Détroit d’Ormuz : quelle alternative ?


Textes de référence

L’accord appliqué par Téhéran n’est pas celui qui a été publié officiellement

D’après le point 1 du MOU, tout recours à la force et aux menaces était supposé interdit.

Le point 5 prévoyait bien des discussions avec Oman et les pays du Golfe, mais on ne peut pas faire comme si ces accords existent déjà. Téhéran donne l’impression d’appliquer des accords qui existent dans la tête des Gardiens de la Révolution mais qui n’ont jamais été formalisés et reconnus par les autres.

Une négociation avec les pays du Golfe sous forme de Conseil du Golfe Persique ?

De toute façon cela sera nécessaire et de toute façon c’était prévu au titre du point 5.

Points du MOU à reformuler par le CGP (Conseil du Golfe Persique)

Il ne faut reprendre que les points qui concernent les pays du Golfe Persique et laisser les autres à une négociation Iran/États-Unis qui nous échappe.

Ces points sont :

  • Le point 1, qui correspond au cessez-le-feu et à tout recours à la force et aux menaces,
  • Le point 2 qui concerne l’intégrité de chaque pays,
  • Le point 5 qui reste indispensable mais pour lequel il faut créer un suivi (vraisemblablement l’Iran n’a rien fait pour le déminage, mais il faut commencer par délimiter de façon précise les eaux territoriales de chaque pays avant de demander à des pays européens de mettre en œuvre le déminage dans les eaux territoriales omanaises)

Dans ces différents points il faut remplacer les États-Unis par les pays riverains du Golfe Persique. il ne faut prendre que des points que les pays du Golfe peuvent négocier et qui ont un sens dans le cadre du Golfe Persique, pas des points sur lesquels ils n’ont pas de prise ou dépendent exclusivement des États-Unis.

Remplacer le point 6 par une contribution d’investissement à la reconstruction de l’Iran

Il est important qu’il y ait une incitation financière significative dont la forme doit être précisée. Il faut probablement lier cette incitation à l’état de la circulation du détroit d’Ormuz. Les pays pouvant proposer une telle incitation ( Arabie saoudite et Émirats arabes unis) ne peuvent le faire en étant asphyxiés par la fermeture du détroit d’Ormuz. Cette incitation doit être supérieure à tous les revenus dont pourrait bénéficier l’Iran par des droits de péage. Ce point ne sera pas une décision du Conseil du Golfe Persique mais une proposition de quelques Etats reconnue et acceptée par le Conseil du Golfe Persique.

Cette incitation financière devrait être considérée comme un investissement destiné à aider à la reconstruction, et non comme un don. Un investissement peut constituer un lien durable entre les pays. Un pays qui investit peut contrôler le périmètre de son investissement. Par exemple, il n’est pas possible pour l’Iran d’utiliser les fonds d’investissement pour développer des missiles et de nouveaux armements, alors que de l’argent donné permettrait à l’Iran d’en faire ce qu’il veut, à commencer par renforcer son armement.

Ajouter un système de supervision du cessez-le-feu limité au Golfe Persique et au détroit d’Ormuz

Indispensable, pour éviter une nouvelle escalade. Ce système sera forcément coordonné avec les États-Unis.

Il n’y a que ceux qui n’essaient rien qui ne vont nulle part

Il faut un cadre de négociation permanent avec des représentants des pays concernés, quel que soit le lieu retenu.

Le 12 Juillet 2026 (dernière mise à jour à 11h55)

Naej DRANER (naej.draner@gmail.com)

Naej DRANER est un architecte de solutions . Cet article est un exemple de ce que N.D. proposerait aux pays riverains du Golfe Persique s’il avait des relations avec l’un d’entre eux ( ce qui n’est pas le cas pour le moment). C’est comme un exercice de conseil direct à des pays concernés. Comme N.D. n’a aucun contact et aucune existence officielle, cela s’appelle un coup d’épée dans l’eau qui ne sera vraisemblablement pas transformé en réalité ( mais qui pourrait l’être)