Conflit Arménie-Azerbaidjan du Haut-Karabakh


Le conflit entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan se pose en des termes similaires depuis la création de l’URSS. Dès cette époque se posait la question du rattachement du Haut-Karabakh à l’Arménie ou non, avec les mêmes hésitations et les mêmes décisions. La première proposition dans les premières années de l’URSS fut de le rattacher à l’Arménie, pour tout de suite prendre la décision de le rattacher à l’Azerbaïdjan suite aux protestations de ce dernier. La loi du plus fort et du dernier coup de gueule a provoqué des évolutions successives sans n’y trouver aucun équilibre. Il existe un déséquilibre permanent qui prépare le prochain round de violence.

La gestion de la population arménienne du Haut-Karabakh ne pouvait que pousser cette population à sortir de l’Azerbaïdjan : refus d’éducation en arménien, interdiction des livres en arménien, etc.

Les territoires disjoints sont un problème permanent et le resteront ( partie azerbaïdjanaise sans voie de communication avec le reste du pays, idem entre la population arménienne et l’Arménie). Y trouver une solution durable demandera beaucoup d’énergie et restera une solution fragile pendant de nombreuses années.

Et pourtant il y a eu une période de coexistence assez longue de ces populations avant la création de l’URSS, mais dans un environnement qui a disparu depuis, à savoir l’empire ottoman.

Ce conflit est un concentré de problèmes classiques dans les pays issus de l’URSS. Si l’URSS a masqué pendant plusieurs dizaines d’années ces problèmes par le poids d’une autorité centrale forte, la désintégration de l’URSS a libéré les paroles et les esprits, amplifiant des problèmes existants depuis la création de l’URSS.

Ce conflit est aussi révélateur des organismes mis en place pour assurer la sécurité et régler ces problèmes. L’OSCE aide à geler ces conflits sans les régler. Nous pourrions en faire la liste. Chacun de des conflits a une forme de “comité de pays” qui sont supposés parrainer des négociations qui sont le plus souvent au point mort. Russie, USA et France sont les parrains du processus de négociation de ce conflit. Nous entendons des appels de la part de la France et la Russie. Les USA sont silencieux. On ne voit pas qui fait quoi et s’il y a vraiment un pilote.

A l’occasion d’une reprise de la guerre, une remise à plat de ce conflit et des moyens régionaux de régler ce type de conflit serait la bienvenue. Quelqu’un osera-t-il et pourra-t-il ?

Naej DRANER

5 octobre 2020

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