pouvant être juge et partie avec la partie américaine et iranienne
  • Il faut nommer un secrétaire
  • mettre en route tous les travaux à mener dans les 2 mois

N.D. a une règle d’or : lorsque les gens suivent indirectement ses conseils sans jamais le reconnaître, il fait le mort et « oublie » de mentionner une condition importante qu’il avait oubliée « tout à fait involontairement » auparavant. Bien sûr, N.D. sera très, très désolé si, sans ses conseils, le projet venait à disparaître.

Le 21 Juin 2026

Naej DRANER