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Quel est le choix des pays riverains du Golfe Persique?

Il faudrait pouvoir transmettre ce texte à chacun des pays concernés, d’abord au niveau diplomatique et s’assurer ensuite que cela a été pris en compte par chacun de leurs dirigeants. Ensuite il faudrait maintenir le contact permanent, le temps qu’il faut, même si cela fait doublon avec des négociations qui se passent ailleurs. Je ne suis pas organisé pour le faire et il faudrait quelques diplomates volontaires pour le faire, quel que soit leur pays.

Aujourd’hui, il n’y a pas d’organisme représentatif des pays riverains du Golfe Persique. Il y a un Conseil de Coopération du Golfe qui donne l’impression d’être un tel organisme, alors qu’il représente simplement 6 pays, à l’exclusion de l’Iran et de l’Irak. Le CCG a des visées d’Union économique et politique, ce qui ne sera pas le cas du Conseil du Golfe Persique, s’il voit le jour.

S’il y avait un « Conseil du Golfe Persique« , son principal rôle serait de déterminer les règles de gestion de la circulation maritime et de tout ce qui concerne les problèmes liés à la mer du Golfe Persique ( pollution, supervision du trafic …) A terme, un tel organisme est indispensable et si cet organisme voit le jour, les décisions seront prises , dans un premier temps, à l’unanimité, afin d’être sûr que ces décisions représentent bien le choix des pays riverains du Golfe Persique.

Pour le moment, la seule négociation est celle entre les Etats-Unis et l’Iran. Le « Conseil du Golfe Persique » se sent-il engagé par les décisions que prendront les Etats-Unis et l’Iran, soit disant en leur nom ? Je crois que non mais si le « Conseil du Golfe Persique » ne voit pas le jour, les décisions appliquées dans le Golfe Persique seront celles des Etats-Unis et de l’Iran.

Certains des pays du Golfe ont cru et croient que la puissance militaire des Etats-Unis suffit et suffira à assurer la libre circulation dans le détroit d’Ormuz. Regardez bien ce qui se passe : ils en sont aujourd’hui incapables. Ils peuvent mettre en place un blocus des ports iraniens mais seront incapables d’assurer la sécurité de tout navire traversant le détroit d’Ormuz. Pour y arriver, il leur faudrait une opération militaire d’une ampleur très très importante, qui n’est pas d’actualité aux USA.

Si les quelques pays opposés au contrôle permanent du détroit d’Ormuz par l’Iran n’expriment leur choix qu’à travers les Etats-Unis, vous vous retrouverez dans une position inattendue:

  • le Conseil du Golfe Persique sera remplacé, dans les faits, par le duo Etats-Unis/Iran
  • Le péage du détroit d’Ormuz sera celui de l’Iran (et peut-être des Etats-Unis) et pas celui du Conseil du Golfe Persique

Est-ce votre choix unanime ?

N’oubliez pas qu’il peut y avoir des pollutions, des navires en détresse dans le Golfe Persique et qu’il serait bon d’avoir un organisme de supervision de l’activité maritime qui représente tous les pays du Golfe Persique. Et quand ce sera le cas, pour le financer, un péage sera nécessaire sans que ce soit celui d’un seul pays qui prétend être le seul à devoir en bénéficier.

Le fait de régir les règles maritimes du Golfe Persique à travers un accord Etats-Unis/Iran qui deviendra définitif et qui sera géré uniquement par les Etats-Unis et l’Iran est-il votre choix ?

Rien ne vous interdit de vous exprimer et de décider.

Pour ce qui me concerne, il n’y aura plus aucun texte sur le sujet, sans que vous n’ayez pris au préalable une décision

Voir : Conseil du Golfe Persique (et les quelques articles qui ont suivi)

Naej DRANER

Naej DRANER est un analyste et architecte de solution politico-sécuritaire. A une réunion du Conseil du Golfe Persique, son statut de conseiller officiel du Conseil du Golfe Persique sera soumis pour approbation. Seule une décision à l’unanimité des membres de droit sera acceptable.

Le 23 avril 2026

Cessez-le-feu : sommes-nous des ignorants ou des imbéciles?

Ces dernières années ont vu apparaître une série de dirigeants dont la particularité est la même: un usage immodéré de la force et la croyance que leur supériorité militaire leur suffira pour assurer la paix. La paix, pour eux, n’est que l’expression de leur victoire militaire. Netanyahou, Trump, Putin sont quelques-uns des représentants de cette nouvelle génération.

Quand il s’agit de cessez-le-feu, l’ignorance semble reine. Ils prétendent tous transformer leur force en cessez-le-feu qui n’est qu’une trêve fragile si elle voit le jour.

Pendant des années, j’ai eu l’impression que les dirigeants essayaient d’appliquer quelques principes pour aboutir à un cessez-le-feu. Ces dernières années, ce n’est même plus le cas. On ne se donne plus la peine de faire semblant d’appliquer quelques principes. On menace à tour de bras, comme le seul principe reconnu pour avancer. Sont-ils ignorants ? Probablement. Sont-ils des imbéciles ? Probablement aussi, mais ils se présentent comme des nouveaux génies de notre époque, prétendant un jour être le roi de la paix et se comportant le lendemain comme le roi de la guerre.

Kissinger disait qu’un dirigeant se limite à des textes de type Reader’s digest. Quelques pages, pas trop compliquées et surtout rien de savant.

Ces quelques pages existent-elles et sont-elles accessibles quelque part? Peut-être mais je ne les vois pas trôner dans la culture générale de nos dirigeants.

Imaginez que vous ayez à faire demain un cessez-le- feu, que devez-vous savoir pour y réussir ?

D’abord il faut un accord minimum qui peut-être simplement de se laisser le temps de négocier. Au-delà de cet accord de principe, il faut le mettre en œuvre.

Vous devez comprendre que tout cessez-le-feu commence par être violé, simplement parce que tous les combattants n’ont pas été informés ou font semblant de ne pas l’être. Il faut donc annoncer le cessez-le-feu pour quelques heures plus tard ( moins de 24 h). Ce temps est celui de la transmission à travers les hiérarchies combattantes existantes.

Comme il y aura toujours des bavures, il faut aussi donner l’ordre de ne pas répondre aux bavures et provocations de l’adversaire.

Pour éviter que chaque incident ne se transforme en nouvelle guerre, il faut un système de supervision et de contrôle du cessez-le-feu. Il peut être simple ou complexe, suivant la situation, mais dans tous les cas chaque incident doit être réglé dans les minutes ou l’heure qui suit si on veut que le cessez-le-feu tienne. Aujourd’hui, la plupart des cessez-le-feu actuels n’ont pas de système de supervision et de contrôle capable de réagir en quelques heures. La grande spécialité d’Israël est de répondre militairement à chaque bavure : c’est le nouveau système de supervision israélien, summum d’ignorance et d’une grande bêtise d’une armée qui se croit invicible, au-dessus de tous et qui pense que la terreur permanente qu’elle exerce lui suffit comme garantie d’un cessez-le-feu : cela donne les trêves fragiles de Gaza et du Sud-Liban, éternels recommencements de la science du cessez-le-feu israélienne. A chaque fois, on occupe une partie du territoire adverse en prétendant que c’est la solution pour assurer un cessez-le-feu durable. On ne compte plus le nombre de fois où l’armée israélienne a occupé et démoli une partie du Sud-Liban afin d’assurer un cessez-le- feu durable.

Il est vrai que le système de supervision et de contrôle du cessez-le-feu n’a jamais correctement marché avec la FINUL. Pour que cela marche, il faudrait que chaque incident donne lieu à une réaction quasi immédiate avec les coordinations militaires de chaque camp. La coordination militaire et la supervision du cessez-le-feu au Sud-Liban prend plusieurs jours, voire plusieurs semaines. Le système ne permet pas de garantir à l’armée israélienne que les combattants à l’origine de l’incident seront atteints et neutralisés par le système de supervision. Neutralisé ne veut pas dire militairement, mais en jouant sur les coordinations hiérarchiques.

Idem pour Gaza en pire : il n’y a aucun système de supervision connu autre que le système de commandement israélien aidé d’un système IA de définition de cible. Ce système IA transforme les bruits de chiottes en certitudes et comme il n’y a plus personne pour vérifier si l’impact des tirs avait un sens, c’est devenu du grand n’importe quoi et de l’arbitraire militaire.

Alors, le cessez-le-feu USA-Iran va-t-il tenir ? Comme à leur habitude, chaque camp va multiplier les menaces. Ces menaces se transformeront-elles en nouvel épisode de guerre ? Si tel est le cas, la capacité pétrolière et le trafic du Golfe Persique seront arrêtés pour plusieurs mois. A force de menacer, ils risquent de se sentir obligés de mettre à exécution leurs menaces.

Nous cumulons ignorance et imbécilité.

Et le cessez-le-feu Ukraine-Russie ? La préparation actuelle par les européens est un gentil travail d’amateur. Aucun des dirigeants actuels européens n’a jamais mis en œuvre le moindre cessez-le-feu et ils pensent naïvement qu’il suffirait qu’il y ait une force militaire crédible pour assurer un cessez-le-feu. Gentil mais inefficace. Ils ont oublié le cessez-le-feu de 2014 à 2022 dans le Donbass et ont oublié que le cessez-le-feu n’a jamais été complètement respecté, ni même compris ce qu’il aurait fallu faire pour qu’il tienne. Cela a toujours été un travers des dirigeants ukrainiens : ils cherchent l’appui d’une force militaire qui balaierait leurs adversaires ou les tiendrait en respect, sans construire de solution politique ou diplomatique. Cela a toujours été le cas depuis 2014 et c’est encore le cas. Leurs alliés ne les aident pas à construire un avenir autre que militaire.

Naej DRANER

Le 21 avril 2026

Retour de 2003 ou « Cycle du retour arabe »

Pour comprendre cet article, il faut, au préalable, avoir lu:

Pour rappel, le « Cycle Quésako », relatif aux guerres, n’est qu’une application (parmi d’autres) de la « Théorie du Retour » qui est décrite dans « Les Retours du passé« .

La « Théorie du Retour » est une théorie fondamentale qui a été utilisée, en identifiant des retours, pour définir plusieurs concepts comme ceux du « Cycle Quésako ».

Si certains pensent qu’il n’existe que le « Cycle Quésako », détrompez-vous. L’Horloge de l’Inconscient regroupe une série de théories et concepts complètement nouveaux, dont la seule partie suffisamment développée pour être rationnellement compréhensible est le « Cycle Quésako ».

La question centrale de cet article est  » la guerre Etas-Unis/Iran » est-elle un « retour du passé » de la guerre en Irak de 2003, ou l’émergence d’un « Cycle du retour arabe », spécifique au monde arabe.

Définition d’un « Cycle du Retour »:

Un « Cycle du Retour » est un phénomène périodique qui a la même périodicité que le « Cycle Quésako » mais qui a une référence (T0) différente de celle du « Cycle Quésako ». Chaque pays (ou région) peut avoir un « Cycle du Retour » qui lui est propre. Il permet d’identifier des soubresauts de l’inconscient collectif pouvant avoir un impact sur l’Histoire du pays. Un tel « Cycle du Retour » peut être un mélange d’événements différents.

Par exemple, si on considère les événements suivants:

  • La guerre en Irak de 2003,
  • Le printemps arabe de 2011 (incluant toutes les secousses des États arabes ainsi que les guerres en Syrie et en Libye)
  • La guerre Etats-Unis/Iran de 2026

Tous ces événements peuvent être considérés comme faisant partie des phases d’amplification d’un « Cycle du Retour » qui aurait pour T0 la guerre du Golfe contre l’Irak de 2003

Il manque un événement sur la période 2016-2021. Il n’y a pas d’événement identifié qu’on pourrait qualifier de retour par rapport aux autres.

Le Retour le plus fréquent est celui de 25 ans à + ou – 2 ans: 2003 + 25 = 2028 , c’est à dire période de 2026-2030 durant laquelle nous pouvons avoir un Retour de la guerre en Irak.

Autrement dit, si c’est bien un retour de la guerre en Irak de 2003, Donald Trump a une plus grande sensibilité à l’Horloge de l’Inconscient qu’à son conscient ( dont tout le monde a compris qu’il n’est pas vraiment prévisible). Chers Américains, si vous voulez comprendre les problèmes prévisibles de votre « star du chaos », penchez-vous sur son inconscient. C’est tout pour aujourd’hui.

Un simple retour de la guerre en Irak de 2003 ou un « Cycle du Retour arabe » qui pourrait marquer l’avenir du monde arabe ( par exemple en 2033-2035)? La question est ouverte et n’est pas fermée, puisque nous n’avons pas encore trouvé de volontaires pour mener cette étude.

Ce sujet n’est pas encore développé et le sera si il y a des personnes intéressées capables d’y consacrer les moyens nécessaires.

Le « Cycle de Retour XXX » est un concept nouveau qui n’a pas encore été décrit et développé. Cet article est le début de ce sujet.

Il existe un « Cycle de Retour France » sur lequel nous retrouvons différents événements ayant marqué la France ( en interne)

Le 18 avril 2026

Cycle Quésako : revoir le recalage

Il est admis que le phénomène cyclique à l’origine du « Cycle Quésako » n’est pas une sinusoïde parfaite. C’est une sinusoïde qui fluctue et dont la période peut varier. La périodicité moyenne est de 3095 jours mais la périodicité réelle pourrait varier de 2200 jours à 3800 jours.

Si nous connaissions l’origine de ce phénomène cyclique, nous n’aurions pas à recaler le cycle mais l’observation du phénomène cyclique à l’origine de ce cycle suffirait à déterminer les variations.

Ce sujet est important et non résolu de façon convaincante.

Pour le moment, il y a eu un seul recalage de -679 jours appliqué début 2025 sur les guerres de 2014. Ce recalage est issu de la constatation qu’en 2014 plusieurs guerres importantes se sont déclenchées sur un temps court. Il a été fait l’hypothèse que cela voulait dire que le pic d’amplification était décalé à ce moment là.

Ce n’est pas parce qu’un pic est décalé que les pics suivants sont décalés de la même manière.

Si le principe de recalage (appliqué de façon expérimentale début 2025) est séduisant, il serait souhaitable de ne pas recaler de 100% le cycle Quésako à chaque variation mais plutôt d’un facteur plus limité (50 à 75 %)

Les chercheurs qui reprendront l’étude du « Cycle Quésako » doivent être conscients que le principe du recalage est à revoir.

Le mieux serait de trouver l’origine du phénomène cyclique, mais il n’y a pas encore de piste crédible. La suspension actuelle ( faute de moyens adaptés) des recherches sur le « Cycle Quésako » ne permet pas d’avancer sur le sujet.

JBR

Le 15 avril 2026

Conseil du Golfe Persique – Suite 3

Résumons:

  • Il y a moins d’une semaine Donald Trump exigeait la libre circulation dans le détroit d’Ormuz, sous peine de tout démolir, partout. Quelques jours plus tard, le même Donald Trump a bloqué le détroit d’Ormuz. LOGIQUE, n’est ce pas ? (je suis un peu bête et j’ai du mal à saisir la subtilité de l’évolution)
  • En fin de semaine dernière, Donald Trump se voyait déjà créer une « Joint venture », pour s’occuper des droits de passage des navires dans le détroit d’Ormuz. Depuis quelques jours, le même Donald Trump déclare que tout navire qui a payé un droit de passage sera poursuivi. LOGIQUE, n’est-ce pas ? (je suis toujours aussi bête et je n’ai pas compris pourquoi il y a un revirement complet : mon avis est que l’Iran lui a fait comprendre qu’ils n’avaient pas besoin de lui pour encaisser l’argent.

Pratiquement tous les jours nous avons des faits similaires. Je l’appelle la politique des essuies-glaces (ou la recherche du meilleur ventilateur par le nombre de changements successifs). Un coup dans une direction, puis brusquement dans l’autre direction et on recommence.

J’avoue être un très mauvais diplomate : je n’arrive pas à gérer une chose et son contraire en changeant tous les jours d’objectif.

Est-ce utile de tenter quelque chose ?

Je crois qu’il faut distinguer le temps court (celui de Trump et de sa diplomatie des essuies-glaces) et le temps long qui sera toujours utile même s’il ne va pas se passer grand chose dans les jours à venir.

Qu’est ce qui sera toujours utile :

  • que les pays riverains du Golfe Persique se parlent régulièrement. Ce n’est pas le cas aujourd’hui : le Conseil de Coopération du Golfe a un but d’unification politique et économique et a souvent été anti-iran. Ces 6 pays vivent cette réalité de la crise du Golfe en essayant de boxer un peu plus l’Iran. Il faudrait simplement que , quelque part sur terre, il y ait un diplomate de chaque pays riverain du Golfe Persique qui se réunisse avec tous ses collègues régulièrement . En cas de crise, cela pourrait être tous les jours, et autrement toutes les semaines. Que se diraient-ils ? Ce que leurs pays veulent et on note les sujets qui intéressent tout le monde et on enterre les autres
  • Il y aura des problèmes de navigation maritime et de pollution dans le golfe Persique. Ce serait bien qu’il y ait des moyens communs pour s’en occuper. Plutôt que de demander une contribution à chaque pays, on pourrait instituer un droit de passage, récupéré collectivement et qui contribuerait à financer ces moyens.

En tant qu’architecte politico-sécuritaire, je vois 2 sujets:

  • Un droit de passage collectif
  • la dénucléarisation de la région. Donald Trump et Israël veulent simplement récupérer l’uranium enrichi et interdire à l’Iran de posséder l’arme nucléaire. Dans mon cas, je recherche la dénucléarisation de toute la région à commencer par le Golfe Persique. Cela ne se fera pas en quelques semaines, mais si cela aboutit il faudra récupérer l’uranium enrichi. On y viendra, mais par une autre voie.

Le problème de l’architecte est qu’il n’a que des idées et que si personne n’aide à les mettre en œuvre, il ne se passera rien. C’est le cas.

Faut-il se prétendre conseiller d’un Conseil du Golfe Persique qui n’existe pas ( ou qu’on confond avec celui de quelques pays riverains qui ne représentent qu’une composante conflictuelle) ?

Ce n’était qu’une idée qui risque de ne jamais aboutir. Les contemporains préfèrent la diplomatie des essuies-glaces.

Naej DRANER

Le 14 avril 2026

Conseil du Golfe Persique – suite 2

Définition du Conseil du Golfe persique : article Conseil du Golfe Persique

Depuis mardi 7 Avril 2026, il y a un cessez-le-feu fragile de 2 semaines entre les États-Unis et Israël d’une part et l’Iran d’autre part. Des négociations doivent commencer dans les jours à venir. L’accord à la base du cessez-le-feu est peu clair. Différentes versions circulent, la manie du secret attaché à ce qu’il pense être sa toute puissance pousse Trump à ne pas dire grand chose ou une chose et son contraire, reflétant sa difficulté à gérer l’ingérable de ses décisions successives et contradictoires.

Les négociations auront lieu à Islamabad entre les États-Unis et une délégation iranienne . Aucun Pays du Golfe Persique autre que l’Iran n’y sera représenté. Si l’Arabie saoudite aura une influence indirecte et incertaine, elle ne sera pas un décisionnaire. Les autres pays seront absents directement et indirectement.

L’état d’esprit du Conseil de Coopération du Golfe, qui se prétend le Conseil du Golfe Persique malgré l’absence de l’Irak et de l’Iran, est au rapport de force. Naïvement, le CCG croit qu’une solution militaire ( de fait américaine) règlera tout et a attendu d’une résolution de l’ONU un feu vert à l’utilisation de la force, ce qui serait une erreur et une nouvelle escalade. L’obsession de quelques membres de demander des réparations, en oubliant complètement les dégâts subits par l’Iran et l’utilisation des bases américaines, va pourrir le débat. Ils n’ont pas de vue à long terme et vont passer à côté de ce moment, laissant les États-Unis négocier un péage sans eux. Les bénéficiaires du péage seront probablement l’Iran et la famille Trump et amis. Les États-Unis sont devenus une république bananière où on confond allègrement les intérêts publics et privés sans que personne ne s’en soucie.

Si les pays du Golfe Persique sont incapables de créer dans les jours à venir un Conseil du Golfe Persique intégrant tous les pays riverains, ils subiront pendant les dizaines d’année à venir les résultats d’un accord fait sans eux et dont leur grand ami américain se fera fort d’être le seul décisionnaire, obscur et secret, comme à son habitude. Cela sera un accord bâtard de circonstance.

Peuvent-ils faire autre chose ?

Ils pourraient, si ils acceptaient de faire fonctionner un Conseil du Golfe Persique, faire table rase du passé et oublier le CCG pour quelque temps. Tous les pays riverains du Golfe Persique doivent y être représentés.

Ensuite il faut définir un par un les sujets à discuter:

1 – le péage du détroit d’Ormuz = c’est une nécessité pour réguler le trafic et financer les organismes locaux de surveillance. Ces organismes doivent être ceux du Conseil du Golfe Persique et non pas ceux d’un pays étranger qui se souciera uniquement des royalties qu’il touchera. Il faut 6 mois à un an pour définir et commencer à mettre en œuvre ces nouvelles règles.

2 – le Conseil du Golfe Persique pourrait demander la dénucléarisation régionale. Un tel accord existe en Amérique du Sud. Le Conseil du Golfe Persique peut lancer le sujet avant de le faire transformer par la Ligue Arabe et inclure tout pays nucléaire déclaré ou non. Il faudrait 2 à 3 ans pour simplement dégrossir le sujet. L’avantage est que le problème serait posé globalement et non pas de façon unilatérale de vainqueur à vaincu pour s’assurer une supériorité militaire et une possession de l’arme nucléaire exclusive. Les pays du Golfe sont-ils prêts à interdire toute arme nucléaire à l’Iran tout en acceptant qu’Israël ait l’arme nucléaire et qu’elle soit reconnue comme puissance nucléaire ?

3 – les réparations. Est-il possible de demander des réparations à ceux qui agressent l’un ou l’autre pays du Golfe ? Mais peut-on raisonnablement faire porter le chapeau à l’Iran sans mettre en avant l’agression volontaire d’Israël et des États-Unis, sans provocation militaire de l’Iran. Mettre à l’ordre du jour ce point dès maintenant, c’est enterrer dès maintenant et définitivement le Conseil du Golfe Persique, qui montrerait la même partialité que le CCG qui prétend représenter les pays du Golfe Persique en excluant 2 acteurs principaux. Il est certainement possible de trouver un accord pour le futur, même s’il est vraisemblable qu’il ne sera pas applicable à ce qui vient d’être vécu.

N’oubliez pas : dans 2 semaines, il sera trop tard: vous subirez un accord fait sans vous avec votre intermédiaire favori qui aura trouvé le moyen de se remplir les poches avec votre ennemi d’hier, tout en vous expliquant que c’est pour votre bien ( ce dont je doute personnellement)

Le 10 Avril 2026

Naej DRANER

Naej DRANER est un analyste et architecte de solution politico-sécuritaire. A une réunion du Conseil du Golfe Persique, son statut de conseiller officiel du Conseil du Golfe Persique sera soumis pour approbation. Seule une décision à l’unanimité des membres de droit sera acceptable.
Rassurez-vous : N.D. ne sera jamais le conseiller officiel, puisque le Conseil du Golfe Persique ne verra jamais le jour et que le seul Conseil officiel sera les Etats-Unis & copains & coquins.
Ce n’était qu’une réflexion avancée dont aucun pays du Golfe Persique n’a pris connaissance.

Qui accède au site Horloge de l’inconscient ?

Ci-joint les sessions des 30 derniers jours.

Au début de l’année 2026, c’est la Chine qui a accédé régulièrement au site, regardant toutes les pages passées. Un travail d’analyse complet dont je ne vois pas ce qu’ils en ont retiré.

Ces dernières semaines, c’est Singapour qui est le champion d’accès.

Depuis 1 à 2 semaines, des européens accèdent, de façon disciplinée mais peu motivée. Un pays (Allemagne ou Espagne vraisemblablement) a retransmis une information à des collègues avec quelques liens. 1 ou 2 personnes de chacun de ces pays européens y a accédé, pas plus. Les européens sont un peu bizarres. Ce n’est pas, de leur part, une démarche enthousiaste à de nouvelles idées, mais une démarche convenue entre gens de bonne compagnie qui réagissent très lentement et de façon assez superficielle. Ils s’étonneront que d’autres ont déjà pris une avance sur le sujet. Ils y accèdent parce que quelqu’un leur a transmis quelque chose, mais l’accès et la réflexion sont mesurés. Il leur faudra probablement des semaines et des mois avant de prendre la moindre décision sur le sujet. … pour s’étonner qu’ils ont déjà pris un retard considérable par rapport à d’autres.

Le formulaire de contact n’est jamais utilisé: il n’y a jamais de question.

Il y a entre 5 et 30 accès par jour, pas plus.

Quand on regarde les articles des 6 et 7 Avril sur le Conseil du Golfe Persique, cela fait bizarre. Cela semble avoir fait mouche mais, en pratique, aucun pays arabe directement concerné n’y a accédé. C’est ailleurs et indirectement que cela pourrait avoir eu un effet. Comme il n’y a eu que 5 ou 6 accès ces jours là, l’interlocuteur qui l’a utilisé n’est pas identifié, mais aucun pays qui devrait être directement concerné n’y a accédé. C’est un jeu de billard à plusieurs bandes : ce n’est pas celui qui accède qui en fait quelque chose. Et celui qui en fait quelque chose fera en sorte de rester inconnu.

Le 8 Avril 2026

Conseil du Golfe Persique – suite 1

Le Conseil du Golfe Persique verra-t-il le jour ? Probablement NON, ce n’est qu’une description pédagogique de ce qu’il aurait fallu faire pour éviter le chaos des mois à venir. La gestion du détroit d’Ormuz ne devrait être ni celle de Trump, le président du chaos qui va provoquer le plus grand chaos qu’ait connu la terre depuis la seconde guerre mondiale, ni celle de l’Iran qui essaie de se définir un rôle que ses voisins ne pourront jamais accepter.

Le Conseil de coopération du Golfe Persique actuel représente les pays riverains sans l’Irak et sans l’Iran. L’élargir à ces deux pays pourrait revenir à créer un vrai Conseil du Golfe Persique mais il faut probablement l’éviter:

  • Le passé du Conseil de coopération du Golfe a plutôt été dans l’opposition aux 2 pays manquants: changer d’organisation permettrait de partir sur de nouvelles bases
  • Au cas où l’Iran continuerait à vouloir contrôler seule le détroit d’Ormuz, il faudra bien que les autres pays prévoient des gros travaux qui rendent caduques le passage obligatoire du détroit d’Ormuz. Dans un tel cas, il faut une organisation commune à ces pays (sans la présence de l’Iran) qui porte et réalise ces travaux.

Quelques pays du Golfe Persique essaient d’obtenir de l’ONU une sorte d’autorisation de l’usage de la force pour contrôler le détroit d’Ormuz qu’ils s’empresseront de déléguer à d’autres pays ou que le président du chaos s’attribuera. Ce sera quasi impossible de contrôler militairement le détroit d’Ormuz sans contrôler une grande partie du territoire de l’Iran. Et même dans ce cas, il sera facile pour l’Iran de perturber la navigation dans le golfe Persique que ce soit directement du rivage ou par le biais des drones.

Les pays riverains du Golfe Persique sont-ils disposés à envoyer un signal fort à tous ceux qui prétendent contrôler le Golfe Persique ou le seul détroit d’Ormuz sans eux ?

Un péage du détroit d’Ormuz ? Ce serait logique de la part du Conseil du Golfe Persique, compte tenu de la surveillance permanente de la navigation maritime à mettre en place. Tout péage récupéré par un pays riverain devra être reversé au Conseil du Golfe Persique.

Le président du chaos a promis l’enfer pour l’Iran. Ce sera l’enfer pour tous les pays du Golfe Persique et un retour en arrière de tous, avec, en prime, le plus grand chaos qu’ai connu la terre, œuvre jugée magnifique par le « président du chaos ». De toute façon, Israël dont la spécialité est de torpiller toute initiative diplomatique qui dérange a pris les devants : en commençant à bombarder seul le plus grand complexe pétrochimique, il a fait en sorte qu(‘il n’y ait pas de retour possible. Ce n’est pas la première fois, et pas la dernière, où Israël force la main de Trump sans qu’il n’ait d’autre choix que de suivre pour provoquer le plus grand chaos qu’ait connu la terre. Ce n’est pas lui qui a mis en œuvre ses menaces, mais son allié pour être sûr qu’elles aient lieu.

Naej DRANER

Le 7 avril 2026

Conseil du Golfe Persique

Article 1 : Tous les pays riverains du Golfe Persique sont membres de droit du Conseil du Golfe Persique.

Article 2 : La présidence du Conseil du Golfe Persique est une présidence tournante entre tous les membres de droit. La présidence sera exercée successivement dans l’ordre alphabétique des membres, pour une durée de 6 mois ou 1 an ( suivant décision prise à la première réunion du Conseil du Golfe Persique). Les réunions et leur lieu sont proposés et gérés par la présidence en cours.

Article 3 : Le conseil du Golfe Persique a pour objet de gérer l’ensemble des problèmes qui se posent dans le Golfe Persique : circulation maritime, pollution, détroit d’Ormuz ( et son éventuel péage), sécurité et contrôle de navigation.

Article 4 : Aucun membre ne peut prendre unilatéralement une décision qui relève du Conseil du Golfe Persique, sans que la décision ne soit mise en cause lors des réunions du Conseil du Golfe Persique.

Article 5 : Les moyens alloués au Conseil du Golfe Persique sont ceux que définiront ses membres.

Ces articles seront complétés, si nécessaire, lors des réunions à venir.

Il n’y a aucune autre publication que celle faite sur ce site. Il est recommandé à tout lecteur de cet article de le retransmettre de telle manière qu’il parvienne aux membres du Conseil du Golfe Persique.

Le 6 Avril 2026

Naej DRANER

Naej DRANER est un analyste et architecte de solution politico-sécuritaire. A une réunion du Conseil du Golfe Persique, son statut de conseiller officiel du Conseil du Golfe Persique sera soumis pour approbation. Seule une décision à l’unanimité des membres de droit sera acceptable.

Post Scriptum : Le Conseil du Golfe Persique ne doit pas être confondu avec le Conseil de Coopération du Golfe qui est limité à 6 pays riverains du Golfe Persique et dont l’objet est plus large que le seul Golfe Persique.

OSCE : le remplacer ou le réformer ?

L’OSCE (Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe) est né le 1° janvier 1995, faisant suite à la CSCE (Conférence pour la Sécurité et la Coopération en Europe) née suite au accords d’Helsinki de 1975. L’OSCE est la plus grande organisation régionale de sécurité. Son objectif est de garantir la sécurité et la paix de ses États membres couvrant toute l’Europe mais aussi l’Asie centrale.

Ce n’est pas un organisme avec une personnalité juridique mais c’est un forum entre États devenu permanent.

Son rôle est de prévenir les conflits et aider à les résoudre.

Pouvons-nous considérer qu’un tel organisme remplit son rôle quand il n’a aucun rôle dans la guerre qui déchire le continent européen, à savoir la guerre Russie-Ukraine ?

Issu de considérations d’une autre époque, à un moment où l’UE balbutiait, l’OSCE nécessite une réforme de fond.

Dès maintenant, l’OSCE pourrait avoir une mission de préparation du contrôle et maintien du cessez-le-feu Russie-Ukraine.

Vraisemblablement, c’est la ligne de front actuelle ou quelques variations de cette ligne de font qui seront la ligne de cessez-le-feu.

L’OSCE a eu une expérience de 2014 à 2022 à travers la SMM (Special Monitoring Mission). Il faudrait multiplier par 3 ou 4 les moyens qui y avaient été consacrés. Il faut aussi mettre en place un système moins passif que celui qui avait été mis en œuvre.

Si cette mission voit le jour, cela permettrait d’envisager de réformer et restructurer l’OSCE dans une dynamique positive. Au moins la moitié des activités et structures de l’OSCE sont amenées à disparaître. Cela serait plus facile si une mission de cessez-le-feu mobilisait des centaines de personnes.

Il n’y a pas, à ce jour, d’accord sur le futur système de contrôle et maintien du cessez-le-feu en Ukraine. La coalition des « volontaires » réunie autour de la France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne n’est pas en mesure de présenter un système de contrôle et maintien du cessez-le-feu qui soit acceptable et accepté par la Russie.

C’est une carte à jouer pour l’OSCE si la présidence ou la troïka sont capables d’imprimer leur marque (La troïka est la présidence en cours de l’OSCE – la Suisse- avec la présidence précédente – la Finlande- et la présidence suivante – non définie).

Il y a besoin d’un organisme de sécurité couvrant l’Europe et les ex pays d’Asie centrale de l’URSS.

La priorité de l’OSCE devrait être:

  • identifier et prévenir les conflits à venir,
  • avoir un organisme interne de résolution des conflits
  • être en mesure de contrôler et maintenir un cessez-le-feu

Si l’OSCE n’est pas en mesure de le faire dans les mois et années à venir, il devra disparaître et renaitre sous une autre forme.

Naej DRANER

Le 24 mars 2026